L’economie collaborative transporte la livraison

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Le saviez-vous ? L’espace et le temps sont solubles dans le numérique ! Et à l’heure du shopper connecté, cela complique un tantinet le métier de livreur. Sur la toile ou ailleurs, pro ou particulier, peu importe, pourvu qu’il y ait le service. La créativité prime et les solutions collaboratives ne manquent pas. L’économie collaborative au service de la logistique…

 

Les termes « économie collaborative », « consommation collaborative » ou « économie de partage » n’ont rien de vraiment nouveau, ils s’offrent simplement une nouvelle jeunesse en communicant sur la tendance de la transformation digitale.

 

INTERNET N’A RIEN INVENTE

Commençons par tordre le cou à un raccourci facile. Non, on ne parle pas des nouveaux business models d’Internet, ou des modèles issus des valeurs du Net. Tous les concepts relatifs à l’économie collaborative existaient avant et indépendamment du réseau. Et s’imaginer qu’Internet a tout créé, c’est donner à un outil une volonté et des capacités qu’il n’a pas. Quand bien même cette notion de partage était au cœur des préoccupations des pères fondateurs du Web, cette valeur ne s’impose nullement aux acteurs. D’ailleurs, une large majorité de la Web economy est encore sur des modèles classiques. Contrairement à un contre-sens courant, ça n’est pas Internet qui a révolutionné certains secteurs d’activité, mais des gens qui ont utilisé Internet pour arriver à leurs fins. Nuance de taille.  Ensuite, la plupart des modèles que l’on voit se développer n’ont absolument rien de nouveau. Le transport des passagers (Uber) ? Vieux comme le monde. Louer son habitation principale quand on est absent (AirBnb) ?

On n’a pas attendu Internet pour ça.

 

POUR VOIR PLUS GRAND ET PLUS LOIN

 

En fait, tout existait avant Internet. Que fait donc le digital là-dedans ? Il permet la stabilité d’un modèle, qui a besoin d’un effet de masse pour carburer à plein régime. Louer son appartement c ‘est bien ; toucher le monde entier via une place de marché leader dans le domaine, c’est mieux. Les petites annonces obligeaient à se cantonner à son cercle de connaissances. Internet n’a rien à voir dans la création de ces modèles, mais a permis leur diffusion et les a aidé à atteindre une masse critique qui leur donne visibilité et pérennité.

 

POUR MULTIPLIER LES POINTS DE CONTACT

 

L’essor de l’économie collaborative dans l’univers du retail répond à cette recherche d’instantanéité exigée par les clients. Ils se montrent impatients vis-à-vis de la rapidité, de la praticité et du prix des options de livraison que leur proposent les sites marchands. Le client devient acteur à part entière, participant directement à la co-conception, la coproduction, ainsi qu’à la co-distribution. Les distributeurs, privés de ce rôle qui jusque-là a toujours été le leur, risquent fortement de se voir supplantés par les nouvelles formes d’intermédiation, devenues la norme. C’est ce qui, en France, a poussé quantité d’enseignes à déployer du Click&Collect dès 2015. De nombreux services de livraison ont alors fleuri dans la foulée. Aujourd’hui déjà, l’émergence de la consommation collaborative montre indéniablement que nous sommes en train de redéfinir en profondeur notre rapport à la consommation. Ainsi, 83% des Français estiment que le plus important aujourd’hui est d’avoir accès à l’usage d’un produit plutôt que de le posséder. Selon Jeremy Rifkin, le XXe siècle était « l’ère de la propriété », le XXIe siècle sera « l’ère de l’usage ».

 

Faisons un rapide tour d’horizon des start-up susceptibles de définir ces nouveaux usages. TokTok confie a des runners le soin d’aller acheter le produit en magasin puis de le livrer en mains propres aux acheteurs, chez eux, au bureau…7j/7 et 24h/24.

 

S’APPROPRIER LE PARTICULIER À PARTICULIER

 

Aux Etats-Unis, Instacart a lancé une idée proche : proposer à des particuliers de parcourir les supermarchés et épiceries sélectionnés pour faire les courses de cyberacheteurs. Si Instacart se focalise sur les courses alimentaires et se pose en sérieux concurrent d’AmazonFresh, il existe d’autres services d’inspiration similaire. C’est le cas de la plateforme américaine TaskRabbit, sur laquelle des particuliers se rendent de menus services moyennant rémunération. Et de sa déclinaison française : Stootie.

En Corée, PACKMANZ suit la tendance du collaboratif. Pour éviter de payer un supplément bagage, Byeon Yoon Ji et Kim Min Woo ont créé ce service de partage de valise, disponible dans le monde entier. L’arrivée de l’économie collaborative dans le « dernier kilomètre » de la livraison se fait aussi par d’autres biais. En France, plusieurs start-up s’essaient déjà à ce covoiturage de colis, comme Colis-voiturage. Quant à Lyft et Uber, leurs évolutions ouvrent la porte à ce type de relais de croissance.

 

Les conséquences de ces nouveaux modes de transport impactent notre vie quotidienne.

Sur certains points, elle contribue à améliorer le service rendu. Ainsi, profiter de trajets existants pour livrer des colis, notamment à pied ou à vélo, est sans aucun doute un des principaux segments d’avenir de la logistique urbaine, et dont les effets sur l’environnement seront les plus évidents. L’économie collaborative, c’est l ‘économie de partage. Déployée de manière planétaire, la livraison collaborative aura des conséquences sociales et réglementaires. En effet, ces nouveaux usages instaurés par l’essor de l’économie collaborative vont bouleverser les modèles actuels et forceront à s’adapter rapidement aux exigences renouvelées des consommateurs.

By | 2017-10-17T16:51:21+00:00 août 17th, 2017|Categories: e/m Commerce, Economie collaborative, RH, Transformation digitale|0 commentaire

About the Author:

Diplômée de l’école de commerce l’IPAG, j’ai choisi de compléter ma formation en effectuant le Master Marketing&Business de l’EFAP. J’ai acquis dix années d’expériences professionnelles dans les métiers commerciaux, et plus particulièrement sur le secteur du luxe et de la mode. J’ai travaillé en tant que commerciale B to B pour un cabinet de conseil et une agence de communication, puis j’ai rejoint le circuit retail au sein de grands groupes du luxe.

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