Facebook déploie les coupures publicitaires dans les Live

Le réseau social déploie une nouvelle fonction de monétisation des vidéos en live pour les éditeurs et les particuliers.

 

facebook live

 

100 millions d’heures de vidéo quotidiennes ont été visionnées par les utilisateurs de Facebook en 2016. Une raison qui avait poussé le réseau social à déployer début 2016 la vidéo live, d’abord testée fin 2015 aux Etats-Unis par quelques privilégiés. Le 23 février 2017, l’entreprise de Mark Zuckerberg a annoncé son blog le déploiement de la publicité mid-roll au sein des contenus Facebook Live.

“You can take an ad break now”

En mai dernier, Facebook débutait des tests sur l’insertion de messages publicitaires dans les vidéos d’un petit nombre d’éditeurs. Les modalités : pas de publicité avant 20 secondes de direct, des coupures espacées de 2 minutes pour un partage des revenus 55% éditeurs 45% Facebook. Un deal similaire à celui proposer par YouTube à ses créateurs de contenus vidéo. Le réseau social étend aujourd’hui cette fonctionnalité à l’ensemble des éditeurs américains vérifiés qui pourront lancer une coupure publicitaire grâce à une nouvelle icône “$” implantée dans l’application mobile. 

En parallèle, les socionautes lambdas pourront également monétiser leurs contenus à condition d’avoir un minimum de 2000 suiveurs et d’engranger au moins 300 vues par vidéo en direct. Les règles seront plus strictes pour eux : la première pause publicitaire sera disponible à partir de 4 minutes de live, les suivantes espacées de 5 minutes, tandis que la durée du message promotionnel n’excédera pas 20 secondes.

Luxe : Fred Joaillier et le digital pour se rapprocher de ses clients !

Le numérique facilitait déjà la personnalisation. Il permet aussi de « délocaliser » les points de vente physiques, sans nuire à l’expérience du Luxe.

 

Fred Joaillier

 

Rachel Marouani ne raterait pour rien au monde le CES de Las Vegas . La présidente de l’enseigne de Luxe Fred Joaillerie (filiale de LVMH, également propriétaire des Echos) y trouve des idées pour faciliter la vie de ses clients. Contrairement à d’autres dirigeants du luxe qui s’engagent dans le digital un peu à reculons, elle n’y voit pas une menace pour ses magasins physiques – dont le nombre, il est vrai, reste modeste. Au contraire, c’est pour elle le moyen d’accélérer, rendant la marque plus proche et accessible. « La joaillerie Fred n’est pas intimidante. Nos bijoux sont faits pour être portés au quotidien, pas rangés au coffre. Cette proximité doit s’appliquer à la manière dont nous facilitons la vie de nos clients en les suivant là où ils se trouvent. Se rendre disponible grâce au digital correspond parfaitement à l’esprit de la maison », explique la présidente.

Le digital, elle connaît. Avant de prendre les commandes de Fred en 2012, elle a fait figure de pionnière à la direction marketing de Sephora en équipant les vendeuses de smartphones et de tablettes pour avoir sous la main l’historique d’achat des clients. Chez Fred Joaillier, c’est un peu pareil. Plus besoin de passer physiquement à la caisse, tout se fait de manière fluide avec les vendeurs. « La technologie ne doit pas être plaquée et ne remettra jamais en question l’expérience du luxe dans nos boutiques. Elle nous sert à mieux répondre aux attentes de la clientèle qui est à l’aise avec elle ».

Dématérialiser le point de vente

La malle Atelier Fred dématérialise et donc permet de multiplier les points de vente. Objectif  ? Suivre la clientèle dans les « hot spots » des vacances et villégiature chics, Saint-Tropez, Courchevel… Facilement transportable, la malle peut très bien s’installer dans une suite d’hôtel mais toujours avec des vendeurs maison.

Animer les vitrines avec des hologrammes

Il n’y pas qu’au cinéma ou au spectacle qu’on voit des hologrammes, technique d’ailleurs bien antérieure à l’ère numérique. Rachel Maourani est partie d’un constat. « Le soir, les boutiques de joailleries ont l’air triste quand on vide les vitrines de leur contenu pour des raisons de sécurité ». Grâce aux hologrammes, ce n’est plus le cas chez Fred. L’heure de la fermeture venue, les présentoirs se vident mais on les rhabille de reproductions holographiques des bijoux. Et comme sur scène, ils s’animent pour apporter de la vie aux vitrines. « Le dispositif va être généralisé à l’ensemble des boutiques qui donnent directement sur la rue », précise la manageuse.

 

Comment le PSG veut devenir le champion du digital

Depuis son rachat par le Qatari QSI en 2011, le club de football parisien s’est hissé dans le top 10 des clubs de sport les plus connus au monde. Frédéric Longuépée, DGA du PSG, revient sur la stratégie digitale adoptée pour transformer ses fans en clients de la marque Paris Saint-Germain.

 

À la mi-saison, le Paris Saint-Germain Football Club occupe la troisième place du classement de la Ligue 1, avec des résultats en deçà de la victoire décrochée l’an passé. En revanche, s’il y a un terrain sur lequel le club créé en 1970 excelle, c’est celui du digital. Réseaux sociaux, applications mobiles, stade connecté, l’équipe du Parc des Princes développe sa présence sur tous les fronts afin de devenir une marque iconique. “Au-delà des performances sportives et de la visibilité qu’elles apportent à la marque, devenir une grande marque de sport internationale est difficile voire impossible sans une puissante stratégie digitale”, résume Frédéric Longuépée, directeur général adjoint du Paris Saint-Germain Football Club.

