Blockchain: la technologie disruptive du 21 ème siècle

BLOCKCHAIN: la technologie disruptive du 21 ème siècle.

Tout le monde en a déjà entendu parlé au moins une fois. Et non ce n’est pas un groupe de Rock ! En effet, la blockchain est bel et bien une révolution dans la grande révolution du Numérique.

Si bien qu’elle implique de grands bouleversements comparable à l’arrivée d’Internet dans nos vies. Au delà du «buzz word», elle inspire de nombreux fantasmes et de la crainte avec le développement incontrôlé  des crypto-monnaies.

Aussi, les technologies liées au digital sont déjà disruptives, mais la blockchain c’est un tout autre registre.  Du fait qu’elle ait ses avantages et ses limites, avec un champ d’application presque illimité.

POURQUOI BLOCKCHAIN RIME AVEC CRYPTOGRAPHIE

Vous l’aurez compris, ce nom barbare est intimement lié à l’environnement mathématique. Pour donner un peu de perspective, la blockchain est une sorte de coffre fort numérique, voir un registre comme certains le disent. De plus, il permet de stocker des données sans limite de durée, il est infalsifiable (même par son auteur).

Sans compter sa particularité de détenir une architecture de stockage distribuée. Contrairement à ce qui se fait actuellement dans nos sociétés ou les données sont simplement centralisées par un tiers de confiance (administrations, sièges sociaux, etc).

Cette technologie de stockage est révolutionnaire, puisque les  systèmes de transmissions d’informations actuelles  se font facilement hackées. Provoquant l’arrêt des chaînes de production, quitte à paralyser toute une organisation voir un pays.

Avec l’architecture distribuée de la blockchain, l’information est stockée sur tous les réseaux  et non sur un serveur unique et vulnérable.

Cependant l’élément clé de la blockchain,  n’est pas le stockage, mais son «Hash» ou devrais t’on dire la  fonction «Hachage». Pour éclaircir ce point, le Hash est une fonction mathématique (cryptée) qui permet d’obtenir  une empreinte «digitale» grâce à tous fichiers numériques. Autrement dit chaque modification crée automatiquement une nouvelle chaîne de caractère (hash), rendant la précédente inviolable, donc le hash c’est l’Adn du fichier numérique.

En clair, on parle de block et de chain car les données numériques se suivent (du plus ancien au plus récent) dans la chaîne d’information.

COMMENT SE COMPOSE UN BLOCK ?

Selon l’illustration de Gilles Bailly Maitre, les flèches rouges symbolisent les hashs, elles se suivent chronologiquement pour simplifier le suivi de l’utilisateur.

Sans compter que dans la rubrique données, on y trouve les informations souhaitées, par exemple les transactions  en Bitcoin (Une dizaine par bloc en moyenne).

Et dans la zone signature, c’est le nom de la personne ayant réalisé le travail qui apparaît.

Enfin, la zone «preuve de travail» met généralement en relief des calculs très élaborés venant approuver l’opération. Étant donnée qu’ une des fonctions de cette «Proof of Work» est d’ éviter que tous les blocks arrivent en même temps.

Bien entendu c’est plus complexe que cela,  c’est principalement toute l’activité de minage  qu’il faudrait décrire.

LES CARACTERISTIQUES DE LA BLOCKCHAIN

Claire Balva CEO et Co-Founder de Blockchain Partner France

Pour les évangélistes de la Blockchain, cette technologie aurait le pouvoir de changer le monde pour plusieurs raisons :

  • La Transparence: les transactions sont visibles par toutes les personnes connectées, il n’y a plus d’intermédiaire. Les fournisseurs sont directement en relation avec les clients finaux.

  • La Sécurité:  les transactions à valeur monétaires sont mieux protégées que dans les institutions classiques comme les Banques ou les Gouvernements.

  • La Versatilité: les crypto-monnaies ne sont pas le seul usage de la blockchain. Puisqu’ elle peut être utilisée  en livraison de colis, en propriétés immobilières quand il n’y a pas de cadastre, en cas d’élection primaire.

