Etoile : un réseau social pour la fonction publique !

Le contexte

” La territoriale est un écosystème en soi, avec des valeurs propres et une forte notion d’engagement. D’où l’idée de créer une communauté dédiée, sans interférences politiques ou marchandes, contrairement à d’autres réseaux” résume Elizabeth Shemtov, PDG des éditions Weka, agence d’accompagnement des territoires à l’origine du projet de cette nouvelle plateforme pour la fonction publique.

Lancé le 30 janvier 2017, Etoile se présente comme le réseau social professionnel de la fonction publique territoriale, tous secteurs confondus. L’objectif de cette application ? Devenir la plateforme de référence des décideurs territoriaux. En effet, la fonction Territoriale est confrontée ces dernières années à de nombreux défis qui oblige ce secteur à évoluer et à se moderniser en renforçant l’efficacité de son dialogue et en s’impliquant d’avantage en matière de ressources humaine pour les nombreuses collectivités.

Etoile - réseau social fonction publique

Face à ces différents défis, l’application Etoile est un projet et un outil parfait puisqu’il vise la carrière des décideurs de la fonction publique mais également la réussite de leurs projets ! Les décideurs territoriaux pourront, grâce à cette application, valoriser leur savoir-faire et piloter leur carrière en créant leur propres réseau qualitatif de contacts professionnels.

Une campagne de vidéo a été réalisée pour cette nouvelle plateforme sous un ton humoristique : APPLICATION ETOILE

Etoile vise les collectivités et leurs agents, cadres en tête. Libre à chacun de se créer un profil et un réseau (qualitatif conseillé) en ligne, avec la possibilité de valoriser ses activités para-professionnelles et ses réalisations comme un chantier de mutualisation. Dès la page d’accueil , les utilisateurs accèdent au fil d’actualité de leur réseau et à “l’expertise” des agents ou ambassadeurs de leur domaine initial. Ces ambassadeurs du réseau Etoile permettent de se distinguer de part leur compétences professionnelles et leur implication régionale.

La plateforme publique 

Grâce à différentes fonctionnalités d’échange, les utilisateurs ont la possibilité de faire une veille sur la vie territoriale de leurs communes, de suivre les mouvements, les postes à pourvoir et les événements au sein leur secteur d’activité. Cette plateforme met en avant un mode de recherche par régions et par communes et permet aux agents de trouver efficacement les interlocuteurs recherchés et situés dans le même secteur géographique que le leur. De même une carte de France interactive a été mis en place permettant de consulter les profils de certains membres d’une seule et même région dans le but d’enrichir son propre réseau de professionnels de proximité géographique.

Etoile réseau social fonction publique

A l’échelle de la communication et du digital, cela vaut pour la refonte d’un site web ou la mise en œuvre d’outils de participation citoyenne. Le but est ici de promouvoir ses compétences pour mieux évoluer.

Relais des offres d’emploi du secteur, Etoile prétend être un outil de “veille de carrière”. Il n’est pas question pour autant de se substituer aux réseaux existants mais plutôt de mutualiser les initiatives, décloisonner les pratiques entre deux événements. Le réseau a été pensé comme un outil d’échange, d’ouverture et d’écoute. Gratuite, l’application de base permet d’accéder à 80% des fonctionnalités de la plateforme, tandis qu’une formule premium à 7,50€ offre un maximum de visibilité à l’utilisateur. Une semaine après sa mise en ligne, Etoile comptait déjà un million d’abonnés et promet de se développer encore plus ces prochains mois.

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SIdO 2017, showroom de l’Intelligence des Objets

#SIdO17

Pour cette troisième édition, le SIdO, showroom de l’Intelligence des Objets, a choisi de faire les choses en grand. En effet, cet événement s’est déroulé les 5 et 6 avril derniers à la Cité internationale de Lyon sur plus de 6.000 m² contre environ 4.500 l’année dernière. Au total ? 6.500 professionnels de l’écosystème IoT se sont présentés le jour-J pour visiter les 250 exposants sur place.  Le SIdO a décidé de mettre l’accent sur deux thématiques principales : l’intelligence artificielle et la sécurité vis-à-vis des objets connectés (notion qui inquiète de plus en plus de personnes aujourd’hui).

