Petit Prince dessine-moi ta future maison secrète

Quand on est enfant, l’imagination est sans limite. Le monde entier est une cour de récréation. Une feuille de papier peut devenir un avion, une planète ou une maison. Quand on grandit, on perd toute créativité et on ne s’amuse plus. Heureusement qu’il y a des créatifs, des imaginatifs. Ils sont futés, vifs d’esprit et naïfs. En même temps, leur fantaisie, leur imagination, leur audace, font bouger les lignes, ils innovent et donnent des réponses sur des considérations plus terre à terre.

Il y a un créatif derrière un architecte, un décorateur d’intérieur, un ingénieur… Le Petit Prince utiliserait quel type de construction et de techniques pour sa future maison secrète ? Des matériaux synthétiques et composites ? L’impression 3D ? La domotique ? Le smart home ? les objets connectés ?

QUELS SONT LES TECHNIQUES DE CONSTRUCTION DE DEMAIN ?

LE PREFABRIQUE

Le préfabriqué d’ici dix ans représentera 25 à 30 % des nouvelles constructions urbaines d’après Roger Krulak, CEO chez Full Stack Modular, entreprise leader dans ce domaine à New York. Rien d’étonnant car le préfabriqué offre du personnalisable, de nombreux avantages avec des chantiers plus court et plus propre. Des solutions modulaires, pouvant inclure les paramètres écologiques ou domotiques souhaités. De plus, grâce à la robotisation des usines, les délais de fabrication se réduisent. Le pays le plus à la pointe sur les maisons en préfabriqué est le Japon. L’entreprise PanaHome fabrique en une journée les panneaux de seize maisons pouvant être assemblées sur site en cinq heures.

PanaHome relie des maisons intelligentes voisines qui comportent des panneaux solaires et des batteries de stockage d’énergie. Cela permet d’optimiser la consommation d’énergie d’un quartier entier. Fujisawa Sustainable Smart Town est un projet de développement urbain, respectueux de l’environnement, promu par Panasonic, ses sociétés partenaires et la ville de Fujisawa, préfecture de Kanagawa. Avec ce développement phare, PanaHome impulse un développement urbain basé sur des bâtiments à consommation énergétique nette zéro, dans le but de réaliser l’indépendance énergétique pour des villes entières. https://www.panahome.jp/english/business/development.html

California Roll de l’architecte Christopher Kim.
Maison en préfabriqué offrant des aménagements personnalisés et des solutions adaptées. Si la forme de cette maison a été pensée pour le désert, son enveloppe métallique reflète les rayons du soleil, l’architecte modifie à chaque fois les formes de ses créations suivant le contexte. California Roll est énergétiquement ultra efficace, automatisée et très résistante.

Le Nuage by Zebra3 a conçu cette maison en préfabriqué qui se trouve au bord d’un lac dans le sud-ouest de la France comme un nuage. https://www.zebra3.org/le-nuage—2010

Assis sur le bord du lac français et entouré de collines verdoyantes, la cabane ludique abrite jusqu’à sept personnes. Elle ne fournit que des éléments essentiels tels que la literie et ne donne pas accès ni à l’électricité ni à l’eau.

L’IMPRESSION 3D

Vous pensiez que l’impression 3D était réservée à la création de petits objets ? Détrompez-vous ! Prenons l’exemple de DUS Architects qui conçoit des logements temporaires, en employant le bioplastique pour imprimer en 3D une cabine de 8 mètres carrés. L’imprimante Jumbo baptisée « KamerMarker » peut effectuer des impressions de 2x2x3,5 mètres. La technique de la 3D est particulièrement bien employée pour les petites habitations ou dans les zones sinistrées. L’avantage est que cette structure peut être détruite et l’ensemble des matériaux quasiment peuvent être réutilisés. [Vous vous dîtes 8m2 c’est très riquiqui, le tour du propriétaire est très vite fait ! …]

Maisonnette nommée 3D Print Canal Houses.
Projet ouvert au public en 2017, constitué de 13 maisonnettes.

La maison dispose d’étagères imprimées en relief et peut loger un habitant.

L’agence DUS est en phase de terminer une maison prototype de 700 mètres carrés située à Amsterdam. Pour ce faire, chaque élément aura été imprimé tridimensionnellement. L’imprimante « KamerMarker » a été remplacé par la « XL FDM » permettant d’imprimer des panneaux allant jusqu’à 6 mètres de hauteur. [Une vraie prouesse !]. Cette bâtisse repose sur treize éléments distincts, imprimés isolément puis fixés les uns aux autres comme un puzzle en relief. En amont du projet, sont incorporés l’ensemble des spécificités techniques pour obtenir des résultats hautement personnalisés, tout en conservant une marge de flexibilité à chaque phase du projet. La famille souhaite déménager mais ne veut pas se séparer de sa maison coup de cœur ? Aucun souci, cette maison est nomade puisque l’ensemble est démontable et assemblable à nouveau : http://3dprintcanalhouse.com/

Le croquis de la maison Canal House.

Le dessin en 3D, avec une habitation respectant la
morphologie des maisons en bande typiques d’Amsterdam.

L’imprimante 3D de plusieurs mètres de haut.

Le polymère composé à 80 % d’éléments naturels est disposé en couches par une imprimante 3D.
L’impression a démarrée en 2013 et devrait s’achever en 2018.

Un dernier exemple issu l’agence italienne WASP, avec sa conception près de Ravenne en terre, eau et paille. C’est en fait un abri antisismique réalisé en une seule fois par une imprimante 3D. C’est un modèle de conception car il respecte les qualités environnementales.