En outre grâce à cette technologie,   les process sont plus rapides et allégés. De même qu’en matière de fiabilité, elle favorise une meilleure traçabilité en supply chain, que ce soit dans l’art ou dans toutes autres activités créatrices de valeurs ou de services.

Pour illustration, la technologie blockchain a été utilisée dans le processus démocratique d’un vote aux Etats Unis. En effet, le 9 mai dernier en Virginie, des élections primaires ont permis à certains électeurs d’avoir l’opportunité de voter sur leurs mobiles. Au delà de voter, les électeurs ont fait le choix de la rapidité, de la simplicité et de la sécurité.

Néanmoins la blockchain connaît quelques limites techniques et juridiques.

LA BLOCKCHAIN: UNE TECHNOLOGIE DISRUPTIVE ENERGIVORE 

Dans une application de la technologie blockchain en crypto-monnaie comme le Bitcoin, l’activité de minage est très énergivore. Non seulement son coût est exorbitant et elle ne fait qu’accroître la facture énergétique dans un contexte où on parle de réchauffement de la planète.

En fait, le minage permet de sécuriser les transactions et le réseau. En raison d’une forte compétition entre mineurs, on assiste au déploiement d’une forte puissance de calcul grâce à des ordinateurs très conséquent. La récompense qui en découlent c’est l’attribution de Bitcoin aux mineurs (qui sécurisent le réseau par cette activité).

A noter que détenir toute une flotte de gros ordinateurs qui tourne 24/24 et 7/7  n’est pas anodine.

Pour vous donner une idée de la consommation énergétique lors d’une production de Bitcoin, elle correspondrait visiblement à 100 fois la consommation des serveurs de Google, selon  Vincent Lucchese.

UN PARTAGE DE DONNEES LIMITES

La puissance de cette technologie c’est le partage de donnée puisque l’information n’est plus stockée à un seul endroit.

Par conséquent, qui dit partage de donnée, dit forcément perte d’intimité ou de liberté.

Pour cause, la blockchain n’est pas adaptable à un secteur d’activité comme la santé. Et l’idée d’un dossier médical en technologie blockchain serait intéressante (avec tout l’historique du patient et de ses pathologies). Mais il ne faudrait pas qu’il se partage avec n’importe qui sous prétexte de sécurité.

En fait,  il existe deux types de blockchains une  publique et l’autre privé.

Malgré que le principe reste le même,  toutes les personnes reliées à la blockchain ont un original des transactions ou des opérations sur leurs ordinateurs.

En revanche, n’oublions pas que dans le cadre de la nouvelle réglementation Européenne RGPD, la protection des données privées est au cœur de toutes les préoccupations.

Ce qui rend  l’utilisateur de la data blockchain Américaine vulnérable aux yeux de la loi, en ce qui concerne le stockage de données de citoyens européens. De ce fait au lieu de renforcer la technologie blockchain, on risque de l’affaiblir.

LES APPLICATIONS DE LA BLOCKCHAIN: CRYPTO-MONNAIE (Bitcoin, Ethereum), SMART CONTRACT

CRYPTO-MONNAIE: la première application majeur de la  technologie blockchain, est sans nul doute, le Bitcoin. De plus elle a été crée en 2009 , on attribue cette monnaie virtuelle à une personne plus connu sous le pseudo de Satoshi Nakamoto.

D’ailleurs les transactions de Bitcoin sont plus sécurisées que tous les systèmes de transactions actuelles. Mais en parallèle de cela cette monnaie est très volatile, elle n’est soumise à aucune régulation vu qu’aucune autorité ne la contrôle. On ne peut parler de Bitcoin, sans parler à nouveau de minage. Pour rappel, c’est un procédé de résolution de problème mathématique complexe permettant de faciliter et de sécuriser les transactions.

Il est important de rajouter que le stockage de cette monnaie prend beaucoup de place. A la fin du second semestre 2017, 1 Bitcoin était supérieure à 100 Go de mémoire de stockage.