Au programme ?

Sept plénières ont été réparties sur ces deux journées de salon avec des intervenants reconnus comme Prith Banerjee, CTO chez Schneider Electric, ou Bibop Gabriele Gresta, cofondateur de Hyperloop Transportation Technologies. Par ailleurs, le showroom a bien été pensé et a été divisé en cinq univers : santé et medtech silver economy ; industrie ; smart city/smart building/énergie ; living (bien-être, home, sport, tourisme, loisir) ; agri-food. Globalement les plénières était de très haut niveau avec des speakers qui ont débattu jusqu’à faire oublier aux participants et aux visiteurs le temps qui passe et la technologie qui arrive à une vitesse folle dans nos vies.

Sido, Intelligence des Objets (4)

La vallée des start-ups

Cette année, la Startup Valley présentée sur 1.000 m² environ, a mis en avant plus de 65 start-ups sélectionnées parmi 160 candidatures. 21 d’entre elles étaient situées en Région Auvergne-Rhône-Alpes comme Hoomano, Yes it is ou encore Aryballe Technologies. En effet, toute la zone ouverte devant les stands était exclusivement réservée aux start-ups présentant des produits plus ou moins finis (du prototype à l’objet commercialisé). Certains ont mis le sourire aux lèvres, d’autres nous amènent à nous poser des questions, et d’autres enfin nous donnent envie de courir les acheter. Les stands à perte de vue ont touché de manière significative les visiteurs. Effectivement, tous les niveaux d’intervention dans la création des objets connectés étaient présents, des fabricants hardware aux intégrateurs en passant par des designers, des avocats, des sociétés de conseil…La présence de la Région Auvergne-Rhône-Alpes était un plus puisque les participants avaient la possibilité de parler directement avec les interlocuteurs institutionnels lors de ce SIdO 2017.

De nombreux outils de mise en relation

Le SIdO souhaite être un lieu de rencontre pour les entreprises. A ce titre, trois outils ont été mis en place cette année : Un accueil « 1re info et orientation des visiteurs » qui propose des parcours axés sur les besoins du visiteur ; une plateforme en ligne pour programmer des rendez-vous entre les visiteurs et les exposants et enfin, un système de rencontres professionnelles au niveau européen, conduit par l’Ardi.

Des mini-conférences très variées

Côté conférences, les sujets étaient très variés. A retenir particulièrement de cet événement le « Business Model : IoT as a service, comment transformer son produit en service » (animée par Marc Brévière d’Aldes et Laurent-Walter Goix d’Econocom), et “IoT Design: Bots, interfaces vocales, vers un design d’interfaces intelligentes et sensorielles” (animée par David Gal-Régniez d’Imaginove, avec Pierre Alex – Distorsion, Cédrik Chappaz – Hap2U, Olivier Courtade – Myxyty et M2M Solutions et Julien Venturini – Aryballe Technologies). Les conférences du SIdO ont su capter l’attention du public et présenter l’IOT comme un véritable service en tout genre.

SIdO, Intelligence des Objets (6)

Le Japon à l’honneur pour cette nouvelle édition

Pour la première fois en 3 ans, sept start-ups japonaises ont marqué leur présence lors du showroom. Le « hackaton » organisé pour la deuxième fois en 2017 met également en avant une société japonaise, JTEKT. Celle-ci s’axe sur la création de produits centrés sur les usages des voitures de demain. Les projets les plus réussis ont été représentés devant un jury.

