Quand le marketing et le digital se rejoignent... - MBA DMB

Quand le marketing et le digital se rejoignent…

Parole de marketeuse N°1- Patrons, go, go, go

Quand le marketing et le digital se rejoignent…

Marketeuse assumée et passionnée, j’ai décidé de me lancer dans une nouvelle aventure : obtenir mon master (le MBA Digital Marketing & Business) ! Mon objectif est clair :  je souhaite m’immerger dans la ‘culture’ digitale et vérifier mes croyances ( l’affaire du digital, c’est avant tout une affaire d’Homme). Avant de débuter mon cursus, je me suis empressée d’acheter la liste des livres conseillés. Instinctivement, ‘Patron n’ayez pas peur’ se retrouve sur ma table de chevet. Fruit du hasard ? peut-être ? Dans tous les cas, ce livre a bien résonné en moi !

Au travers de cette lecture (que je recommande vivement),  j’ai réfléchi à mon métier : le marketing (son rôle, son évolution).

Et, c’est comme cela, que j’ai eu envie de partager avec vous 10 points qui m’inspirent. Peut-être y ai-je fait quelques disgressions et interprétations. Dans tous les cas, c’est ce en quoi je crois !

1- Le digital n’est pas uniquement une affaire du marketing et de la com.

Bien sûr, le marketing est impacté par le digital, au même titre que les autres services de l’entreprise. Mais en pensant que cela ne relève que du marketing et de la com., c’est un peu comme commencer le déjeuner par le fromage…

2 – Le marketing digital n’existe pas. Il existe un marketing dans un monde digitalisé.

En effet, le marketing est toujours là pour créer de la valeur. Son rôle n’a pas changé intrinsèquement. En revanche, le contexte, les leviers et les méthodes si ! D’ailleurs, Philip Kotler, le pro du marketing, ne distingue plus la discipline du marketing digital de celle du marketing. Vous n’êtes pas convaincu, alors lisez Marketing 4.0 !

3- La transformation digitale n’est pas un sujet de technologies mais un sujet de méthodes de travail & de nouvelles formes de management.

On assiste à l’émergence de nouvelles organisations, laissant à penser que l’heure des structures pyramidales a sonné avec la fin des silos. Ledit « virtuel » favorise les relations sociales et entraîne des boucles de rétroactions. Cela influe sur les performances et le business. (Clin d’œil à la masterclass « l’impact du digital sur la gouvernance »).

4- Travailler en mode projet / de manière collaborative est la construction du travail de demain

C’est la conséquence directe de mon point 3.

5- Les technologies sont des leviers / des outils pour nous permettre d’agir

Emmanuel Vivier disait lors de sa présentation décapante au HUBDAY 2017 :

Chères entreprises, l’intelligence artificielle ne résoudra pas la bêtise naturelle !

C’est à l’humain de faire bon usage des technologies et d’utiliser les bons outils pour atteindre son objectif.

6- La création de la valeur ne se fait plus par le produit et l’offre mais bien par l’usage, l’expérience

On inverse le processus (merci les technologies !). Si l’on revient à Philip KOTLER, les stratégies marketing se bâtissent désormais autour du parcours client (du « je connais la marque » à « je recommande cette marque »). Il est loin le temps des 4P ! Client first !

7- Les marques, pour continuer d’exister, doivent suivre les conversations des publics et interagir 

Authenticité, transparence et écoute seront les facteurs clefs du succès. Le constat est éloquent :  on fait plus confiance aux paroles des individus qu’aux discours des marques. Les marques commencent à le comprendre. Les stratégies marketing ont évolué en 2017 en ce sens et devrait se poursuivre en 2018.

Exemple rapporté lors du HUB social media & marketing.

8 – Pour avoir un plan de route efficace, il faut avoir une vision de la transformation dans sa filière. Il faut l’écrire, établir les priorités et les déployer 

CQFD – cela paraît si simple et évident, écrit ainsi !

9- Il est nécessaire d’expliquer, de ré-expliquer et d’engager les collaborateurs

A ce jour, il semble qu’il y ait encore du travail à faire.Pourtant, je suis convaincue que l’on peut avoir les plus belles techno, les plus beaux process, le succès ne pourra venir que de l’implication des collaborateurs. L’implication passera par la compréhension et donc la formation (ce secteur a surement un bel avenir !). Je crois aussi beaucoup aux collaborateurs ‘ambassadeurs’. Finalement, il faut considérer le collaborateur comme un client. Le marketing & les RH auraient beaucoup de projets communs alors ?

10- Done is better than perfect …

Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

En conclusion :

La transformation digitale passe avant tout par l’humain! Quel beau paradoxe, non ? Dans ce monde digitalisé, le marketing s’adapte et se transforme lui-aussi. Nous (les marketeurs), devons mettre l’expérience de nos clients au cœur des stratégies, en utilisant le bon levier, la bonne techno. Si nous répondons aux usages de nos communautés, elles se feront les prescripteurs. Cela ne peut se réussir que par une vision commune et claire des dirigeants, la formation et l’engagement des collaborateurs. Merci Jerôme Wallut ! A nous de surfer sur la vague ! Les cartes sont entre nos mains et chacun d’entre nous doit prendre sa part de responsabilité dans la construction du monde de demain, grâce (et non à cause) des technologies.

Sources utilisées :

About the Author:

Fondatrice de CinWe & facilitatrice en marketing. #Customercentric & #collaborateurs engagés – L’ humain au coeur du #digital.

4 Commentaires

  1. Line Guffond Legoanvic 23 janvier 2018 à 21 h 37 min␣- Répondre

    Bravo Virginie, ja partage ta vision….
    Petite question. Mais qui est Emmanuel Vivier? Y a t il un lien de parenté?

  2. stephaniecamus 23 janvier 2018 à 22 h 45 min␣- Répondre

    Super Virginie ! Je partage à 200% ton constat et je te rejoins, tout passe aussi par l’homme….un beau programme et je vois que nous avons le même livre de chevet ! TOP !TOP ! TOP !

  3. Mahamadou 24 janvier 2018 à 9 h 56 min␣- Répondre

    Olalalalala Viriginie en lisant ton article j’ai pas arrêté de sourire ! Je m’imaginais toi en train de m’expliquer tout ça de vive voix ! Génial ton article !

  4. Veronique Moreau 10 février 2018 à 15 h 49 min␣- Répondre

    Un article ultra pertinent et plein de bon sens. Le livre de Jérôme Wallut est effectivement un mustread. je retiens surtout que les outils doivent être au service de la mission/du projet/de l’entreprise … à chacun de savoir les utiliser avec intelligence et à bon escient, à son rythme et selon ses besoins. L’humain doit rester au cœur des préoccupations.

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