Comment j’ai choisi le MBA Digital Marketing de l’EFAP

Le 16 Octobre 2017, j’intégrais le MBA Digital Marketing et Business de l’EFAP (MBADMB) dirigé par Vincent Montet. Un an après, une belle occasion se présente pour me souvenir et expliquer ce qui m’a poussée à choisir ce diplôme plutôt qu’un autre.

En effet, parmi la multitude de Masters et MBAs proposés en Marketing Digital, ce qui pour moi a fait la différence est lié à la notion de rayonnement:

“un rayonnement, désigne le processus d’émission ou de propagation d’énergie et de quantité de mouvement impliquant une onde, une particule”.

Je vais essayer de vous amener à ce rayonnement tout au long de cet article et y reviendrai en conclusion mais avant toute chose, laissez moi vous emmener en voyage: la recherche de ma formation en Marketing Digital, un voyage qui a changé ma vie.

A la recherche d’un MBA en Digital Marketing

Paris – France

MBA DMB - Trocadero

Nous sommes fin février 2017… 

Je sors d’une rupture. Il s’agit d’une belle et flamboyante rupture professionnelle qui tôt ou tard devait arriver. Depuis plusieurs années j’avais fait le tour de mon métier et souhaitais me reconvertir dans le digital.

Ce début d’année représente ainsi pour moi le coup d’envoi d’une nouvelle vie.

Mais avant de commencer, il allait falloir faire un choix de formation.

Une fois le domaine validé, choisir la meilleure formation pour soi et son avenir est souvent une étape compliquée.

Koh Samui – Thaïlande

plage

Le 14 mars 2017…

Je me retrouve sur l’île de Koh Samui au bord d’un magnifique lagon pour 2 semaines de vacances bien méritées.

En temps normal, j’aurais bien entendu passé mes journées à profiter du cadre et de l’instant qui s’écoule doucement. Mais en ce mois de Mars 2017, impossible de me poser sans penser au lendemain. Une onde de changement qui ne date pas d’hier me pousse en avant.

J’ai choisi le Marketing Digital pour me lancer dans ma deuxième vie et amorçer ma reconversion. Une irrésistible envie de me mettre en  mouvement m’amène à entamer mes recherches des meilleures formations dans le domaine.

Commence alors une routine où chaque après midi, assise sous un auvent à la terrasse de l’hôtel, face au lagon, je vais surfer sur mon téléphone.

Perdue dans le labyrinthe des formations

Les écoles et leurs programmes de Masters et MBAs défilent sur mon écran.

Toujours le même format, toujours le même jargon. Un descriptif du cursus académique, presque standardisé, beaucoup de texte, peu de photos, des couleurs fades. Ah ! si ! de temps à autre une vidéo promotionnelle mais sans âme ou qui en fait trop. Des explications alambiquées, ou froides ou parfois pompeuses.

Une expérience de navigation parfois complexe ou brouillonne ou décevante. Pour certains sites: pas de brochure, des tarifs bien cachés, une énumération de matières ou un laborieux formulaire à remplir pour une demande d’information qu’on me donnera ultérieurement.

N’oubliez pas que je suis sur une île à des milliers de Km de l’Europe et sur mon portable (Mobile First).

De fil en aiguille, mon intérêt pour quelques écoles très certainement sérieuses et pleines d’atouts en terme d’enseignements, s’amenuise. Trop beau pour être vrai ou trop scolaire. J’ai déjà entrepris un Master pendant mon parcours professionnel et suis déjà passée par la case académique.

Ce que je souhaite aujourd’hui (dans un monde qui accélère à la vitesse de l’éclair) ce sont évidemment des cours théoriques posant les bases fondamentales mais aussi et surtout une immersion dans le monde digital.  

Que ça “claque”, que je me sente partie prenante des transformations en cours, que les enseignements soient à jour (“up to date”) et que je puisse mettre en pratique les enseignements dés le départ. 

Le MBADMB et son rayonnement

Rayonnement No 1: Une présentation de la formation MBADMB sous un jour engageant, clair, et dynamique.

2ème jour de recherches sur ma plage de rêve, les pieds dans le sable blanc et je suis déjà “noyée” dans les “vagues” des formations dédiées au Marketing Digital. Je dis vagues ? Non je divague dans le vague…

Jusqu’à ce moment “béni des dieux bouddhistes” (n’oubliez pas que je suis en Thaïlande) où je tombe sur le MBADMB à…Shanghai.