“IoT = Intelligence of Things”

Finalement, l’idée clé à retenir de cette nouvelle édition est bien celle-ci : « IOT, Intelligence Of Things ». L’expression a été inventée par Luc Julia, vice-président de l’innovation chez Samsung, qui a présenté en plénière sa vision du futur de l’IoT. Et l’important aujourd’hui est de passer de “IoT = Internet of Things” à “IoT = Intelligence of Things”.

Nous savons maintenant fabriquer les objets connectés mais seuls et chacun dans notre coin. Ce qui est important à l’heure actuelle est le fait de donner une réelle plus-value, une vraie valeur ajoutée, qui passe non pas par de simples remontées de statistiques mais par l’ajout d’intelligence artificielle à des données (grâce au cloud par exemple !). Il est essentiel de retenir que nous devons permettre à l’utilisateur d’obtenir des conseils, des préventions, des alertes et ne pas s’arrêter aux statistiques et aux graphs.

En conclusion, l’IOT ne doit pas être le seul système intelligent, soyons TOUS intelligents !

 

SITE INTERNET DU SHOWROOM 2017

Retour sur les Sommets du Digital 2017

L’événement digital de l’hiver 2017

Après le succès incontestable de la première édition 2016, les 23, 24 et 25 janvier derniers ont eu lieu les Sommets du digital 2017, événement incontournable de l’hiver. Cette année, les sommets étaient organisés dans la célèbre station de ski “la Clusaz”, en Haute-Savoie. Retour sur les moments exceptionnels de ce rendez-vous dynamique, divertissant et interactif organisé par les Editions Kawa.

 Le meilleur de ce rendez-vous digital 2017

Les éditions Kawa nous ont donné rendez-vous fin janvier dernier pour profiter de moments d’échanges et d’apprentissage auprès d’experts du Digital, du Marketing, du e-commerce et de l’innovation. Les objectifs de ces 3 journées intensives ? Discuter, écouter et profiter des instants privilégiés avec les spécialistes du thème principal : “Imaginer demain et réussir aujourd’hui !”. Cette manifestation a réuni cette année plus de 300 participants et 55 professionnels du numérique. Les thèmes de l’expérience client, du contenu et de la data ont été au cœur des ateliers organisés lors de ces 3 journées. Pour Paul Patrice, conférencier et spécialiste “vente, analytics et ciblage” aux sommets du digital, ces datas font parties prenantes de l’expérience client et doivent être complétées par un certain design et des interactions bien pensées. 

Les sommets du digital 2017

Le plus impressionnant lors cet événement a été la prise de conscience de la place de l’humain au sein de la transformation digitale actuelle. Ce rendez-vous a invité les intervenants à parler de ruptures, de menaces, d’avenir mais aussi de prospective, tout en restant ancré dans le réel et le concret. Cette édition 2017, inaugurée par Adobe, a permis aux participants de comprendre les transformations digitales de notre société avec un programme intense de conférences et d’activités axées sur le networking mais également d’animations sportives et ludiques. Et pour finir en beauté ? L’organisation de soirées festives bien sûr ! Le but premier de cette organisation était d’instaurer une véritable ambiance conviviale entre l’ensemble des participants, conférenciers et organisateurs. Ce rendez-vous au sommet a permis également de développer le réseau professionnel des participants. Aussi, le lieu de cet événement n’a pas été choisi au hasard et a été pensé de manière stratégique… La Clusaz est une station “hyper-connectée” et très active sur les réseaux sociaux, constituant ainsi une image idéale de développement digital réussi. De nombreux projets ont été réalisés par ce site savoyard tels que la présence du wifi sur les pistes et dans les restaurants d’altitude ou encore la création de plateformes de partage, de communication et de services.

