Développement durable et digital :
cliquez-vous Green ?

La transformation digitale nous offre des solutions évidentes en faveur du développement durable. Courses en ligne qui limitent nos déplacements individuels, startups qui nous permettent de consommer plus local, applis intelligentes pour trouver une place de stationnement, éviter les embouteillages, trouver un vélib… Les exemples sont nombreux !
Tous les secteurs peuvent profiter d’internet pour créer un monde plus vert, résolument tournés vers le développement durable… pas si simple.

Développement durable et infobésité

Dans notre tourbillon digital, nous omettons un détail qui est loin d’en être un … ! Nous stockons, beaucoup et même beaucoup trop. Tout comme nous prenons conscience du bien-manger, du consommer moins pour consommer mieux, il va falloir se mettre au régime et devenir un peu Vegan en terme de digital pour soutenir un développement durable de notre planète. Il est temps d’alléger la balance, de prendre conscience de notre consommation et de son empreinte carbone.

Bien entendu, nous savons que la fabrication d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur pèse lourd : batteries au lithium, épuisement de ressources non renouvelables, destruction de l’environnement pour extraire du nickel ou du zinc, quantité d’eau nécessaire à l’extraction de ces ressources, bilan humain quant aux des conditions de travail…

Quand nos clics polluent…

Certes, la fabrication des supports est un réel enjeu en terme de développement durable mais un autre point s’avère crispant… Cliquer, effectuer une recherche, envoyer un email et des pièces jointes sont des actions qui consomment !

Nos actions, hormis de consommer l’énergie des batteries de nos appareils, font appel à des données elles-mêmes stockées et restituées depuis des serveurs et des datacenters. Ceux-ci sont énergivores et dégagent beaucoup de chaleur. Ils nécessitent donc d’être constamment refroidis.
Marginal ? Pas tant que cela, les datacenters consomment à eux seuls 2% de la consommation mondiale d’électricité et 9% pour la France.

« L’oeil du 20h » du 10 janvier 2017,  nous rappelle que le clip Gangnam Style, vu plus de 2 milliards de fois à consommé autant d’énergie qu’une petite centrale électrique durant 1 an ! Pas très développement durable…

Voici quelques repères méconnus de notre consommation quotidienne d’internet, le saviez-vous ?

utilisation-internet-developpement-durable

L’intelligence au secours du développement durable

Mais alors que faire ? Selon les cabinets, les avis divergent. Prenons l’exemple du e-book. La bataille fait rage entre les partisans de la liseuse qui permet d’économiser du papier, de l’encre et de l’eau et de réduire drastiquement les impacts de l’imprimerie…  contre les défenseurs du livre qui estime que la liseuse serait rentable en terme d’empreinte carbone si on la remplaçait seulement après quinze années d’utilisation et ce  pour des lecteurs lisant au moins seize livres par an ! Qui gagnera la bataille du développement durable ? Pas si simple…

Justement, la problématique du développement durable ne doit pas être une bataille. Elle doit mobiliser les intelligences pour proposer des solutions innovantes comme l’évolution des datacenters. En Norvège, le Datacenter Maryline est alimenté à 98% par de l’énergie hydraulique. A Marne la Vallée, le Datacenter CELESTE réutilise l’air ambiant et permet grâce à une architecture et des procédés spécifiques d’éviter la production d’eau glacée pour refroidir les machines.

Et quand la logique rejoint l’innovation, des hommes projettent intelligemment d’installer des serveurs et des datacenters dans des zones géographiques  plus froides comme la Sibérie ou  dans des grottes troglodytes dans les Pays de la Loire !

De son côté GreenPeace a réalisé une enquête qui note les géants du web quant à leur empreinte carbone. Les items suivant sont passés au crible :

  • Transparence énergétique,
  • Utilisation et engagement pour les énergies renouvelables,
  • Efficacité énergétique,
  • Réduction des gaz à effet de serre.

Google, Facebook et Apple y sont plutôt bien notés. Amazon et Twitter ont plutôt mauvaise presse.
On y découvre la part d’énergie renouvelable et fossile mobilisée par les compagnies pour faire fonctionner leurs activités.

… Chacun peut aussi agir en mettant en place de bonnes pratiques au quotidien. Quelques idées simples sont listées ci-dessous.

 Vous pouvez aussi télécharger L’extension pratiques-internautes-developpement-durable Click Clean Scorecard. En ajoutant ce plug-in sur chrome vous découvrirez au gré de votre navigation  si vos sites favoris mènent une démarche responsable !

Pour terminer, découvrez aussi comment réduire son impact avec Le guide de l’ADEME.

 

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#Communication #Digital #ContentMarketing #MBADMB #Food

2 Comments

  1. Emilie 31 janvier 2017 at 10 h 52 min - Reply

    Hello. Article super intéressant ! Pourrais-tu me filler tes sources s’il-te-plait?

    • Cam_Fenayrou 16 février 2017 at 20 h 38 min - Reply

      Merci Emilie, j’ai sourcé les infos sur les sites en lien dans l’article dont :
      – Le guide de l’ADEME
      – Replay « L’oeil du 20h », France 2 , mardi 10 janvier 2017
      – Rue 89
      – ConsoGlobe
      – E-rse.net

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