J’habite à Paris mais bon…la piste est sérieuse.

Digital Marketing MBADMB

Une navigation simple et structurée, une photo en couleur (c’est peut-être un détail pour vous mais sur le volume de site webs consultés, ça change du noir et blanc ou du vert pâle apaisant certes mais peu chatoyant) et surtout une accroche.

Une accroche toute droit venue de la “vraie vie” qui génère une envie d’aller plus loin.. “as Jack Ma, founder of Alibaba pointed out..”

J’ai déjà envie de lire sur le sujet de la révolution digitale entre la Chine et l’Europe.

J’avance sur le site et j’obtiens rapidement des explications détaillées, catégorisées avec un visuel du programme high level, le détail, les profiles et débouchés, les conditions d’admission avec les tarifs et le financement. C’est “straight to the point” sans ambages et annonce déjà la couleur.

Cerise sur le gateau, on peut même “challenger le Directeur “ lors d’un entretien personnalisé.

Rayonnement No 2: Les points forts mis en avant

Participation des étudiants à:

  • des événement professionnels, à la pointe des dernières tendances digitales
  • des conférences
  • de véritables projets digitaux avec de véritables clients

Apprentissage accéléré:

  • études de cas
  • avec des intervenants qui sont tous des professionnels en activité et donc forcément au coeur du mouvement de propagation de l’onde digitale.

Le soutien inconditionnel:

  • d’un réseau de professionnels du Marketing Digital
  • d’une communauté grandissante ET internationale

Voilà on y vient ! C’est ce que je recherche.

Événements MBADMB

Rayonnement No 3: Les témoignages d’alumni

Déjà interpellée par l’expérience utilisateur et bien évidemment le contenu de ce rayonnement “on-line”, je continue les recherches en ciblant sur le MBADMB, MBA Marketing Digital & Business, l’EFAP etc….

Google est mon meilleur ami.

Inévitablement, je finis par tomber sur l’article d’un alumni qui explique en détail son expérience du MBADMB.

J’ai une première confirmation que ce que j’ai lu et relu est bel et bien cohérent avec ce qui est vécu.

article alumni

Rayonnement No 4: Une communauté fière et engagée

Ni une ni deux, je contacte un autre alumni via LinkedIn pour en savoir un peu plus.

A ma grande surprise et 2 jours aprés, j’ai une notification de message.

Le ton est avenant, convivial. L’échange est simple. La personne n’est de toute évidence pas là pour me “vendre” le MBADMB mais me raconte avec ses mots son parcours et le déroulé de la formation en concluant par me souhaiter bonne chance dans mes démarches et que si je souhaite débattre du sujet autour d’un café à Paris, je suis la bienvenue.

Je prends conscience à ce moment là de la force de la communauté du MBADMB, de la sincérité des propos qui me sont rapportés, de la fierté dont ils sont empreints.

Mon choix est fait.

Ce sera donc le MBA Digital Marketing & Business de l’EFAP en Full Time et à Paris.

Communauté Alumni

Conclusion

Souvenez vous de la définition:

“un rayonnement, désigne le processus d’émission ou de propagation d’énergie et de quantité de mouvement impliquant une onde, une particule”.

Onde rayonnement

Perdue dans les limbes de toutes ces particules de Masters et MBAs, seul le processus d’émission et la propagation d’énergie de l’onde MBADMB (présentation, UX, contenu et communauté) ont fait la différence pour moi.

Pas de chichi, pas d’ostentation, pas d’over-selling.

Pas besoin d’en faire trop quand on sait ce qu’on fait et qu’on le fait bien.

La preuve ! L’onde MBADMB se propage aussi à travers ses étudiants. N’est ce pas la marque indubitable de l’empreinte pérenne que cette formation laisse sur ceux qui sont passés dans ses rangs ?

Alors et vous ? Avez vous déjà fait votre choix ?

>>> Pour en savoir plus >>>

1.Programme Full Time Paris: *

https://www.efap.com/mba/mba-marketing-digital/paris-full-time/programme

* Vous pouvez tout aussi bien passer par Lille, Lyon, Bordeaux, Shanghai ou Alger. Existe aussi en modalité de temps partiel si vous êtes en activité professionnelle. Si vous avez raté la rentrée d’Octobre, prochain créneau en Mars 2019.

