L'intelligence artificielle au service de l'éducation et l'enseignement

L’intelligence artificielle au service de l’éducation

L’intelligence artificielle est au cœur des débats pour cette année 2018. Des IA capables de battre un humain aux échecs, ou même des avocats face à un procès. Seulement, est-ce que l’IA ne pourrait pas aussi être une aide pour l’éducation et l’enseignement ?

Déjà en 2012, un site américain donnait 10 manières dont l’IA pourrait réinventer le milieu de l’enseignement :

• Automatiser les activités de base dans l’enseignement comme les évaluations
• S’adapter aux besoins des élèves
• Aider les enseignants à améliorer leurs cours
• Créer des tuteurs virtuels pour les élèves
• Faire un retour utile aux enseignants et aux élèves
• Changer notre rapport à l’information et notre façon d’interagir avec elle
• Modifier le rôle des enseignants
• Rendre l’apprentissage par essai et erreur moins intimidant
• Changer la façon dont les écoles trouvent, forment et aident les étudiants
• Transformer les lieux d’apprentissage et la manière d’apprendre

Jill Waston, l’assistante personnelle d’un professeur

En 2016, un professeur américain Ashok Goel faisait appel à une IA pour répondre aux questions de ses étudiants. Du nom de Jill Waston, cette IA s’est chargé de répondre à 40% de l’ensemble des questions des étudiants. Il a ensuite révélé à ses étudiants qu’il s’agissait d’une intelligence artificielle et non une assistante personnelle humaine.  Aucun étudiant ne s’était douté qu’il ne s’agissait pas d’une personne humaine.

Dans un TedX, le professeur raconte comment il a créé Jill Waston :

Des start-up du domaine de l’éducation

De nombreuses start-ups EdTech travaillent sur la manière dont l’IA pourrait révolutionner le monde de l’éducation.

Domoscio, la start-up d’ adaptive learning pour l’éducation

La start-up française Domoscio est partie du constat que chacun apprend différemment. Il ne faut pas à tout le monde le même temps pour mémoriser un texte, ou pour faire un exercice. Chaque cerveau est différent. Elle a donc associé le Big Data, les sciences cognitives et l’IA pour créer des solutions afin d’optimiser l’assimilation et la consolidation d’informations.

Pour cela, ils ont créé deux algorithmes, un pour l’apprentissage adaptif, et l’autre pour l’ancrage mémoriel. Pour l’apprentissage adaptive, il permet de sélectionner des contenus en fonction du niveau de la personne. Il s’appuie sur un test initial. L’ancrage mémoriel concerne lui, la vitesse de l’oubli. Le logiciel détecte en fonction des réponses aux tests si l’étudiant est en train d’oublier ou s’il est vraiment en train de mémoriser de manière durable. Cela permet aux étudiants de ne pas oublier directement une notion apprise.

Appelé adaptive learning, elle propose un enseignement personnalisé, adapté aux besoins de chacun tant en terme de niveau d’apprentissage que de contenu.

Pour en savoir plus, je vous laisse avec la vidéo explicative de Domoscio :

Le chatbot Peter au service de l’éducation

De son côté, la sart-up Peter a développé un chatbot. Comme un professeur, Peter répondait aux questions des élèves de la sixième à la terminale pour les aider dans leurs devoirs. Seulement, ayant reçu plus de 300 00 messages supplémentaires en une semaine, le chatbot a vite atteint ses limites.

La start-up s’est alors lancée dans un autre concept. Dorénavant, c’est les élèves eux-mêmes qui répondent aux questions d’autres élèves. Dès qu’un enfant en aide un autre, il gagne du temps pour se faire aider sur un autre sujet. C’est Peter qui sélectionne l’élève qui sera le plus apte à répondre aux questions d’un autre élève en moins d’une minute !

Peter facilite donc l’apprentissage en créant du lien entre différents élèves. En apprenant à un autre élève, un enfant peut se sentir assez valoriser. Il n’y a plus de professeur qui se positionne au-dessus d’eux. Cependant, cette solution n’a pas pour objectif de remplacer les professeurs, mais bien d’apporter un supplément.

Un élève n’apprend plus uniquement dans l’enceinte de l’école ou derrière son bureau dans sa chambre. En effet, il peut apprendre sur internet avec d’autres, retrouver ses cours en ligne, etc. L’IA peut être donc utile pour sortir l’apprentissage des murs de la classe et donner accès l’enseignement partout.

Si vous êtes sensibles à l’éducation et aux nouvelles technologies, retrouvez-nous le 5 février pour notre masterclass en suivant le hashtag #Ecole2050 où nous vous présenterons notre vision de l’école de demain.

Sources :

http://defisdamphi.blog.lemonde.fr/2017/03/23/ce-que-lintelligence-artificielle-peut-apporter-a-leducation/

http://www.aws-transition-digitale.fr/2017/02/21/peter-chatbot-prof-particulier-aws/

https://www.maddyness.com/finance/2017/10/24/exclu-peter-chatbot-aide-devoirs-leve-400-000-euros/

D’autres articles sur le digital et l’éducation :

http://www.mbadmb.com/2017/06/05/edtech-sera-lecole-de-demain/ 

http://www.mbadmb.com/2017/08/27/mooc-a-francaise-be-fun/ 

About the Author:

Etudiante en MBADMB à Lille au sein d’Euratechnologies, je suis passionnée par les innovations et la musique. #MBADMB

Un commentaire

  1. […] D’ici 10,15 ou 30 ans l’intelligence artificielle fera partie de nos classes.  Vanessa Baudechon vous parle des enjeux et des tendances de l’IA pour l’éducation de demain dans son article. […]

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