SMART CONTRACT (Contrat intelligent) ET DECENTRALISATION:

Un smart contract est un contrat intelligent, il n’a aucun lien  avec une intelligence artificielle, c’est une version intuitive et digitale des contrats actuels. Les smart contracts sont  générés automatiquement afin d’accélérer certains processus décisionnels entre plusieurs parties. Ils s’appliquent bien sûr dans les transactions en Crypto-monnaie, mais pas seulement. On peut imaginer que vous missionnez un tiers pour réaliser un travail, une fois  réalisé,  certains justificatifs sont demandés par le smart contract afin que la rémunération du service puisse se faire.

Le but principal du smart contract en transaction monétaire, est de permettre le paiement entre ses utilisateurs, le fameux «peer to peer» (pair à pair).

C’est le type de technologie qui peut faire évoluer les métiers d’avocats ou d’agents immobilier dans les années à venir.

Par ailleurs, Ethereum  qui est  la  plateforme blockchain spécialisé dans les «Contrats intelligents»,  est aussi une monnaie concurrente au Bitcoin.

De surcroît, certains GAFAM  comme Google  et Apple à travers leurs logiciels open source, ont permis  aux développeurs de construire leurs propres applications.

Aujourd’hui Ethereum met aussi  à disposition le même service en offrant l’opportunité  aux utilisateurs de développer des applications décentralisés sur leur plateforme blockchain.

FINTECH : PAIEMENTS INTERNATIONAUX ET DEVISES MONETAIRES:

RIPPLE est une application de la blockchain spécialement conçue pour faciliter les transactions monétaires. Aussi l’un des systèmes les plus utilisés de Ripple est xCurrent. Il rend possible la transaction monétaire en quelques secondes tout en désintermédiant au maximum le  traitement des devises monétaires. C’est ce système qu’utilise le groupe bancaire espagnol SANTANDER, cette structure a su aborder une transformation numérique intéressante en s’intégrant comme une fintech innovante avec ses services. 

Cette technologie permet à ses clients d’envoyer de l’argent d’un pays à un autre comme la Grande Bretagne, le Brésil et la Pologne.

En définitive, vous l’aurez compris la Banque et l’Assurance sont les premiers à exploiter cette technologie.

La désintermédiation de la blockchain est telle qu’elle pourrait même «ubériser» Uber et Air Bnb…

Effectivement, le champ d’application est tellement vaste qu’elle pourrait même s’appliquer dans ces secteurs:

  •  les paris en ligne

  • la vente entre particuliers

  • l’archivage des données (avec la fonction hachage qui vérifie l’intégrité des données pour les entreprises ou les gouvernements)

  • les contrats immobiliers, de travail…

  • les actes de notariés

En guise de conclusion, certains voient la blockchain comme un très grand cahier crypté avec un thème majeur, sachant que tout ce qui est écrit est inviolable et non  effaçable. D’autres y voient une technologie qui pourrait être restreinte si les lois n’évoluent pas, des métiers pourraient être menacés ou évoluer tout simplement.

 Cet article est une première approche synthétique de la  Blockchain, il serait intéressant de creuser le sujet de cette technologie très riche,  qui demeure  en constante évolution.

Voici le lien d’un article de Charlotte Laurent dont le  contenu est assez  intéressant pour ceux qui ont soif de culture.

Et non la Blockchain ce n’est pas du rock, mais peut être un métal à forger, pour parfaire toutes ses qualités !

By | 2018-07-10T12:27:39+00:00 juillet 10th, 2018|Blockchain, innovations, Tech & Innovation|1 commentaire

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Un commentaire

  1. myriamgorlier 22 juillet 2018 à 9 h 05 min␣- Répondre

    Un article éclairant, merci Saïd !
    Une technologie d’avenir avec tellement d’applications possibles ! Je retiens malgré tout l’empreinte écologique déplorable, espérant que des solutions seront trouvées sur le sujet

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