2. Pour prendre RDV avec le Directeur Mr Vincent Montet c’est par ici:

 https://www.efap.com/mba/mba-marketing-digital/paris-full-time/rdv-personnalise

3. Autres témoignages:

http://www.mbadmb.com/2018/05/08/etre-etudiant-mbadmb/

http://www.mbadmb.com/2018/03/30/6-mois-dimmersions-dans-le-mbadmb/

3 outils pour devenir un super stagiaire !

Le super stagiaire est au bout du couloir !

livres

On ne nait pas super stagiaire, on le devient.

Que vous soyez encore en recherche de stage ou que vous ayez déjà trouvé, je souhaitais vous faire partager mon expérience récente et vous donner une liste (non-exhaustive) d’outils et lectures qui pourront vous être utiles.

Ces quelques conseils complètent tout le savoir qu’on nous a déjà enseigné au MBADMB.

Dans le dédale des diverses entreprises qui cherchent des stagiaires pour des postes tous aussi éclectiques les uns que les autres (il y en a pour tous les goûts), il y a bien sur l’incontournable entretien. En ce qui me concerne, je suis frappée de voir à quel point certaines entreprises demandent de nombreux gages supplémentaires d’aptitudes et certifications avant de vous donner leur bénédiction.

Le stagiaire devra:

  • être autonome
  • apporter la réassurance qu’il maitrise les outils que la boite utilise au jour le jour
  • être force de proposition
  • suggérer de nombreuses pistes d’améliorations

Le stagiaire “couteau suisse” n’est pas un mythe, il est une réalité.

Certifications Hubspot

Un entretien téléphonique le jeudi soir et on me demande de passer 3 certifications Hubspot pour le deuxième entretien le lundi suivant. Au départ, j’avoue avoir été un peu sceptique à l’idée de devoir être certifiée avant même de pouvoir rencontrer mon “potentiel futur employeur”. Qu’à cela ne tienne, c’est aussi dans les challenges et les imprévus que se forge la détermination.

Hubspot Academy fournit gratuitement plusieurs cours et certifications qui valent la peine d’être “vécues”.

Celles que j’ai passé pour l’instant: Inbound Marketing et Content Marketing.

Jolie découverte pédagogique. J’y ai trouvé une vraie méthodologie et ai apprécié l’aspect trés pratique des questions.

Les cours sont en anglais. Comptez entre 4 et 6 heures en fonction de votre assiduité, niveau et envie d’approfondir. Score minimal pour valider l’examen: 75%.

Allez faire un tour sur Hubspot Academy

hubspot academy

Etudes de cas

Lorsque vous postulez pour un stage, le processus de recrutement se déroule parfois (voire même souvent) en 3 entretiens dont le dernier concerne une étude de cas à faire sur place en 1 heure et des brouettes.

Pour vous préparer à un tel exercice, le livre suivant (référence en la matière) vous permettra de travailler votre esprit méthodique et d’arriver serein, le jour J.

études de cas

Révisions 

Enfin et pour finir, quoi de mieux que de réviser sur le thème du MBA: le Marketing Digital. Si comme moi, vous vous êtes à un moment égaré dans le labyrinthe des leviers du marketing digital et ses possibilités infinies, alors rien de tel qu’une révision sur le sujet qui vous fera à nouveau prendre de la hauteur. L’excellent livre “Le Marketing Digital” aux éditions Pearson sera votre meilleur allié et compagnon.

le Marketing Digital (Pearson)

marketing digital

On nous dit qu’il nous faudra nous former tout au long de notre vie. C’est vrai et ça commence maintenant !

Alors découvrez de nouveaux outils, inscrivez vous en ligne, passez les certifications, révisez vos bases, faites vos vocalises…

Affutez vos lames, ajoutez un tire-bouchon, un tournevis, une paire de ciseaux ou même un cure-dent et devenez LE stagiaire “couteau suisse” tant recherché…

Have fun, be curious and never give up !

couteau suisse

Pour les révisions:

A lire aussi l’article d’Olivier Bertin sur les 3 livres incontournables de la transformation digitale.

Livres transformation digitale (Olivier Bertin)

Entretien exclusif avec Monsieur Yann Lemort !

