L’utilisation des réseaux sociaux par les agriculteurs

Selon l’étude Agrinautes, 42% des agriculteurs avaient recours aux réseaux sociaux en 2017 pour traiter des sujets liés à leur activité. A cause de l’agriculture industrielle et intensive, beaucoup d’entre eux ont été plongés dans l’anonymat. Les réseaux sociaux contrecarrent cette tendance en permettant à chacun de dévoiler ses récoltes et méthodes de travail.

fruits-legumes

Se défendre

On parle aujourd’hui d’agri-bashing dans la mesure où l’agriculture suscite beaucoup d’attaques (médias, militants). Les réseaux sociaux permettent ainsi de répondre aux polémiques avec transparence. Prenons l’exemple de Gilles Van Kempen, un des premiers YouTubers du secteur. Il partage à ses followers le quotidien de son travail, mais prend également position avec sa vidéo intitulée : “Pourquoi et comment j’utilise le glyphosate”. Pour rappel, l’Organisation Mondiale de la Santé évoquait cet herbicide comme cancérigène.

Se faire connaître

La viralité des réseaux sociaux peut être à l’origine de “success stories”, comme celle de Caroline et Cyril Rous, maraîchers en agriculture biologique. Leur page Facebook était suivie par moins de 100 personnes, jusqu’au jour où ils publient une photo d’un tas de courgettes de leur production refusé par leur grossiste. Ce dernier qualifiait ces 10 tonnes de légumes comme “moches”. Le buzz était immédiat : en quelques jours, la page Facebook a dépassé 4000 abonnés. A la suite de cet épisode, elle est devenue un outil pédagogique, permettant d’informer et d’éduquer le consommateur.

Attirer et fidéliser

Venons-en maintenant au métier de vigneron et, de sa compatibilité avec l’usage d’Instagram. Boris Desbourdes communique via ce réseau social, telle une fiche technique de son Domaine. C’est une opportunité d’en faire ses éloges, mais également d’échanger avec d’autres vignerons ou des prospects. Il est proche de sa communauté et répond aux questions des internautes. Cette démarche est très appréciée, notamment la transparence des réponses. Le storytelling autour de ses produits séduit le consommateur.

Les réseaux sociaux augmentent la notoriété et légitiment la qualité du travail, ceci même dans le but de vendre. On vend une image, avant un produit. Ils permettent donc de rétablir le lien de confiance entre agriculteurs et consommateurs. Facebook “raconte”, Twitter “interpelle”, Instagram “sublime” et YouTube “éduque”.

Je vous propose de découvrir d’autres articles concernant l’agriculture connectée :

“Quand l’agriculture devient l’AgTech”

“L’agriculture 2.0 : La Ferme Digitale”

About the Author:

Marketeur Digital @EFAP_ @MBADMB @HUBInstitute #SportsBiz #mbadmb

Leave A Comment