Tous influenceurs : la micro-influence un levier pour l’engagement

Influenceur (définition)  On appelle influenceur une personne dont le contenu (écrit, vidéo, photo,..) sur une marque ou un produit est susceptible d’influencer le comportement d’un nombre significatif de consommateurs. Version moderne du leader d’opinion, l’influenceur blogue, tweete, snap, vlog, instagramme.

Avec 3 196 millions d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux dans le monde (soit 80% des internautes monde) et 38 millions d’utilisateurs actifs en France en 2018, le marketing d’influence, est devenu un levier indispensable pour les stratégies de communication.  (source : https://www.slideshare.net/wearesocial/le-digital-en-france-en-2018)

A son origine, le marketing d’influence était orienté vers les membres de communautés ou forum les plus actifs. On travaillait avec les blogueurs et le terme d’influenceurs n’était pas encore à la mode. L’arrivée des réseaux sociaux a changé la donne. Une génération d’influenceurs thématique a vu le jour sur chaque plateforme sociale. Et ils se sont, rapidement, imposés comme incontournables dans les stratégies de communication.

Pour Cyril Attias, fondateur de l’agence agencedesmediassociaux.com, l’écosystème du marketing d’influence représentera entre 5 et 10 milliards de dollars d’ici 5 ans ! Un chiffre certes impressionnant mais réaliste : le marketing d’influence génèrerait deux fois plus de ventes que le paid media.

Une étude a démontré que 75% des internautes qui suivent des influenceurs ont acheté un produit après avoir lu un contenu publié par un influenceur. Tandis que 3 personnes sur 4 ayant acheté un produit par le biais d’un influenceur se disent satisfaites.

Cela en dit long sur le pouvoir de prescription des influenceurs.

Les différentes sphères d’influence

Lorsque que l’on parle de marketing d’influence, la fameuse « Pyramide » est souvent évoquée/présentée. Il s’agit d’un classement des influenceurs par audience. Je préfère, pour ma part, employer le terme de sphère ou de cercle d’influence avec cette idée que chaque cercle influe sur l’autre. Pour aller encore plus loin,  je serai également pour repenser en partie cette répartition. Et si nous établissons un rapport audience/engagement ? En effet, aujourd’hui, ce qui compte ce n’est pas tant la taille de la communauté mais l’engagement de cette dernière et surtout qui la constitue ! Qu’importe la publication d’un influenceur de plus de 500K sur votre produit/événement si au final l’engagement de sa communauté est équivalent à 2% ou si sa communauté ne correspond pas du tout à la cible du produit que vous lancez…

Au gré de vos lectures, vous serez amenés à voir des schémas – parfois différents – en ce qui concerne cette répartition des influenceurs. En voici une version.

Dans tout les cas, il existe deux grosses sphères d’influence : la macro-influence et la micro-influence au sein desquelles nous pouvons être encore plus précis !

Focus sur la micro-influence

Ce que j’appelle « micro-influence » – ou du moins une partie – ce sont vous, moi, nous, les consomm’acteurs. On lui donne le nom de « micro » mais elle constitue une grande majorité des utilisateurs des réseaux sociaux…

Notre profil ?

  • Hommes/Femmes, jeunes ou moins jeunes, avec ou sans enfants,…
  • Urbains ou ruraux
  • Actifs et donc auteurs sur les réseaux sociaux
  • Avec des communautés – dans la moyenne – à moins de 1K.

Pourquoi cet intérêt me diriez-vous ? Et bien, saviez-vous que 58% des utilisateurs France d’Instagram ont déjà voulu acheter un produit vu sur le compte social d’un ami…? Un ami et non un influenceur  « professionnel ». Et puis, ne pensez-vous pas que le meilleur ambassadeur d’un produit est aussi celui qui l’utilise tous les jours et auto-déclare quotidiennement son amour pour la marque sur les réseaux sociaux ?

Comment les aborder ? Comment les toucher ?

Par des tests de consommateurs nouvelle génération qui ont eux aussi subi leur transformation numérique !