Le 27 novembre 2017 est le jour où j’ai suivi mon premier cours de SEO avec Monsieur Yann Lemort.

On m’avait bien parlé de cette discipline à l’acronyme mystérieux qui veut dire en anglais dans le texte: “Search Engine Optimisation » : discipline permettant de pouvoir optimiser les sites web sur les moteurs de recherche mais je n’en savais guère plus.

A ce propos, je vous invite à relire l’article de Marie Brunel: Qu’est ce que le SEO ?

Au moment où je rentrais dans la salle de cours pour aller m’asseoir, je vis un « quadra finissant» – comme il aime à se décrire – en jean noir et t-shirt cold-wave revisité – à l’air sérieux et néanmoins fort sympathique.

yann lemort

Je me suis alors dit que j’allais assister à quelque chose de spécial.  J’en eus trés vite la confirmation quand Yann commença son cours par:

– “Vous êtes venus chercher de la magie ? – Eh ben ça tombe bien car ça n’existe pas en SEO et ça marche pas. Nous on s’occupe plutôt de faire les poubelles.”

seo-poubelle

A partir de ce moment, il vous livre tout ce qu’il a dit ne pas pouvoir vous livrer: la magie ! Enfin… sa magie à lui !

Dans ses cours, Yann utilise un savant mélange d’explications techniques et professionnelles assaisonnées d’une bonne dose de culture générale. Pendant 8 heures, vous partez dans la galaxie SEO, bivouaquez dans des mondes parallèles de geeks, êtes propulsés dans des films d’espionnages “googleliens”, vivez des anecdotes IRL et intégrez des références philosophiques. 

Vous comprendrez donc qu’au même titre que la technique de référencement qu’il enseigne, il était naturel que je veuille en savoir plus sur le professeur, le professionnel et l’humain. Une seule et même personne qui nous concocte et nous transmet tous ses savoirs.

Alors vous venez ? Je vous emmène à la rencontre d’un vrai mec SEO – Sincère Enthousiaste et Ouvert.

Comment es-tu arrivé au SEO ? Peux-tu décrire ton parcours ?

Le 7 novembre 1997 très précisément, je concevais le rédactionnel des CD Roms de Cinéma pour Canal+. Pour faire mes recherches, on me dit: c’est soit la bibliothèque poussiéreuse là-bas soit le “ouèbe”. Donc j’ouvre le (défunt) navigateur Netscape et je tape ma recherche dans la page d’accueil Yahoo (Google n’existait pas encore), comme je le faisais dans le Minitel. Ça marche et en couleur. C’est magique ! Je découvre le web !

En 1998, j’intègre une agence conseil où le web était 20% de mon boulot. Cependant, j’avais déjà compris qu’il y avait des moteurs de recherche (de plus en plus usités) et que les sites n’étaient pas classés par le fruit du hasard. C’est donc à ce moment là que je commence à bidouiller les sites, à en optimiser les éléments pour qu’ils soient visibles par les internautes dans une logique de référencement non commercial. J’ai beaucoup été aidé dans ma démarche, non pas par les balises Keywords mais par le fait de bosser sur ou avec des sites .gouv.fr.

En 2003, je travaille pour une agence web. Dans cette agence il y avait des développeurs et des sites qui méritaient d’être dans une logique de visibilité et personne n’était assigné au référencement. Google était aussi en train de prendre une part dominante du marché et encore une fois j’ai compris que cela n’allait pas s’arrêter au bout de 6 mois. Donc j’ai commencé à travailler sur le sujet.

2005: Et là, patatra, l’agence ferme ses portes de manière inattendue: le chômage. Je me retrouve dans ma chambre de bonne à faire du référencement, 12h par jour, en autodidacte (à l’époque les formations n’existaient pas sauf quelques forums ou le site Abondance d’Olivier Andrieu, père fondateur du SEO en France et toujours aussi simple et vulgarisateur. Nous lui devons tous beaucoup). Puis au delà de la technique (et des astuces ponctuelles) j’ai toujours été persuadé qu’avoir du contenu qualitatif faisait venir les gens chez toi mais c’était surtout la logique de faire rester les gens chez toi qui m’interpellait. Après cette année intense, je me suis donc fait embaucher dans une agence de référencement et là pendant 2 ans j’ai travaillé sur beaucoup, beaucoup de sites e-commerce, pour enfin me faire recruter par l’ex N°1 du secteur dans l’Hexagone.