Inbound marketing et Weblistening, deux notions à ne pas négliger

La société Cision qui développe une suite logicielle pour les relations medias, le social media management et le marketing digital, a animé un atelier sur la gestion de l’influence en ligne lors de ce rendez-vous savoyard. L’entreprise a eu l’occasion d’apprendre aux participants comment appliquer les techniques d’inbound marketing aux relations médias. En effet, quatre internautes sur cinq utilisent les réseaux sociaux pour développer leur activité et recherchent des contenus de qualité à publier sur le net. C’est alors à ce moment précis que l’inbound marketing intervient en tant que prolongement des relations presse ; cette technique s’adresse aussi bien aux consommateurs qu’aux blogueurs et influenceurs. A la suite de la présentation sur la nouvelle application mobile d’Allianz, Digimind et ResearchNow ont débattu sur les solutions de weblistening et sur les études marketing conventionnelles pour en venir à se poser la question suivante : quelle stratégie est la plus performante ? Après réflexion et sans surprise, les deux sont parfaitement complémentaires. Le weblistenning est une méthode qui permet d’extraire l’information utile de l’ensemble des données et de mettre de côté les éléments pertinents au profit de la communication de la marque.

Les sommets du digital 2017

Le Digital, véritable ubérisation et destructeur d’emplois

Parmi les 55 participants, on compte Émilie Le Goff, fondatrice de Troops, cabinet RH 100% digital. Cette jeune femme spécialiste et experte en ressources humaines est venue parler de l’évolution et de la transformation digitale de son secteur de prédilection. D’après elle, « 50% des métiers vont disparaître » dans les prochaines décennies, conséquence de l’intelligence artificielle, « on ne travaillera plus par métier mais par projet ». Cyrille de Lasteyrie, Président de Million, société de production de spectacles et de conférences et co-fondateur de StoryCircus, société de production audiovisuelle a évoqué et a partagé les réflexions de Mme Le Goff concernant l’impact et l’évolution fulgurante de la technologie dans nos sociétés. Cet homme a fait part de son angoisse vis-à-vis du Trans humanisme et de l’expérience technologique actuelle. Ces nouveaux genres peuvent véritablement être complémentaires et peuvent amener à créer un tout nouveau statut, le « techno-humain ».

La deuxième édition des Sommets du Digital a été cette année encore, le rendez-vous incontournable du digital. 3 jours intenses avec plus de 300 participants et de nombreux partenaires, 3 jours de partages, d’émotions et d’apprentissage. Et tout cela ? Dans la bonne ambiance et au cœur d’un lieu unique. Une expérience humaine fabuleuse qui a favorisé le networking entre professionnels. On se donne rendez-vous pour la 3ème édition les 5,6 et 7 février 2018 !

RETOUR EN IMAGE SUR L’EDITION 2017 !

CES 2017 : Hi, le nouvel interphone connecté

Hi, l’interphone du futur connecté !

Vous vous en souvenez ? En janvier dernier, Fenotek, jeune startup française, avait présenté son tout nouvel objet connecté et innovant, Hi.
Cet outil “made in France” a fait fureur et a été mis sur le podium lors du CES 2017… Dîtes bonjours à Hi, nouveau système anti-cambriolage connecté !

Le cambriolage est un sujet de plus en plus présent chez les français et Fenotek a décidé de remédier à cette situation en élaborant une révolution “sécurité online” grâce à une innovation numérique. Les concepteurs de ce tout nouvel interphone connecté ont bien compris l’importance et la priorité de se sentir en sécurité au sein de son domicile. Dans ce cadre, de nombreux produits ont été créés auparavant, qu’il s’agisse de serrures connectées ou de caméras de surveillance…