Recruter + Convaincre + Fidéliser + Etre Visible

Des solutions telles que Sampleo, VeryGoodMoment ou encore YooParis permettent aux marques de se connecter –entre autres – avec des micro-influenceurs cœur de cible. Les objectifs ? Recruter, convaincre, fidéliser, maximiser la visibilité et la présence de la marque sur les réseaux sociaux un temps donné ou encore créer de la proximité avec ces micro-communautés.

Comment cela se fonctionne t-il ?

1/ Vous êtes une marque ?

Vous envoyez votre brief (quelle cible ? quelles attentes ? quel(s) objectif /KPI ? ). La plateforme vous propose une mécanique et un panel de micro-influenceurs adapté et sélectionné selon le profil, les habitudes de consommation, la capacité à remplir les missions. Dans tous les cas, un cahier des charges précis sera envoyé aux personnes sélectionnées : type de contenu à développer et à poster sur les réseaux sociaux, compte de la marque et/ou # à mentionner,… Un rapport de mesure est envoyé en fin de campagne pour s’assurer l’atteinte des objectifs.

Attention, il est primordial d’avoir une histoire à raconter, une expérience à faire partager. Le contenu éditorial ou expérientiel doit être pensé en amont pour obtenir les résultats souhaités. Parce qu’au final, le résultat sera du contenu créé pour votre marque par vos consomm’acteurs.

2/ Vous êtes un particulier ? Vous vous inscrivez en ligne et répondez avec précision aux questions demandées pour établir votre profil : dites qui vous êtes et ce que vous aimez.  Ensuite, vous êtes ou non sélectionné pour des campagnes qui  vous correspondent vraiment. Vous recevez un produit, un leaflet explicatif du produit et le cahier des charges : ce que vous devez produire et où vous devez partager votre expérience.

Les campagnes de micro-influences permettent de toucher précisément sa cible consommateur, créer de la proximité pour la fidéliser, l’engager en invitant à partager son expérience sur les réseaux sociaux. Elles aident aussi à recruter de nouveaux consommateurs et à favoriser le bouche-à-oreille digital… En cette année du tout à l’engagement, quand l’obligation de transparence se pose et que l’on voit fleurir les #Ad ou #Sponso ou #Collab sur les publications, la micro-influence se pose comme un indispensable levier pour créer de l’engagement.

Sources : CBNews –  Le Journal du CMLe Blog du Modérateur 

By | 2018-03-15T08:43:04+00:00 mars 15th, 2018|Actualité, Digital Marketing|4 Comments

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Consultante Marketing digital/Social Media/Influence – MBA Digital Marketing & Business @EFAP_ @MBADMB #MBADMB #socialmedia #marketingdigital #CM #run #travel

4 Commentaires

  1. virginie Vivier 15 mars 2018 à 15 h 19 min␣- Répondre

    Très intéressant et tellement utile …Aujourd’hui, c’est le marketing de la conversation. Il faut faire en sorte qu’on parle de nous.
    j’ai été voir toutes les solutions que tu as indiquées!

  2. Jacques Balian 16 mars 2018 à 10 h 57 min␣- Répondre

    Merci. Tout l’art sera d’arriver à obtenir, de ces micro-influenceurs, des discours compatibles avec les plateformes et les missions des marques. Beau défi !

  3. Julien Chevalier 22 mars 2018 à 18 h 19 min␣- Répondre

    Bravo Marine, très bel article. J’ajouterais une finesse supplémentaire dans la segmentation des micro-influenceurs : les nano-influenceurs (ou l’UGC) ainsi que l’impact de la vidéo dans ces stratégies de communication.
    Exemple : https://blog.teester.com/la-difference-entre-marketing-dinfluence-et-le-user-generated-content/
    https://blog.teester.com/pouvoir-nano-influenceurs-allies-marques/

    A votre écoute pour échanger sur ces sujets si cela vous intéresse.

  4. Saïd 22 septembre 2018 à 8 h 07 min␣- Répondre

    Super article pour quelqu’un qui démarre dans la micro influence et qui n’en connaît pas les enjeux. Merci beaucoup pour ce partage.

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