Une révolution technologique est en marche : la biotechnologie

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La technomédecine va bouleverser l’humanité : la révolution expliquée par le Docteur Laurent Alexandre

Dans son livre « La mort de la mort » paru en avril 2011, le Docteur Laurent Alexandre, Chirurgien-urologue et Neurobiologiste, président de DNAVision, tente d’affuter notre savoir et d’éveiller notre conscience face à la révolution biotechnologique qui semble progresser dans l’indifférence.

Son objectif n’est pas de prendre position ni de remettre en cause cette révolution, mais humblement et passionnément de nous alerter sur les enjeux et des défis qu’elle implique : Laurent Alexandre parle d’ailleurs de géno-tsunami.

Voici un petit aperçu, qui, je l’espère, aiguisera votre curiosité et vous donnera envie de lire ce livre.

De quelle révolution parle t’on ?

« NBIC, 4 lettres pour en finir avec la mort »

La convergence NBIC (c’est-à-dire la synergie entre les Nanotechnologies, la Biotechnologie, l’Informatique et sciences Cognitives) va entrainer fort probablement l’allongement de l’espérance de vie, voire l’immortalité !

Dans la première partie de son livre, Laurent Alexandre analyse et nous explique les progrès spectaculaires et exponentiels des technologies NBIC, le bouleversement de la médecine et l’accélération du recul de la mort.

Les nanosciences permettent le contrôle de la matière à l’échelle moléculaire et atomique. Maîtriser le nano-monde permettra donc de manipuler le vivant.

La biologie profite de l’explosion des capacités de calcul de l’informatique pour lire, comprendre et modifier l’ADN.

La prochaine étape en sera sa réécriture !

« Dans la montée de l’Himalaya informatique, nous n’avons grimpé que 8 millimètres sur les 8 848 mètres qui nous séparent du sommet. Les choses sérieuses n’ont pas encore commencé : la révolution de l’informatique n’en est qu’à ses débuts »

L’intelligence artificielle progresse grâce à une meilleure connaissance du cerveau et aux progrès informatiques, nous nous dirigeons lentement vers des interfaces cerveau-ordinateur. En témoigne le dernier projet Neuralink d’Elon Musk :

Quels sont les moteurs de cette révolution ?

Laurent Alexandre nous fait part de son analyse dans la 2° et 3° partie de son analyse.

D’un côté, une nécessité de survie : notre patrimoine génétique va se dégrader et nous devrons intervenir pour enrayer ce déclin.

Ensuite, la demande sociale de retarder le vieillissement et la mort est universelle : la nature humaine depuis la nuit des temps cherche à domestiquer la nature, y compris la sienne afin de prolonger son espérance de vie…

Quand on sait qu’en France en 2010, 15% de la population est atteinte de maladie lourde (Alzheimer, sida, diabète, cancer), que les dépenses de la dernière année de vie représentent 50% des dépenses de santé : il n’est pas surprenant que la révolution NBIC démarre par la médecine.

Et en réalité, la révolution a déjà commencé : implants rétiniens pour lutter contre la cécité, valves pour nos cœurs, clonage à partir de cellules souches …

Bienvenue à Gattaca…

gattaca

Nous faisons route vers la biotransgression. Grâce aux nouvelles technologies, la médecine classique va évoluer afin de guérir de manière personnalisée les individus avant qu’ils ne tombent malades, voire avant qu’ils ne naissent.

Cette évolution ira croissante, poussée par la génération Y débarrassée de valeurs et de traditions, et pressée par l’égalitarisme (tout humain devra avoir les mêmes possibilités d’accès à la biotransgression) afin de réduire les inégalités (comment justifier un écart d’espérance de vie de 14 ans entre un ouvrier agricole et un cadre supérieur ?).

L’humanité bouge (et fait évoluer les frontières de l’acceptable et des interdits), à petits pas, sans que nous nous en apercevions. Une fois acceptées, ces transgressions seront appliquées non plus à notre survie mais à notre confort ou notre plaisir.

De l’homme réparé à l’homme augmenté, il n’y a qu’un pas. Notre société est mûre pour le transhumanisme.

Bioconservateurs vs. bioprogressistes

Un débat doit accompagner l’explosion des NBIC, Laurent Alexandre souligne la nécessité d’une biopolitique dans sa dernière partie.

Le futur doit être encadré et réfléchi afin de relever les défis et trouver la juste mesure entre le rejet, le déni ou l’acceptation béate.

En effet, des dérives (eugénismes) et des menaces portant sur nos libertés, notre sécurité et notre rayonnement économique (monopole des GAFBAT) sont en jeu.

Une multitude de questions doivent être débattues :

Si nous vivons plus longtemps ou indéfiniment, l’homme « amélioré » sera-t-il toujours un homme, quelle sera la place des religions, comment faire face à la surpopulation, quid des peines de prisons, comment piloter ou freiner la modification de l’espèce humaine, … ?

Pour entrer dans le débat et affronter ces défis il faut améliorer la vision stratégique des décideurs, évangéliser : c’est précisément l’objectif de ce livre.

Laurent Alexandre multiplie les prises de paroles, et ne cesse d’alerter les décideurs depuis 2011.

En témoigne cette conférence où il interpelle Emmanuel Macron, devenu entre-temps notre nouveau président.

Serons-nous en marche (hihi) , prêts à affronter cette révolution sans précédents ? Je vous encourage vivement à dévorer ce livre qui pose les bases d’un futur aussi passionnant que terrifiant.

Sources :

  • « La mort de la mort » – Docteur Laurent Alexandre, 2011
  • Image : pixabay

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Expérience confirmée en Marketing Digital & gestion de projets IT. Sensibilité : User centric, data management, UX, digitalisation de processus, marketing automation.

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