En 2008, je deviens référenceur indépendant et commence à donner des cours à Leonard de Vinci. Je commence par donner 8h de cours et dés les débuts, les étudiants demandent plus d’heures. La suite tu la connais.

Peux-tu décrire ton quotidien professionnel et ses difficultés  ?

quotidien-professionnel

L’annonceur te missionne pour auditer son site web et compiler les problématiques liées au référencement. Mais trés souvent, ce client donc l’annonceur a un prestataire externe qui est censé lui avoir fait son site « Google-friendly ».

Plusieurs cas de figure:

Le prestataire n’a pas obtenu le contrat référencement donc il peut soit s’en foutre soit parfois même savonner la planche pour celui qui passera derrière. Cas encore trop courant.

Aussi, les agences ne sont pas forcément toutes cohérentes ou honnêtes. Quand tu es en avant vente, tout est faisable puis une fois la prestation vendue, quand le client demande une infime modification, on lui présente un nouveau devis ce qui peut mener à des blocages ou des problèmes de sécurité. Sans parler de l’obsolescence des stratégies SEO mises en place qui peuvent froisser le bestiaire de Mountain View…

Le pire dossier que j’ai eu: je devais travailler avec 13 prestataires. Forcément quand on n’a pas la sagesse de te faire intervenir en amont, quand tu arrives, c’est généralement pas pour donner de bonnes nouvelles. Donc on me refilait à la DSI: “tu touches pas à mon site” puis on me mettait au marketing mais le marketer ne comprend pas la technique: “c’est quoi une R 301 ?”. Là où on a les meilleurs résultats c’est quand il y a moins d’intermédiaires et donc plus de réactivité et de cohérence.

Après il y aussi le fait que certains clients ne voient le web que comme une technique ou de l’informatique. Mais une refonte de site n’est pas seulement graphique, l’arrivée du responsive et du https sont des chantiers qui sont rarement anticipés et, de fait, correctement mis en place (sans parler des rich snappets ou des balises canoniques ;-).

Quel est l’aspect le plus plaisant de ton métier ?

seo

Le métier de référenceur SEO c’est savoir allier la techno du client et tenter de connaitre son secteur d’activité, sa culture, ses enjeux. Ce qui est sympa c’est le fait de passer d’une PME à un grand groupe international, du Dalaï Lama à Air France par exemple. Et ça permet de se rendre compte que oui, il y a un outil et un média commun qui est le web mais les problématiques sont complètement variées. Entre autres secteurs j’ai du travailler pour 7 banques, 8 mutuelles, 4 compagnies aériennes et quelques N°1 mondiaux dans des secteurs très différents.

Et puis il y a les réussites humaines qui sont indépendantes des résultats. Je rencontre tellement de gens dans des secteurs d’activités tellement différents encore une fois. Il y a des gens avec qui les projets sont fluides. Ce sont de bons souvenirs même si au départ le secteur ne m’intéressait que moyennement. Et même si les gens partaient de loin, on a réussi ensemble.

Quel avenir pour le SEO ? Penses-tu que l’IA va remplacer les référenceurs ?

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“Le jour où les moteurs de recherche n’existeront plus, les référenceurs n’existeront plus” pour citer le brillant Aurélien Bardon. Actuellement, nous sommes, entre autre, dans des problématiques de recherche vocale qui sont en train de murir, on en parlait pas il y a 10 ans. Il y aura toujours des internautes qui chercheront des choses donc il y aura toujours un intermédiaire de recherche, moteur ou pas. Ces objets de recherche pour rester concurrentiels, entre autre pour te vendre de la pub et pour rester premiers, ne donnent pas leurs recettes donc il y aura toujours des gens pour veiller, tenter de suivre et optimiser…

Et aussi faire du SEA, c’est pas trop complexe alors que “le SEO c’est un art” (Sébastien Billard (1)). Exemple criant: 20% des Adwords arrivent sur des pages 404, pourquoi? Parce que les clients changent leurs urls sans le dire aux prestataires et/ou le prestataire se contente de faire du chiffre en touchant sa com, nonobstant le résultat. Je reste toujours assez pantois de l’inculture SEO de nombreux SEA qui, eux, font du « Search »…

Voir l’excellent article de Vincent Rivet: Hello World : premier album de musique composé par une IA

(1) – Allez voir plutôt le blog Sébastien Billard SEO de Sébastien Billard – pleins de choses à apprendre de ce monsieur.