Mais Fenotek a voulu aller plus loin en présentant au CES de Las Vegas un couteau suisse de la confiance et de la fiabilité. Répondre à l’interphone depuis son téléphone, déclencher une alarme à distance… c’est possible avec Hi, et ce n’est seulement qu’une partie de ses fonctionnalités ! Grâce à cet interphone connecté, vous pourrez garder un œil sur qui est en bas de chez vous, même en vacances. C’est un interphone connecté à internet, au wifi ou à la 4G qui se place dehors et qui remplace votre sonnette habituelle. Par exemple, lorsqu’un facteur sonne à votre porte, vous allez recevoir un appel sur votre téléphone portable et vous pourrez le voir en vidéo et l’entendre parler grâce à une caméra intégrée. Hi est doté de la technologie iBeacon permettant d’identifier les habitants de votre maison grâce à leurs propres smartphones. Vous aurez alors la possibilité de suivre en temps réel ce qu’il se passe chez vous et d’être informé lorsqu’une personne arrive à votre domicile ou qu’une autre en sort. Cet objet est aussi un véritable gain de temps et peut être un accessoire utile pour les personnes qui ont du mal à se déplacer.

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Une levée de fonds épatante

Notre interphone coup de cœur du moment connaît un franc succès auprès des consommateurs, et c’est peu de le dire… une levée de fonds a été organisée par la start-up qui a récolté la folle somme de 2,2 millions d’euros dans l’objectif de continuer le développement de ce petit objet connecté. Cette levée de fonds devrait permettre à Fenotek de supporter ce développement jusqu’en juin 2018. ” Les gens trouvent l’idée d’interphone sur smartphone géniale, ils se demandent souvent pourquoi ça n’existait pas avant » souligne le patron de la start-up. En juillet dernier, l’entreprise avait déjà réussi à réunir plus de 500.000 euros grâce à une action de financement participatif sur Indiegogo. Hi commencera à être commercialisé d’ici mars/avril 2017 en grandes surfaces, magasins de bricolage et boutiques high-tech. La cible principale de cet interphone ? Le marché résidentiel et plus particulièrement les propriétaires de maisons. Aujourd’hui ce marché représente plus de 20 millions de clients potentiels rien qu’en France. On peut dire qu’Hi a de beaux jours en perspective !

Interphone connecté

 

 

 

 

 

 

Au cœur de la révolution digitale africaine

Aujourd’hui l’Afrique est un continent en plein essor numérique. Il se développe mais surtout et avant tout, se digitalise et innove depuis quelques années en matière de nouvelles technologies et de start-ups. Les boîtes africaines ont une belle carte digitale à jouer pour le futur, à condition d’agir rapidement et efficacement !

La croissance digitale s’est enclenchée en Afrique

Cela fait 10 ans que l’Afrique a amorcé sa propre révolution numérique. Sur la dernière décennie, l’Afrique a acquis une croissance moyenne allant jusqu’à 5% et une émergence d’une classe moyenne se comptant en centaine de millions de personnes. Dans ce cadre, elle représente à l’heure actuelle un immense potentiel de croissance digitale. Dans la majorité des pays du continent, ce domaine technologique est définit par les gouvernants, comme une priorité non négligeable et comme une opportunité à ne pas prendre à la légère. En effet, longtemps resté au dernier rang sur le plan technologique, le continent africain rattrape progressivement son retard au niveau des télécoms et de l’internet.

« L’Afrique a sauté une génération en passant de Western Union au paiement mobile, explique Philippe Limantour, associé spécialiste du digital à EY. Il manquait jusqu’à présent les infrastructures de communication. Mais aujourd’hui, dans certains pays, un acte de propriété, c’est une photo géolocalisée mise dans une “blockchain” ».

On distingue de nos jours en Afrique, un volontarisme politique très affirmé et des ambitions soutenues. Le fondateur d’Afrobytes, premier hub européen dédié à la tech africaine, souligne : « Les gouvernements ont bien compris tout le bénéfice que pouvait leur apporter la tech dans leur développement. En 2015, le Kenya a effectué une levée obligataire via mobile. De son côté, le Rwanda veut devenir un pays “cashless” d’ici 2020 et créer le premier drone-port mondial !». Des études ont été menées par le centre Afrotech de l’école polytechnique de Lausane et ont déterminées que les drones-cargos pourraient prendre en charge jusqu’à 15% du transport des marchandises d’Afrique. Egalement, de nombreuses start-ups ont vu le jour en Afrique ces dernières années. En septembre 2016 par exemple, la start-up Afrimarket, présentée comme un système de transfert d’argent des diasporas, est devenue une plateforme d’e-commerce ayant levé plus de 10 millions d’euros.

