Rennes Métropole est incontestablement une ville 2.0…

Serait-ce parce qu’elle se place dans le top 10 des villes françaises les plus « instagramée » ou encore parce que le meilleur joueur mondial de Super Mario Kart est rennais (Florent Lecoanet qui a terminé 2ème du Championnat du monde 2016 après avoir décroché sept fois le titre suprême précédemment)…

C’est avant tout parce que Rennes Métropole s’est distinguée dès 2010 comme la première collectivité à ouvrir une plateforme de données publiques et ainsi mettre en ligne un catalogue de données ouvertes via le site « Rennes Métropole en accès libre » :

https://data.rennesmetropole.fr/page/home/

Capture Rennes libre acces

Pionnière de l’open data en France, Rennes est une ville dont la réputation n’est plus à faire :  innovante, en pleine mutation, elle est à la pointe en termes de communication numérique.

A noter que Rennes Métropole a bénéficié de la labellisation French Tech en 2014.

Alors qui mieux que son Directeur de la communication et de l’information, Monsieur Laurent Riéra, pour nous parler de cette pépite dont le slogan est : « vivre en intelligence ».

 

Laurent Riera

Laurent Riéra, Directeur de la communication de la ville et de la métropole de Rennes

Rennes, ville en perpétuelle évolution, poursuit sa transformation avec l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse, l’ouverture d’un centre de congrès et la mise en service de la 2ème ligne de métro dans les mois qui viennent.

Mais la capitale bretonne est un véritable paradoxe car outre le fait qu’elle se positionne comme étant un excellent compromis entre qualité de vie et opportunités de travail puisque la capitale bretonne termine troisième de la catégorie « je travaille » et septième de l’item « je vis » d’une enquête que L’Express publiait fin janvier dernier sur les villes où il fait bon vivre et travailler, elle n’est pas (encore) sur le trajet des city breakers !

Laurent Riéra expliquait dans une interview accordée aux Echos le 02 août dernier qu’en tant que Directeur de la communication, il est obligé de raisonner en permanence à deux échelles : d’un côté les grands chantiers, le développement économique, le rayonnement culturel, l’attractivité, la concurrence ; de l’autre la proximité, le service et l’information sur la politique de la ville.

 

Alors quels ont été les chantiers (ou en tous cas les principaux) depuis son arrivée et ceux à venir ?

Laurent Riéra nous parle en premier lieu de la transformation numérique de la rédaction dont les éléments étaient encore jusque-là majoritairement « print ». A ce bouleversement se sont évidemment ajoutés un accompagnement et une transformation interne ainsi que la création de nouveaux outils digitaux.

D’autre part, il s’agissait d’augmenter les logiques usagers, de maintenir la confiance dans les institutions démocratiques et de crédibiliser la parole publique.

Rennes 2030

Le second chantier auquel s’est attelé Laurent Riéra est le « dossier » Rennes 2030. Plus qu’une campagne, il s’agit véritablement d’un nouveau projet politique avec la volonté de faire évoluer le récit urbain rennais.

www.rennes2030.fr

 

budget_participatif_2

Vient ensuite le projet du « Budget participatif » ou celui de co-construire les politiques publiques avec les habitants. La « fabrique citoyenne » incite les rennais à s’engager pour devenir acteurs de la transformation de leur ville avec des enjeux clairs que sont la pédagogie et l’adhésion.

www.fabriquecitoyenne.rennes.fr

 

Laurent Riéra, soutenu par son équipe proactive, passionnée et efficace, poursuivra évidemment son travail d’accompagnement de l’émergence d’une nouvelle métropole – audacieuse – expérimentale – culturelle liée à la métamorphose due à l’arrivée de la LGV et de toutes les conséquences qui en découlent.

Peut-être, dans un second temps, s’agira-t‘il de retravailler l’identité graphique de Rennes Métropole davantage en lien avec les nouvelles ambitions de l’agglomération, Rennes devenant véritablement la porte d’entrée de la Bretagne !

 

Pour travailler ces différents axes de communication et relever tous ces défis, s’appuyer sur de solides canaux de diffusion est impératif et Laurent Riéra a capitalisé sur la création de véritables réseaux. Rencontrer, échanger, rapprocher les entraides de communication ont ainsi permis de travailler sur un écosystème fort ; les acteurs majeurs ont bien évidemment joué le jeu.

L’autre élément essentiel est de créer un lien fluide et permanent avec la population, de l’interaction et donc d’aller chercher les gens là où ils sont, c’est-à-dire sur les réseaux sociaux. Grâce aux nouveaux outils digitaux du type applications, plate-forme open data, modélisation 3D et bientôt chatbots (qui vont intégrer la sphère publique dans les mois qui viennent), le contact citoyen n’en ait que facilité en alimentant et en enrichissant les pratiques mises en place et développées.

L’impératif est bien de remettre l’usager du service public, l’expert d’usage, au cœur des réflexions, stratégies et actions.

 

Enfin, pour terminer cet entretien passionnant, Laurent Riéra rappelle l’importance de cette posture de pionnière associée à la capitale bretonne et la volonté intrinsèque de Rennes de conserver ce « coup » d’avance !

Bénéficier d’un positionnement d’avant-garde est un atout incontestable mais le pérenniser est un travail quotidien.

La ville a ainsi été sacrée l’an dernier capitale de la biodiversité face à 72 collectivités candidates dans le cadre du concours ouverts aux villes et intercommunalités françaises. Ce concours national dont le thème central était « Sols et biodiversité », récompense, depuis 2010, les collectivités qui s’engagent durablement dans la préservation de la biodiversité.

 

Le leitmotiv est donc de continuer à travailler sur cette fierté rennaise parce que Rennes gagne vraiment à être connue.

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Oriane Do Rosario

 

Sources :