Que penses-tu de QWANT?

Qwant

Ils y croient vraiment. Sans fanfaronner ou faire du bruit. L’Europe a perdu la guerre des moteurs de recherche pour des raisons techniques, politiques ..Depuis 2002 on nous annonce un moteur de recherche européen qui n’existe toujours pas et qui n‘existera sans doute jamais. QWANT a la volonté en effet de respecter la vie privée et l’anonymat de ses utilisateurs. QWANT est beaucoup moins personnalisé et ton historique sera moins pris en compte que Google. Du coup en termes d’affinités de recherche il est un peu limité (mais il s’améliore)  et en contrepartie tu te sens beaucoup moins fliqué et “pubifié”.

QWANT ne veut pas s’installer aux USA aujourd’hui pour ne pas signer le “Patriot Act” et ne pas mettre leur serveur aux USA. Ils ne veulent pas filer les IP de leurs utilisateurs au FBI.  Ils y croient les mecs mais ils ont des moyens disproportionnés par rapport aux acteurs déjà en place. C’est David contre Goliath (qui en plus lui a volé son logo). Mais, nous sommes des « irréductibles Gaulois » 😉

Cela dit, ça commence un peu à se diffuser depuis quelques temps avec des séries comme “Person of interest” ou “Black Mirror” et ils touchent à quelque chose qui devient difficile à conserver volontairement ou pas:  un réel anonymat et qu’est ce qu’on va faire de nos données.

Qu’il y ait des acteurs français ou européens qui se mettent en branle pour un peu titiller les GAFAs c’est bien ! Après il faut les compétences mais aussi le budget de R&D trés conséquent (c’est fini le garage fondateur avec le prêt du cousin) avant d’être rentable. Cela dit, c’est à suivre avec intérêt et je leur souhaite le plus de succès possible.

Peux-tu nous parler de ton expérience avec le Dalaï Lama ?

bouddhistes

Nous sommes en 2004 et le Dalaï Lama doit venir en Belgique à Charleroi faire des conférences. Nous sommes missionnés pour créer un site en 4 langues, avec paiement sécurisé et placement dans la salle. Nous rencontrons donc les bouddhistes belges qui sont des gens brillantissimes, qui parlent plein de langues et qui nous fournissent moultes documents écrits et graphiques.

Premier point d’achoppement : la charte graphique. Une immense exigence car les couleurs pour les bouddhistes ont toutes un sens bien précis. Pas de mélange, pas d’amalgame. Quelque chose de très très complexe à mettre en place et respecter. Le ministre des affaires étrangères du Dalai lama et sa traductrice ont passé deux jours sur l‘épaule de ma directrice artistique pour “valider”.

Là je comprends vraiment que nous allons au-delà du SEO et du marketing et que de nombreux projets auraient déjà avorté avec un tel niveau d’exigence.

Nous sortons les sites à l’heure, ça marche techniquement, nous sommes vendredi soir et on met en ligne !

On contacte les bouddhistes pour leur dire qu’on se rappelle lundi pour mettre en place le netlinking : les liens qui pointent vers les sites pour que les bouddhistes du monde entier soient informés de l’évènement et avoir des liens positifs sur Google.

Cas d’école inespéré et jamais revu depuis : le lundi matin j’arrive au boulot. Mon chef de projet vient me voir comme un fou et j’apprends que 99% des places à 3000 euros pièce ont été vendues dans le week end. Même Lady Gaga ne sait pas le faire !

Puis extraordinaire surprise, en 48h les bouddhistes du monde entier (du Vénézuela à l’Estonie) avaient fait des liens vers le site !

Moralité: Les bouddhistes ont réussi à faire gratuitement en 48h ce que la meilleure des agences ne réussira jamais à faire en 6 mois ! Du lien “quali” et du “call to action”.

