Be Belge … Be Digital … Be Happy …

Bonne humeur, Bienveillance, Business, Brel … Bienvenus au pays des B

« Belgique , the place to Be » ou plutôt « Brussels, the place to Be ».

Un jeu de mots bien trouvé, quasi mnémo-technique, pour parler de la capitale Belge et de la Flandre et de ce bizarre petit pays avec  ses presque 12 millions d’habitants et ses 3  langues officielles : le français , le néerlandais et l’allemand.article belgique mba dmb nathalie abate perraud marketing & communication benelux market

Tous ces “Be” résonnent aussi comme les  “B” du MBA DMB. Dans sa présentation de rentrée du MBA DMB, Vincent Montet, son directeur pédagogique, explique  à chaque promo que   ce MBA c’est aussi 4 B. B comme Bonne Humeur, B comme Bienveillance, B comme Business et un 4 ème B propre à chaque étudiant qui peut être  ce que lui inspire cette année de formation ou pourquoi pas la réalisation  l’un de ses rêves.

Pour ce 4ème B, en spontané m’est venu le mot Bonheur parce que dans la vie , mieux vaut être heureux dans ce que tout ce que l’on fait que ce soit à titre pro et à titre perso . Sinon … quel ennui ☹ . En second, un autre  B,  évidemment avec le mot Benelux, le marché dont je m’occupe actuellement dans le cadre du développement touristique des Hauts de France et pour lequel ce MBA est également très  important pour m’aider à appréhender au mieux  les évolutions numériques  et adapter  une stratégie et un  plan d’actions adéquat.

Petite parenthèse et bilan à  mi parcours  de ce MBA DMB : cette formation est  une  bonne surprise ! Parfois, c’est un peu compliqué de tout suivre parfaitement avec le travail en plus, mais cela reste un beau challenge et c’est une super expérience. En 6 mois de temps, ce MBA m’a déjà apporté beaucoup professionnellement et personnellement.  Cela été l’occasion  de rencontrer des intervenants  de qualité avec une mention spéciale à Yann Lemort pour son expertise SEO qui remet les compteurs à zéro,  Alexandre Simon  et Tristan Desplechin d’Hiveworks pour leur approche  structurée  et structurante de l’UX   et Marilyne Lacaze de la Compagnie des Alpes avec sa stratégie  très aboutie.

Allez, à présent comme on dit en flamand, « Op weg »  (en route ! ) les premiers mots  flamands que j’ai mémorisé à la sortie du 1er magazine Esprit de Picardie version néerlandophone (à présent Esprit Hauts de France – Noord Frankrijk Magazine) et bienvenus en Belgique, un pays  qui se décline digitalement en« .be » et aussi en  “B” façon MBA DMB.

B comme Bonne Humeur :

Jean Cocteau disait que  « les Italiens sont des français de bonne humeur » .  Et bien, les belges aussi.  Directs, francs, joviaux, avec un vrai sens de l’autodérision et de l’humour, les belges sont sympas et drôles. En matière d’humour, la Belgique a donné naissance à de nombreux talents : fantaisistes, acteurs ou encore dessinateurs avec Alex Vizorek dit Vizo,  Raymond Devos et sa poésie surréaliste, François Damiens et ses embrouilles bienveillantes, Benoît Poolvoerde, souvent qualifié à de Stradivarius par ses paires ou encore Philippe  Geluck et son Chat (Véronique Moreau et Bruno Gérard qui ne manquent pas d’humour non plus ont déjà fait appel à lui pour illustrer un de leur article blog MBADMB).  La présence de ce facécieux personnage a  su aussi apporter du réconfort aux belges notamment lors de l’attentat de l’aéroport Bruxelles de mars 2016

