La révolution du e-shopping dans tous les secteurs: habillement, voyages, santé etc…

Collecter les données des consommateurs

La révolution du e-shopping implique aujourd’hui que les entreprise doivent bénéficier désormais de nombreux outils et points de repères pour étudier le comportement de leurs clients et des consommateurs de manière générale. Sur internet, il suffit d’observer les tendances des moteurs de recherche, les partages sur les réseaux sociaux ou encore les publicités qui fonctionnent le mieux pour repérer les produits qui plaisent le plus.

Les algorithmes les plus récents sont capables de discerner le contexte précis d’un achat ou d’une conversation autour d’un produit afin de l’associer à un sentiment humain. Jusqu’à récemment, cette facilité à collecter les données était propre à internet. Toutefois, elle s’étend à présent aux boutiques physiques.

Afin d’étudier le comportement de leurs clients, les magasins disposent de plusieurs solutions. De plus en plus d’enseignes placent des tablettes ou des écrans tactiles dans leurs rayons. Les visiteurs peuvent utiliser ces appareils pour consulter rapidement le catalogue et situer les produits, ou même confirmer un achat. De cette façon, les préférences peuvent aisément être cernées.

Certains dispositifs vont plus loin, à l’instar des cabines d’essayage connectées de Topshop ou du miroir connecté de Panasonic. Ces inventions novatrices proposent à l’utilisateur d’essayer plus facilement des vêtements grâce à la réalité augmentée. L’utilisateur peut visualiser différents articles, changer la couleur, comparer les tailles en superposant directement le visuel en trois dimensions sur son reflet. Grâce à ce procédé, les préférences de chaque client peuvent être mémorisées, et les produits les plus appréciés sont mis en lumière.

 

Va-t-on totalement changer sa façon d’acheter?

« Les gens me demandent souvent si les boutiques classiques vont disparaître. Absolument pas », assure Franck Zayan, ancien directeur de l’e-commerce aux Galeries Lafayette et aujourd’hui président de Style.com. « Avant l’e-commerce, l’expérience shopping était très linéaire. On allait dans la boutique, on essayait les vêtements, on achetait. Aujourd’hui, le parcours du client est totalement déconstruit. Celui-ci peut regarder en ligne, comparer marques et prix, aller en boutique toucher les vêtements, acheter sur son Smartphone -éventuellement en direct des défilés-, essayer les pièces et les renvoyer s’il n’est pas satisfait. Les clients ne sont plus nécessairement fidèles aux boutiques, mais le sont aux marques: c’est ce qu’on appelle la stratégie omnicanal. » La conséquence de tout cela, affirme le président de Style.com, est que le client est beaucoup plus éduqué. « Il s’y connaît mieux, il examine davantage, et il sait ce qu’il veut. Résultat? Les marques sont obligées de faire plus attention à leur offre, à leur force de vente, à leur service. Bref, tout le monde y gagne. » 

Des applications de santé connectée

Les chercheurs commencent à s’intéresser à l’intérêt des objets connectés pour la santé. Si dans la majorité des cas, il ne s’agit pas de dispositifs médicaux, ils peuvent avoir un intérêt médical en prévention de maladies ou chez des personnes souffrant de maladies chroniques. L’objectif des chercheurs est donc de définir les populations pouvant en bénéficier réellement et dans quelles conditions d’utilisation.

Cette question était au centre du premier congrès international e-Health Research organisé par l’Inserm à Paris en octobre 2016. Dans un article de Ticsanté, Elisabete Weiderpass, présidente du comité scientifique du congrès, souligne l’intérêt de ces nouvelles applications. La population des pays développés étant vieillissante, le nombre de personnes atteintes de maladies chroniques augmente sans cesse. Compte tenu des coûts élevés de suivi de ces patients, il faut développer des méthodes alternatives de suivi. « On avance à petits pas, mais dans l’avenir les patients devront avoir plus d’autonomie pour gérer leur santé, avec l’aide non seulement de médecins mais aussi d’infirmières spécialisées, voire de systèmes informatiques », et l’e-santé deviendra centrale », juge-t-elle. De quoi imaginer rapidement le développement massif des autotests, des auto-prélèvements et des applications de suivi.

Internet et les questions de santé

Le deep learning (ou apprentissage statistique profond) ouvre une nouvelle ère pour la médecine : l’intelligence artificielle va révolutionner le diagnostic. Notamment, tout le monde connait Siri, l’intelligence artificielle disponible sur iPhone. Désormais, vous allez découvrir MedWhat, l’intelligence artificielle développée par des médecins de l’université californienne de Stanford. Disponible sur Internet, elle répond à toutes les questions portant sur la santé des utilisateurs, via un robot conversationnel. Plus besoin de rechercher un médecin ou autres spécialistes tels qu’un Neurologue en ligne !