Quelles sont les qualités indispensables qu’il faut avoir pour faire du SEO ?

competences
  • Pour le digital en général c’est la curiosité et être Mahamadou Tamboura * ! Avoir cette naïveté passionnée et si bienviellante comme moi je tentais de l’avoir il y a 20 ans. Comprendre que le digital et le SEO c’est pas simplement consommer Snapchat ou Instagram. Tu veux faire du SEO alors viens on va faire les poubelles. Pour faire du SEO tu touches à des choses transversales liées entre elles: le contenu et le contenant. Si le back du site ou la technique du site sont mal foutus quelle que soit la qualité du reste, ça ne marchera pas. Le fait de mettre son nez dans la technique ou dans les chiffres (les analytics) pour certains c’est rédhibitoire alors que ça fait partie de la culture digitale et vous permet d’anticiper nombre de déboires…
  • Aimer apprendre car le digital est toujours en train de bouger, ça ne s’arrête jamais ! On ne peut pas se reposer sur un début de réussite ou quelques connaissances resucées ! Ça va évoluer encore demain. Les enjeux, les usages, les outils ne seront plus les mêmes …ça bouge tout le temps !
  • Savoir évangéliser, transmettre, vulgariser, jongler avec différents corps de métiers et différents niveaux de technicité. Rester explicite et crédible.

*Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Mahamadou Tamboura est mon Grand Ami de Promotion #LaBrigade: la gentillesse et la fraicheur incarnée. Allez voir aussi son blog mohssgame

Et maintenant ne ratez surtout pas la SEO Interview !

SEO-buzzer

Quel est ton moteur ?

Découvrir…ne pas être blasé ! Chaque jour : apprendre encore plus qu’hier. Je sais que je ne sais rien comme disait Jean Gabin ! Ne pas me reposer sur un début de postulat d’expertise. Ne pas rester sur mes acquis. Ne pas m’ennuyer donc découvrir !

Tes mots clés favoris ?

Échanges, Partages, Compréhension, Qualité.

Courte Traine ou Longue Traine ?

Très concrètement longue traine bien sur! Je suis le plus éclectique possible dans mes goûts !

URL*er ou Murmurer ?

Je préfère murmurer mais par moment des choses me font URL*er…ça me fatigue donc j’essaie d’éviter !

Le point qui fait que quand on te cherche on te trouve ?

Essayer de m’arnaquer, ou être diffamant ! Beaucoup d’arnaqueurs dans le SEO donc je préviens que cela n’est jamais un long fleuve tranquille.

Ton plus gros coup de Google ?

Quand je trouve les photos de mes chats sur le net et qu’on les utilise dans des présentations en effaçant mon nom. Le vol constant ! Moi quand j’emprunte, je demande l’autorisation et je brande les gens et/ou les remercie.

Si on veut mieux te connaitre, quels sont tes backlinks ?

  • L’histoire: je suis fan d’histoire militaire et de jeu de stratégie depuis 35 ans.
  • Le cinéma: je suis un vieil archéologue, j’ai des centaines de films des années 30 – 60 avec une passion pour le cinéma italien.
  • La musique: j’ai du faire 750 concerts dans ma vie. Mes oreilles me le rappellent souvent.
  • La culture au sens large. Au moins le fait de connaître un peu le passé et ses charmes non-digitaux.
  • Les voyages
  • Le vin

Ta nage préférée ?

  1. Crawl
  2. Brasse coulée
  3. Papillon

Aucune des 3: J’ai horreur de nager. Donc voila !

Ton animal préféré ?

  1. Panda – 2011
  2. Pingouin – 2012
  3. Pigeon -2014

Aucun de ceux là: Mes chats !

Ton côté obscur ou chapeau noir ?

J’en ai pas ! Je reste totalement éthique professionnellement. En vieillissant je ne suis pas aussi patient. On supporte beaucoup moins la bêtise et la ruse de répliquants normés !

En voyage, qu’emportes-tu dans tes « balises » ?

Mon smartphone et un chargeur. Et puis aussi,  un paquet de films et des livres car je lis beaucoup plus en vacances quand mon tél sonne moins.

Un jour, où aimerais-tu jeter ton « ancre » ?

Un endroit où il fait plus chaud en ayant des conditions de vie européenne. Espagne, Portugal, Italie…beaucoup de choses à faire. S’il existait un croisement entre Lisbonne et Berlin, j’y habiterais déjà :-p

HTML un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?

Passionnément en espérant ne pas être totalement à la folie. Pas toujours simple de privilégier des passions qui ne soient pas productives ou utiles au quotidien.

Un mot pour la presse – WordPress ?

La devise d’Auguste Comte : “Savoir pour prévoir afin de pouvoir”

Il faut que ça CSS, mais quoi ?