Révolution digitale africaine

Les start-ups, au cœur de l’évolution digitale africaine

Pour expliquer ce bouillonement digital, voici le portrait de trois différentes start-ups emblématiques en Afrique :

Jumia Travel, référence des réservations hôtelières en ligne
Jumia est un site de commerce électronique créé en 2012 qui se présente comme un centre commercial en ligne. Fondé au Nigéria, il existe aujourd’hui dans une vingtaine de pays africains dont le Maroc, le Kenya, l’Égypte, l’Ouganda, le Cameroun, le Ghana, l’Angola et la Tanzanie et la Côte d’Ivoire. « Sur Jumia Travel, nous proposons régulièrement des offres bonifiées grâce au volume de commandes. De 20% en moyenne, certaines promotions peuvent aller jusqu’à 80%.» explique avec enthousiasme Paul Midy, jeune dirigeant de Jumia Travel.

Iroko TV: futur Netflix africain ?
En 2011, le Nigérian Jason Njoku créer, grâce à des soutiens de fonds d’investissements, la plateforme Iroko TV pour partager et diffuser les films «Nollywood». Il a pour ambition de conquérir le marché africain, en compressant notamment les films pour contourner la mauvaise qualité de certaines connexions. En janvier dernier, Iroko TV a signé avec Canal+ un contrat d’un montant de 19 millions de dollars.

FiFo, faire de la gratuité son fonds de commerce 
L’application mobile FiFo, en cours de développement en Tunisie, a pour objectif de développer l’e-commerce avec la gratuité comme principal relais de développement. Le but ? Proposer à travers le smartphone un produit gratuit pour attirer les clients potentiels. La start-up a été créée début 2016 par le Tunisien Akram Marzouki. Un concept qui lui a valu de décrocher, en 2015, le prix de la meilleure présentation lors du congrès annuel de l’Institut américain des ingénieurs en électricité et électronique, à Dallas.

Révolution digitale africaine

L’Afrique, pionnier de l’évolution digitale 100% “mobile”

L’avantage aujourd’hui de la tech africaine ? Le mobile ! Selon l’Institut Universitaire de Technologie (IUT), le marché des télécoms en Afrique est en pleine expansion et ce, grâce aux nombreux usages du mobile. En effet, sur les continents africains le réseau fixe est essentiellement difficile d’accès et impose aux habitants d’utiliser leur téléphone portable. L’Afrique est LE pionnier en matière de “mobile payement”. Plus de 50% des utilisateurs de mobile ont adopté ce mode de paiement au Kenya et en Tanzanie et plus d’un quart en Afrique du sud et au Sénégal.  Comme a pu le spécifier Kenza Chraïbi dans son ancien article dédié à ce sujet, l’Afrique est un continent mobile où internet se démocratise petit à petit avec entre autres, la création de réseaux haut débit 3G, et dans certains pays 4G. L’Afrique devrait atteindre 350 millions de smartphones et d’appareils connectés en 2017. Au cœur de cette révolution digitale africaine, de nombreuses applications permettent également l’accès à une multitude d’opportunités. Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont les outils digitaux les plus utilisés et les plus renommés en termes de connexions. La technologie numérique est désormais au cœur des usages de nombreuses entreprises africaines ; ces dernières ont a présent compris l’importance de la place du digital dans leur développement national et international.

Alors, jusqu’où ira la révolution digitale africaine ?

Le stade connecté, un tremplin digital pour le football

Le stade connecté au service du sport et de la distraction

A l’ère de la digitalisation et du « tout connecté », les stades de football font face aujourd’hui à de nouvelles demandes et à de nouvelles attentes des consommateurs dans le cadre des événements sportifs.