Pour ce qui concerne,  la fusion de la région  Picardie Nord Pas de Calais, en octobre 2017, nous  avons  eu la  preuve de ce fameux humour belge  lors de  l’édition automnale des  Fêtes de Plantes du Domaine de Chantilly. Un visiteur belge de passage sur le stand régional évoquait amusé aux hôtesses  sa perplexité devant le nouveau nom de la région Hauts de France : « Qu’en tant que Belge, il y avait de quoi être un  peu déboussolé d’avoir à présent les Hauts de France en bas et les Pays-Bas en haut  ». Et oui, comment ne pas y avoir pensé plus tôt et éviter ainsi un casse-tête à nos voisins belges 🙂

crédit : Tourisme Wallonie

Pour rester dans le tourisme et la bonne humeur, nos amis belges ne sont pas en reste.
Ils ont même un super « B » ambassadeur »  très invitant pour venir découvrir la Wallonie …

 

 


B comme Bienveillance :

Bienveillance … un terme que l’on entend et utilise beaucoup actuellement notamment dans le monde de l’entreprise, la politique, l’éducation.  Mais en fait, la Bienveillance, c’est quoi exactement ?

Pour les philosophes comme Aristote, c’est vouloir le bien d’autrui. Pour Kant, c’est aller plus loin et c’est un devoir d’humanité.  Et actuellement dans un monde professionnel où tout va vite avec le développement du numérique où il est essentiel de donner des conditions de travail favorable où chacun puisse laisser s’épanouir ses compétences et talents. C’est quoi être bienveillant ?

En Belgique, la Bienveillance en entreprise pourrait bien s’appeler Laurence Vanhée, la DRH  belge de l’année 2012 et « Ministre du Bonheur de la Sécurité Sociale Belge » .  Pourquoi une telle récompense ? Tout simplement, parce qu’un jour, cette super executive woman à la carrière ascentionnelle a compris, le temps d’un Burn-Out  de 11 mois (tiens, encore un B !)  et quand son corps lui envoyait des signaux, qu’il y avait des choses à changer. Pour elle. Et aussi pour les autres. Sur les conseils d’un très bon ami,  paar la suite, elle a   intégré la Sécurité Sociale Belge, un univers aux antipodes de ce qu’elle avait connu jusqu’alors.

crédit : Happyformance

Là-bas, elle a réussi grâce à des méthodes de management innovantes basées sur la confiance à améliorer considérablement la productivité et l’image de la Sécurité Sociale belge pour une performance durable. Baisse de l’absentéisme, déploiement du télétravail volontaire et non contraint, de l’autonomie, de la bonne humeur en ne considérant pas les hommes et les femmes comme une simple ressource et du capital humain mais plutôt comme un patrimoine humain à accompagner et à faire grandir.

 

Elle a donc été l’une des premières Chief Happiness Officer belges. Cette fonction qui prête à sourire (en même temps c’est un peu le but  aussi ) ce n’est pas simplement mettre  un baby-foot en salle de convivialité ou commander des sushis pour tout le monde le vendredi. C’est avant tout penser l’organisation du travail en donnant aux collaborateurs la liberté de travailler où et quand ils le souhaitent et donner le bon degré d’autonomie à chacun.

« Pas assez de liberté peut étouffer et trop peut perdre »  Laurence Vanhee

Aujourd’hui, elle est à la tête d’HappyFormance, une startup  qui a pour objectif d’améliorer la gestion des objectifs collectifs. Concrètement c’est  une appli qui utilise la gamification,   supprimer les « irritants » de la paperasserie , optimise l’organisation un peu lourde des entretiens individuels  et surtout permet d’avoir un accompagnement optimum en temps réel. Petit bonus : la dimension générationnelle  de cet outil intègre également un aspect mentoring au sein même d’une même structure  …  Une idée intéressante pour une intégration réussie des millenials et favoriser le collaboratif intergénérationnel.

