L’impression 3D, une solution eco-friendly ?

Non, vous ne rêvez pas ! En plus d’être une innovation surprenante, l’impression 3D permet désormais de contribuer à la protection de notre planète. J’imagine déjà ce que les plus sceptiques d’entre vous sont entrain de se dire : “Oui… ils ont dû nous sortir une petite innovation qui ne sera même pas commercialisée”. Laissez-moi vous dire que vous risquez d’être bel et bien surpris !

L’impression 3D, késako ?

Cette innovation technologique est une alternative à la production industrielle qui ne demande aucun autre outil qu’un ordinateur et une imprimante tridimensionnelle pour réaliser toute sorte d’objets. Grâce à un logiciel de conception assisté par un ordinateur (CAO) vous pouvez désormais imprimer à domicile un objet en taille réelle.

Il existe de nombreux procédés de 3D printing comme le dépôt de filament fondu ou la stéréolithographie, qui solidifie du liquide sous l’effet des ultra-violets. Une technologie d’autant plus impressionnante qu’elle est beaucoup plus précise que le sont les machines industrielles puisqu’elle permet une impression couche par couche. Cette particularité lui permet de créer tout et n’importe quoi : jouets, pièces d’avion, prothèses médicales, nourriture, etc.

Cette diversité est due à la composition des matériaux. Certains pourraient croire que le plastique est l’unique matériau utilisable lors d’une impression 3D néanmoins chaque procédé nécessite des matériaux différents, qu’ils soient sous forme de filament, de poudre ou encore de résine. Il serait trop fructueux d’énumérer chaque matériau, nous regrouperons donc ces matériaux en 4 catégories : les plastiques, les métaux, les céramiques et les matières organiques.

Matériaux eco-responsable

Quoi de mieux que des matières organiques pour pallier au plastique ? Laissez-moi vous présentez les plus surprenantes !

  • Les algues
Algues pour impression 3D

Les algues bretonnes sont utilisées pour créer des filaments d’impression 3D.

Cocorico ! SeaWeed Filament est une création bretonne issue d’une collaboration entre les entreprises le FabShop et Algopack. En 2013, les deux sociétés ont fusionné leurs savoirs-faire pour concevoir le premier filament 3D pouvant remplacer les matériaux usuels, dont le plastique, par un matériau à base d’algues. Depuis, d’autres matériaux composés d’algue ont vu le jour comme Algae-Fuel créé en 2015 par le fabricant de filaments 3D Fuel et l’entreprise Algix. Cette solution se trouve être beaucoup plus écologique que le pétrole ou les amidons de mais. De plus, la culture de l’algue ne nécessite aucune consommation d ‘eau, de pesticides ou d’engrais.

  • Les coquilles d’huître
Huître pour filament d'impression 3D

Les déchets de coquilles d’huître sont mis en poudre pour être mélangés à la composition de filaments 3D.

Et si nous restions en Bretagne ? L’Université de Bretagne-Sud a annoncé en 2014 la création d’un nouveau filament 3D biodégradable à base de de poudre de coquilles d’huître, aussi appelée Ostrécal. Cette poudre est produite par l’Usine Kervellerin : les déchets de coquilles d’huître sont soumis à de nombreux traitements avant d’être transformer en poudre. L’usage de cette poudre a permis au département technique composiTIC de l’Université Bretagne-Sud de rendre le filament plus souple et biodégradable.

  • Le Café
Marc de café pour créer des objets par impression 3D

3Dom utilise le marc de café pour créer des filaments d’impression 3D biodégradables.

“Dorénavant, une tasse imprimée avec le Wound Up est une vrai tasse de café” 3Dom

La start-up 3Dom et C2renew ont annoncé en 2015 la commercialisation d’un filament composé d’un plastique PLA et de marc de café : Wound Up. Le filament est utilisable à partir de n’importe quelle imprimante 3D à dépôt de fil.

L’entreprise 3Dom est spécialisée dans la création de filaments originaux. En effet, elle propose également des filaments composés de bière.

Déchets recyclés

  • Du gobelet plastique aux prothèses artificielles
Prothèse artificielle en gobelets recyclés

Création de prothèses artificielles de main grâce à des gobelets recyclés

Canibal, une entreprise fondée en 2009, vient de dévoiler le mois dernier un prototype d’une main artificielle conçue grâce à des gobelets recyclés. C’est grâce à sa collaboration avec l’association E-nable que Canibal a pu réaliser cette prothèse pour les enfants atteints d’anégésie de la main. Les gobelets sont récoltés dans chaque machines installées en France. A l’heure actuelle il n’y en a que 150. Ce nombre est encore trop faible puisqu’il faut réunir plus de 2 mille gobelets pour créer une seule de ces prothèses. Une fois récoltés, les gobelets sont transformés en granules puis en filaments pour impression tridimensionnelle. Le processus de recyclage est possible grâce à des extrudeuses plastique telle que Filabot. Ces machines permettent de transformer tous déchets plastiques, réduits auparavant en granules, en filaments. Bien entendu, il existe bien plus d’une initiative alliant l’impression 3D au monde médical que vous pouvez découvrir grâce à un de nos précédents articles.

  • Réutilisation d’objets créés par 3D printing
Jouet par impression 3D

Création d’un jouet grâce à l’impression 3D

Lors d’une impression 3D, il n’est pas chose aisée de réussir sa création du premier coup. De même, il y a forcément quelques chutes lors de l’impression. Mais pas de panique, en ce qui concerne le 3D printing les matériaux plastiques sont réutilisables grâce aux extrudeuses. De quoi limiter les dépenses et laisser sa créativité vagabonder.

 

L’impression 3D s’avère être une innovation révolutionnaire permettant de réduire notre consommation ainsi que nos déchets. Si celle-ci commence à se démocratiser, nous pouvons espérer que de nouveaux matériaux tout aussi étonnants pourront voir le jour, nous permettant de réduire la consommation annuelle de déchets de manière considérable.

 

Sources :
3dnatives.com

Primente3d.com

Le Monde

Le Parisien

France 3 Régions

Aniwaa.fr

 

By | 2017-11-19T13:34:30+00:00 May 1st, 2017|innovations, Tech & Innovation|1 Comment

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Social Media Manager passionnée de graphisme, de photographie et de digital. Diplômée en 2018 du MBA Digital Marketing & Business

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