Les stades français doivent redoubler de créativité et rattraper leur retard en matière de services digitaux pour attirer un maximum de personnes à « checker » leurs solutions. “Plus qu’une tendance, le stade connecté est devenu une nécessité pour les supporters, pour les clubs mais aussi pour les marques“, explique l’économiste Vincent Chaudel, directeur marketing du cabinet conseil Kurt Salmon.

Stade connecté

D’après Boris Helleu, maître de conférences à l’Université de Caen, le stade 2.0 fait référence à l’idée d’un stade qui interagit avec ses fans et qui prend la parole sur les réseaux sociaux pour développer une certaine proximité avec le spectateur. Cette notion renvoie à la définition des JO de Londres de 2012 qui furent qualifiés de « Socialympics » en rapport aux nombreuses actions numériques organisées à l’issue de cet événement.

Le  stade 2.0 place, depuis début 2016, le participant au cœur de la stratégie du stade pour élargir ses champs d’actions numériques dans le but de concurrencer nos stades européens.

En effet, un stade en 2016 ne peut plus se permettre de proposer une WiFi à faible densité car les spectateurs non satisfaits pourraient déserter les gradins. L’envie de se connecter au web rapidement, en tout lieu et depuis son smartphone est devenu un geste banal. Le supporter commence aujourd’hui à être accompagné en permanence : avant, pendant et après l’événement.

Actuellement, il a la possibilité d’utiliser de multiples services mobiles dans le but d’obtenir des contenus exclusifs, de connaître les conditions de circulation autour du stade grâce à des données croisées issues du Big Data, de s’informer sur son itinéraire, de participer à des jeux, d’échanger et de communiquer avec d’autres spectateurs via des plateformes de discussion en ligne ou encore de dématérialiser son billet.

Stade connecté

Par exemple, à l’occasion de l’Euro 2016 de nouvelles organisations “connectées” ont vu le jour. En effet, au Stade des Lumières de Lyon, grâce à la réalité virtuelle accessible aujourd’hui, le spectateur peut être géolocalisé  et guidé jusqu’à son siège avec Google Maps. Le Parc OL a également créé une application mobile permettant aux visiteurs d’interagir sur les réseaux sociaux, de participer à des jeux et quizz ou même de commander des boissons et sandwichs depuis leurs places. Ce stade, aujourd’hui « 2.0 », propose le Wi-fi gratuit ainsi qu’une carte OL cashless permettant de dématérialiser les paiements dans le but de réduire les temps d’attente.

Exakis, agence de stratégie et d’expertise numérique Microsoft, présente le concept de la nouvelle application mobile du stade OL dans une vidéo interactive : APPLI MOBILE

Autre nouvelle technologie pour nos stades français : des « FanCam » ont par exemple été installées dans l’Allianz Riviera de Nice. En début de match, une caméra prend une photo à 360° permettant de voir la globalité des supporters présents dans les tribunes. Le spectateur pourra ainsi se voir, lui et ses amis dans le stade, en zoomant sur la photo une fois le match terminé. Ces méthodes numériques et innovantes sont aujourd’hui encore peu déployées en France et vont devoir se généraliser pour suivre le mouvement mondial.

L’objectif connecté pour les années à venir ?

Renforcer l’environnement digital de manière à ce qu’il soit 100% opérationnel « avant, après, pendant » l’événement est l’objectif principal de ces stades. Mais ce n’est pas le seul objectif. Il faudra également améliorer la connexion dans les stades ou encore développer de plus en plus de contenus « connectés  : par exemple, créer des applications dédiées au match le jour J,  proposer des jeux pour smartphones en rapport avec le match, permettre d’interagir davantage entre les supporters… autant d’objectifs qui rendront nos stades français encore plus “connectés” !

Alors, quel sera le futur digital pour nos stades français ?