B  comme Business :

Ou plutôt  B comme e-business. En 2016, les belges ont dépensé plus de 9 milliards d’euros dans le commerce en ligne et c’était un record. Une étude réalisée par « Becommerce », l’association  des sites de ventes en ligne belges, l’explique en partie par une évolution positive de ces sites internet « 68% des boutiques en ligne ont un temps de chargement de moins d’une seconde ». Côté chiffre, c’est 85 millions d’achats en ligne pour 8,4 millions de Belges connectés avec Sur le podium des ventes en top 3,  sans surprise 2 Gaffas : Amazon et Apple  + Bol.com (un équivalent de la Fnac leader sur les Pays-bas et la Belgique). Côté produits, l’habillement arrive en tête, puis l’hôtel & séjour et l’électronique

Source Comeos 2017

Une tendance plus flamande que wallonne pour ce qui concerne le shopping en ligne puisqu’il a surtout connu une hausse en Flandre : ce sont près de 5,5 milliards qui ont été dépensés par les Flamands au cours de 2016. En Wallonie, on ne compte “que” 3,6 milliards d’euros dépensés pour la même période. (source Geeko.be mars 2017). Ne pas oublier non plus qu’en Belgique il y a plus de de  Flamands (57 %° en Belgique que de Wallons (33 % ) sans oublier la province de Bruxelles où se mêlent wallons et flamands (11 %) de la population.

 

 

En regardant  du côté des start-up et des applis, la Belgique sort bien son épingle du jeu dans ce domaine . Dans l’un de ses articles sur les applis qui permettent de rester connectés avec les siens, Aurelie Billac nous a parlé récemment de Neveo qui permet de composer son propre journal de photos et de l’envoyer par la  Poste à ses proches .
Dans  un domaine un peu similaire de partage de moments importants, il y a Eventer.  Il s’agit d’une appli collaborative pour la partage de photos qui est partie du constat qu’il n’était pas toujours simple de regrouper toutes les photos prises lors d’un mariage ou d’une soirée.  Concrètement,  Eventer vous propose de poster vos photos en créant un événement ou en vous connectant à un événement déjà existant. Les participants  peuvent liker, partager, suivre les personnes qui ont posté les photos et créer ainsi des liens entre l’ensemble des participants. Cette appli compte aujourd’hui 10.000 utilisateurs belges et français . En octobre 2017, elle a bénéficié d’une campagne de crowdfounding  par l’intermédaire de Mymicroinvest afin d’augmenter ses capacités internes  et  développer ses capacités internet. Résultat :  100.000 € en 48h

B … comme Brel :

Si j’applique la théorie  Dmbienne du B « libre » pour la Belgique et bien sans hésitation,  ce 4ème B, c’est Jacques Brel. En 2003,  année mémorable de canicule (et oui, le cliché du “Nord” où il fait  “frais” et au final pas toujours confirmé!), la vichyssoise que je suis, découvrais la Belgique et Bruxelles le temps d’un long week-end du mois d’août.  Cette année là,  25 ans après son décès, la fondation Jacques Brel lui rendait hommage à travers un exposition unique intitulée de « Le Droit de rêver ».

Cette expo  était  un parcours interactif sonore et visuel  qui laissait le visiteur allait “à sa rencontre” et le découvrir tout au long de sa vie … sa longue et interminable enfance, Bruxelles, la Belgique,  Paris, les concerts, sa femme, ses filles,  ses rencontres, son fidèle ami Jo , ses amis, le cinéma, ses succès, ses échecs aussi et enfin les Marquises, sa dernière demeure. La notion de rêve était très importante pour Jacques Brel. C’est ce qui l’a animé toute sa vie. Il disait «  qu’on ne réussi qu’une seule chose, on  réussit ses rêves». Une citation et en fait « un conducteur de vie » qui évoque aussi les séances  de coaching pro du MBA avec Catherine Grancoing  pour notre thèse professionnelle et son récent article « Osez ses rêves, c’est imaginer son futur » .

Alors, effectivement,  même si l’on est pas belge, quelle Bonne idée que d’oser vouloir réussir ses rêves !

 

Sources :

http://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Laurence-Vanhee-Le-bonheur-est-la-seule-richesse-qui-se-decuple-quand-on-la-partage-27303

http://www.gondola.be/fr/news/digital/e-commerce-belge-le-chiffre-daffaires-croit-de-17

http://geeko.lesoir.be/2017/03/15/les-belges-ont-depense-plus-de-9-milliards-deuros-pour-le-commerce-en-ligne/