 

Optimiser l’expérience client des fans

 

“On n’a encore rien trouvé de mieux pour promouvoir un produit que le bouche-à-oreille, rappelle Frédéric Longuépée. La qualité d’expérience est donc primordiale”. Une expérience qui commence dès l’achat du billet (sur place, sur la billetterie en ligne du PSG ou encore sur sa propre plateforme d’échange/revente intégrée Ticketplace lancée en août dernier), se déroule pendant le match et se poursuit au quotidien.

Les rencontres sportives dans l’enceinte du Parc des Princes, stade officiel de l’équipe parisienne, concentrent un important travail sur l’expérience client, comme le justifie l’ancien directeur délégué de la Fédération Française de Tennis: “Si les supporters font le choix de se rendre au stade, il faut que leur expérience soit au moins aussi agréable que s’ils regardaient le match depuis leur salon”. Pour cela, les 12 collaborateurs du marketing et du digital travaillent sur la problématique du stade connecté. Depuis la fin des travaux de rénovation du stade du 16e arrondissement de Paris terminés en 2015, une connexion Wi-Fi est disponible pour l’ensemble des spectateurs grâce à 550 bornes d’accès complétées par 15 zones de rechargement. À l’occasion du choc OM-PSG le 26 octobre 2016, ce dernier a déployé la dernière de ses 6 applications mobiles : la Stadium App, permettant au spectateur d’accéder aux statistiques, ralentis et autres contenus exclusifs durant le match.

Pour maintenir la relation avec les supporters en dehors des matchs, “car il y a plus de contact à l’extérieur qu’à l’intérieur du stade”, le PSG propose depuis juin dernier un programme de membership offrant un accès privilégié à la marque. “MyParis Saint-Germain vise à diffuser la marque et son influence auprès du plus grand nombre en faisant profiter les membres de bénéfices exclusifs”, détaille Frédéric Longuépée, et ce à travers 3 formules pour 3 cibles différentes: une offre fans à 39,90euros par an, une offre junior à 19,90 pour les moins de 15 ans (cible importante du PSG car “il faut préparer dès aujourd’hui la base fan de demain”), et une offre digitale gratuite plutôt destinée aux fans à l’étranger. 35000 supporters ont déjà souscrit un abonnement pour accéder à des événements exclusifs, des remises sur les produits dérivés, ou des avantages sur la billetterie.

L’idée étant bien sûr que toutes ces données collectées servent à améliorer la connaissance client et in fine son expérience. C’est notamment le but du partenariat avec Ericsson annoncé en novembre 2016: “Connecter toutes les sources d’informations sur les habitudes de consommation des supporters pour répondre à leurs attentes”. Le PSG réfléchirait par ailleurs une façon de stocker l’ensemble de ses données, comme une DMP.

 

Faire rayonner la marque sur le digital

 

Pour enrichir sa connaissance client, le club mise sur les outils que sont les plateformes de contenu. Facebook (plus de 26 millions de fans sur la page principale), Twitter (4 millions de followers sur le compte français), Instagram (7 millions d’abonnés), Snapchat, YouTube… Le PSG a été sacré 15e équipe sportive la plus influente au monde par le classement Forbes publié en juin dernier. Son directeur général adjoint se défend néanmoins d’une quelconque course aux chiffres qui n’auraient “aucun sens sans être capable d’identifier et de communiquer avec ces fans”. C’est le contenu publié sur ces médias sociaux qui compte: le condensé d’actualité hebdomadaire “No Comment”, le portrait vidéo “Un jour avec…”, mais aussi le magazine “100% PSG” ou encore la webTV “PSG TV” qui compte 10000 abonnés par saison.

Depuis novembre, ces contenus, que le PSG réfléchit à faire évoluer, sont déplacés vers la plateforme Dugout. Le site web créé par le Britannique Elliott Richardson connecte les supporters sportifs aux plus grands clubs de football mondiaux (FC Bayern, Barcelona, Manchester City, etc.) et permet à ces derniers de récupérer les recettes publicitaires habituellement absorbés par Facebook et consorts. Un outil supplémentaire pour développer la visibilité à l’international du PSG, le club recensant 90% de ses fans à l’étranger… contre seulement 10% il y a 5 ans. Pour toucher ces fans, dont les plus gros bassins sont au Brésil et en Indonésie, le PSG a notamment décliné son site et ses réseaux sociaux dans pas moins de 8 langues.

Sephora lance le BeautyBot en Europe !

Sephora se digitalise en cette fin d’année !

Spécialiste des produits de beauté, la marque Sephora figure parmi les enseignes de beauté incontournable en France.  À l’approche des fêtes de fin d’année, le réseau a décidé de simplifier la préparation des cadeaux pour ses nombreux utilisateurs aussi bien en France que dans d’autres pays européens (Italie, Pologne, Espagne et en République Tchèque) avec l’arrivée de son robot conversationnel sur Messenger nommé BeautyBot.

Avec l’arrivée de ce nouvel outil, l’enseigne Sephora s’adapte une fois de plus aux habitudes de consommation de ses nombreux clients. L’utilisation de la technologie et plus précisément des réseaux sociaux faisant désormais intégralement partie de la vie quotidienne, le réseau a donc surfé sur cette vague pour mettre en place le BeautyBot, son robot conversationnel sur Messenger (Facebook). Le but étant d’aider le client à affiner sa recherche parmi la large gamme de produits vendus par l’enseigne à l’aide d’une série de questions portant sur des critères bien précis (style, âge, budget…) afin de dénicher le produit idéal.

Le robot BeautyBot propose par la suite d’achever sa commande directement sur la plateforme de l’enseigne Sephora, ou de les faire livrer directement dans le magasin de son choix. L’option « géolocalisation » permet également au BeautyBot d’informer le client sur la disponibilité des articles dans le magasin le plus proche.

Démonstration en vidéo :