Salon de l’agriculture, quand le digital s’en mêle

Le salon de l’agriculture a ouvert ses portes du 25 février au 05 mars à Paris. Cette année encore, de belles surprises ont enchanté les plus de 600 000 visiteurs qui sont venus parcourir le salon.

Ce gigantesque marché du territoire et «la plus grande ferme de France » permet aussi aux professionnels du secteur et aux amateurs de découvrir les innovations et les mutations de fond du secteur. L’association « la ferme digitale » promet cette année « deux fois plus d’espace, deux fois plus de start-up, deux fois plus d’innovations » en matière de numérique et de nouvelles technologies. Elle rassemble des start-up qui misent sur l’innovation pour l’agriculture. On retrouve par exemple la start-up Agricomie, une place de marché pour le monde agricole, MiiMOSA, une plateforme de crowfunding rapprochant producteurs et consommateurs consacrée à l’agriculture.

Le digital pour simplifier le travail des agriculteurs ?

L’agriculteur peut grâce aux données récoltées par des capteurs ou des objets connectés, adapter sa pratique au plus près de la plante ou de l’animal. Des informations peuvent ainsi être analysées comme la santé d’un animal à chaque traite de lait par exemple. Un agriculteur peut savoir exactement quelle quantité une plantation a besoin, dans un souci d’économie et de développement durable. Ces innovations permettent aussi de développer la connaissance scientifique de certaines espèces. Ces outils aident l’agriculteur à prendre des décisions importantes.

Le numérique facilitateur d’échanges

Les agriculteurs sont d’ailleurs déjà très connectés. Selon le livre blanc du think tank Renaissance numérique, « Les défis d’une agriculture connectée dans une société numérique », publié fin 2015 explique que « 79% des agriculteurs utilisent Internet pour des motifs personnels ou professionnels, un chiffre au-dessus de la moyenne française. » Plus de 85% des agriculteurs utilisent Internet à minima une fois dans la journée pour leur activité agricole. Environ neuf agriculteurs sur dix font en ligne les démarches administratives de la PAC, politique agricole commune.

Dans leurs recherches, on retrouve des services bancaires, des données d’exploitation, des petites annonces, des informations sur les partenaires agricoles locaux, la météo agricole et les actualités professionnelles agricoles. Ces informations sont consultées fréquemment sur tablette et smartphone. Les réseaux sociaux sont fortement utilisés par les agriculteurs, dans le domaine professionnel : 37,3% en utilisent au moins un pour des sujets agricoles notamment YouTube, Facebook et Google+. Ils consultent avant tout, les pages de leurs fournisseurs, des firmes et des constructeurs ou encore les pages des autres agriculteurs. L’e-commerce est utilisé pour l’achat de petits consommables et des pièces détachées. Ces achats en ligne sont motivés par les prix attractifs et le fait qu’on ne doive pas se déplacer, fortement appréciés en zone rurale.

L’Union Européenne souhaite poursuivre le déploiement du numérique sur tous les territoires. Les lacunes des réseaux internet et le coût des nouvelles technologies agricoles découragent certains agriculteurs. Sans GPS ou barre de guidage de tracteurs, matériels onéreux, il est devenu difficile pour un exploitant d’être compétitif par rapport aux grands producteurs agricoles d’autres pays. L’Union Européenne prévoit d’ici 2020 d’accompagner l’e-transformation de l’agriculture. Des mesures fortes attendues par le monde agricole.

Sources :

Challenges

Euractiv

 

 

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Etudiante MBA DMB Paris – Alternante chargée de communication à la centrale EDF du Tricastin

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