Le fabricant italien WASP développe des imprimantes 3D fonctionnant à base de matériaux minéraux comme l’argile ou la céramique et capables d’imprimer dans des volumes hors normes.

Vous l’avez compris le préfabriqué et l’impression 3D vont progresser de façon exponentielle. Intéressons-nous maintenant à un autre marché lui aussi en pleine évolution celui de la domotique. En effet, il pourrait bien devenir un marché de masse. Selon les résultats d’une étude réalisée par le cabinet CODA Stratégies en 2013. D’ores et déjà, le marché de la domotique en France pèse environ 900 millions d’euros et devrait croitre de 7 % en 2017. Penchons-nous sur les risques de la domotique. 

QUELS SONT LES RISQUES DE LA DOMOTIQUE ?

Avant d’aborder les risques de la domotique, rappelons ce que c’est vraiment.
Définition de Larousse : nom féminin (du latin domus, maison et informatique). Ensemble des techniques visant à intégrer à l’habitat tous les automatismes en matière de sécurité, de gestion de l’énergie, de communication, etc.

La domotique se résume effectivement à rendre une maison intelligente et autonome. Une maison qui s’auto gère et agit pour nous, en fonction de nos habitudes, commandées via Internet. La bonne nouvelle c’est que nous avons à disposition de plus en plus de fonctionnalités offertes : ouverture/fermeture de vos volets, augmenter ou diminuer vos appareils de chauffage et ainsi faire des économies d’énergie tout en conservant votre confort, allumer/éteindre une lumière, vous protégeant des voleurs ou des accidents domestiques…
Pourtant si la domotique présente de nombreuses vertus avec également l’intégration centralisée à la box domotique des objets connectés qui possèdent des sources de données importantes et qui seront évidemment utilisées à bon escient, avec divers scénarios, elle requiert une programmation minutieuse et précise pour faire de la maison une « smart home ». Entendons par là, une maison qui saura se commander automatiquement, de façon autonome. C’est-à-dire, sans votre intervention. [vaut mieux solliciter un professionnel !]

Autre problème soulevé par des chercheurs allemands de l’Institut Fraunhofer pour la Communication, l’Information et l’Ergonomie (FKIE), celui de l’attaque par botnet (un hacker prenant le contrôle de votre réseau d’ordinateurs) sur les systèmes domotiques. L’hacker vous surveillant pourrait savoir avec précision où vous êtes situés dans votre habitat, connaître vos activités, vos routines. [Ça devient carrément flippant !] Des données très précieuses pour la préparation des méfaits des cambrioleurs.

Wendzel, chercheur au département de cyberdéfense chez FKIE dit « « Nos expérience en laboratoire ont montré que les TIC (Technologies de l’Informatique et de la Communication » dans les habitations ne sont pas suffisamment protégées contres les attaque provenant d’internet ».
Rassurez-vous, l’équipe du FKIE a créé un logiciel de protection qui se met entre l’habitat et le réseau. Ce logiciel bloquera les attaques avant qu’elles ne parviennent aux systèmes connectés de votre habitation. Ce logiciel fonctionne comme un pare-feu, en prenant en considération la spécificité de votre réseau domotique, tel un « analyseur », veillant aux divers évènements entrants et sortants du réseau, en estimant leur plausibilité. En cas d’alerte, l’incident est rapporté à un « normaliseur », qui bloque l’évènement ou l’ajuste.
Actuellement l’équipe cherche un partenaire industriel pour développer un produit mature et accessible sur le marché d’ici deux ans (Source ADIT). Source : magazine actuel n°1, C’est déjà demain !

Pour conclure, dans le chapitre 14, Le Petit Prince arrive à une nouvelle planète, cette dernière est la plus petite et elle est habitée par un allumeur. L’auteur admire le monde du travail, il fait un clin d’œil à tous les gens qui travaillent beaucoup et ne peuvent pas se reposer. Le petit prince dit que l’allumeur est la seule personne qu’il pourrait avoir comme un ami, parce que son travail n’est pas ridicule. Je fais moi aussi un clin d’œil à ces créateurs d’exception qui élabore des projets, des techniques, fascinants et facilitants. Chapeau pour leur audace !

Pour vous ouvrir sur des sujets similaires, je vous propose d’aller consulter deux articles, « Du logement d’hier au logement connecté et intelligent ! » d’Alice Baudron : http://www.mbadmb.com/2018/02/16/logement-dhier-logement-connecte-intelligent/
Le second très intéressant rédigé par Emilie Haccoun « Impression 3D : la course à l’innovation ! » : http://www.mbadmb.com/2018/02/25/impressionne-moi-en-3d/#comment-3202

By | 2018-03-20T20:25:36+00:00 March 20th, 2018|Actualité, innovations, Non classé, Smart City, Vie 3.0|0 Comments

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Parce que j’ai le sens de l’esthétique, que je suis attentive aux scénarios de vie propres à chacun, que j’aime créer des projets, que je suis attachée aux bien être des personnes et que j’apprécie la relation aux autres, j’ai fait le choix de réaliser une formation de décoratrice d’intérieur auprès de l’EDAA à Reims (Ecole de Design et d’Arts Appliqués). Aussi de Feng Shui et Bien Etre par Guillaume Rey. Enfin, un MBA Digital Marketing Business au sein de l’EFAP à Paris pour maîtriser les réseaux sociaux, ma communication. Mon identité « AGITRATRICE DECO ». Ma marque, HYG DECO (inspiration du hygge se prononce « hugueu », la recette danoise du bonheur) Une véritable philosophie de vie à expérimenter ! HYG à vous

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