Streaming : acteur de la renaissance du marché musical

La crise du marché de la musique

Dans un contexte de crise du secteur du disque depuis la démocratisation d’internet au début des années 2000. L’industrie musicale française n’avait connu qu’une seule année croissante, celle de 2013 (+2,4%), due au succès inattendu d’artistes comme Stromae ou Maitre Gim’s.

Après 15 années de baisse persévérante, en 2016, l’industrie de la musique française sort de la crise, en renouant avec la croissance.

Le streaming prend le rôle du sauveur de cette industrie.
Pour la troisième année consécutive, le marché de la musique connaît une reprise, une nouvelle fois portée par l’usage toujours plus fréquent des plateformes d’écoute en ligne.

Le streaming musical, c’est quoi ?

Pour être bien clair, lorsqu’on parle de streaming. Cela comprend les abonnements payants à Apple Music, Spotify et tous les autres, ainsi que les sites de radio en streaming comme Pandora ou encore les services de streaming vidéo comme YouTube ou VEVO.


Comment ça marche ?


Pour commencer vous faites votre choix parmi les nombreuses plateformes de streaming musicale. Ensuite si vous voulez écouter en illimité toutes les chansons, vous devrez payer un abonnement qui tourne autour des 9,99 euros par mois.
C’est une sorte de bibliothèque musicale illimitée. Tous ces services proposent également des playlists musicales où vous trouverez forcément votre bonheur. L’idée est de faire découvrir aux utilisateurs de nouvelles chansons en permanence pour qu’ils restent abonnés.

La France compte désormais 4,4 millions d’abonnés en 2017 à un service de streaming de type Spotify, Apple Music, Deezer…
L’abonnement payant, représente à lui seul 83% des revenus du streaming et 35% des revenus musicaux du marché global français.


La renaissance

Comme dit précédemment le véritable moteur du renouveau de l’industrie musicale est le streaming. Il représente 41,6% des revenus du marché, soient 243 millions d’euros en 2017 en France. Au total, 42,5 milliards de titres ont été écoutés en 2017 (cinq fois plus qu’en 2013).
Les revenus du streaming, en hausse de 23,1%, compensent le nouveau recul des ventes physiques (-4,7%).
Néanmoins, contrairement au marché mondial de la musique, la France reste l’un des seuls pays à avoir une part de physique plus importantes que celle du streaming. (en 2017, le « physique » (CD, DVD, vinyles) représente 51,2% des revenus, soit 298 millions d’euros).


« C’est une spécificité française »,
éclaire Guillaume Leblanc, qui rappelle qu’« avec 3800 points de vente de disques, ce marché reste déterminant dans l’Hexagone. Les Français sont encore attachés à l’objet disque ».


Pour comparaison, aux USA la part du streaming est de 75% des revenus de l’industrie du disque, contre 10% pour le physique.

Dans un futur plus ou moins proche, ces plateformes misent beaucoup sur les enceintes intelligentes (Google Home, Alexa) qui permettent d’écouter de la musique simplement en les interpellant, notamment en disant “Ok Google, fais-moi écouter ma playlist « été » “.

“Nous traversons le chapitre le plus novateur et le plus dynamique de l’histoire de l’industrie musicale depuis des décennies. Nous développons sans cesse de nouvelles opportunités pour permettre aux artistes de toucher leur public tout en s’assurant que les standards de qualité et d’exigence sont toujours au rendez-vous.»
Rob Stringer, CEO, Sony Music Entertainment.”

Pour conclure

Nous pouvons mettre en lumière, ce que plusieurs critiquent à l’heure actuelle avec ce système économique du streaming musical. C’est le modèle de rémunération qui fait que seuls ceux qui sont très populaires gagnent vraiment de l’argent et que les petits artistes indépendants ne peuvent pas exister et gagner de l’argent à leurs côtés.

By | 2019-02-13T19:59:42+00:00 February 13th, 2019|innovations, Non classé, Transformation digitale|0 Comments

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Etudiant #MBADMB à Lille #Digital #IA #Music #Football #Cinéma "Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.”

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