L’intrusion des GAFA dans nos vies ou que les GAFA se responsabilisent. Moins de fake news, moins de pubs intrusives et non qualifiées.

Ton erreur 404 ?

Beaucoup d’erreurs 404. Avoir fait confiance à des dirigeants, m’être fait avoir dans les grandes largeurs et m’être investi pour rien. Que le web ne devienne pas la télé des 80-90’s…c’est pas bien parti…

Voila c’est fini !

J’espère que vous avez passé un aussi bon moment que moi à découvrir Monsieur Yann Lemort.

Un très grand Monsieur, ne lui en déplaise car l’homme est aussi modeste.

Chers DMBiens, bonne chance pour les audits SEO ! Que la force du chapeau blanc vous guide !

Yann

Le voyageur de commerce et l’ordinateur quantique

Quel est le lien entre un voyageur de commerce et un ordinateur quantique ?

A priori, il n’y a aucun rapport entre un voyageur de commerce et un ordinateur quantique. Même si on peut imaginer que cette personne ne se déplace jamais sans son ordinateur mais non…

Je vous imagine déjà, derrière votre écran, faire de grands yeux. Non je n’ai pas perdu la tête. Ma question est très sérieuse.

Alors…procédons par ordre, posons quelques bases et tout s’éclairera dans quelques minutes.

Le problème du voyageur de commerce

Personnellement, quand je pense à un voyageur de commerce, je pense à un homme barbu (ne me demandez pas pourquoi barbu, ça m’est venu comme ça) d’un autre temps, un temps « ante digital ». Il parcourt les routes poussiéreuses avec son paletot ou bien, s’il est à l’aise financièrement, avec sa carriole. Il s’arrête dans chaque ville pour vendre appareils ménagers, babioles et autres breloques.

Dans le cas qui nous préoccupe, oui cela a à voir avec des villes! Des villes et des distances… Mais pourquoi un voyageur de commerce me direz-vous ?

Bon allez, assez de suspense. Selon wikipédia, laissez-moi vous présenter le problème du voyageur de commerce.

« En informatique, le problème du voyageur de commerce, ou problème du commis voyageur, est un problème d’optimisation qui, étant donné une liste de villes, et des distances entre toutes les paires de villes, détermine un plus court chemin qui visite chaque ville une et une seule fois et qui termine dans la ville de départ. C’est un problème algorithmique célèbre, qui a généré beaucoup de recherches et qui est souvent utilisé comme introduction à l’algorithmique ou à la théorie de la complexité. Il présente de nombreuses applications que ce soit en planification et en logistique, ou bien dans des domaines plus éloignés comme la génétique (en remplaçant les villes par des gènes et la distance par la similarité). »

Schéma explicatif :

algorithme

Malgré la simplicité de son énoncé, ce problème fait appel à une explosion combinatoire (terme mathématique pour dire qu’en gros les combinaisons explosent, hé oui : bravo !) pour déterminer tous les chemins possibles en fonction du nombre de villes.

Exemple : Pour 71 villes, le nombre de chemins possibles est supérieur à 5 × 1080 qui est environ le nombre d’atomes dans l’univers connu.

Vous imaginez ?

Le nombre de combinaisons est supérieur au nombre d’atomes dans l’univers connu. Moi, ça m’a scotchée sur place.

combinaison

A ce jour, aucun algorithme classique n’est capable de trouver une solution exacte et rapide dans tous les cas.

C’est là où notre ordinateur quantique intervient.

Ouf ! vous êtes toujours avec moi ? J’espère car la suite vaut le coup de s’accrocher.

L’ordinateur quantique

Lui seul a la capacité de résoudre de tels problèmes comme le problème du voyageur de commerce.

Et pourquoi un ordinateur classique ne le pourrait-il pas me direz vous ?

Réponse : un ordinateur classique ne possède pas de mémoire de stockage suffisante ni assez de transistors pour traiter cette extraordinaire masse d’information.

Même le plus puissant des ordinateurs, doté de supercalculateurs ne le peut pas. Tout simplement parce qu’il ne fonctionne pas du tout de la même manière qu’un ordinateur quantique.

Binaire, vous avez dit Binaire ?

Un ordinateur classique code l’information de manière binaire c’est-à-dire avec des 0 et des 1. Chaque signe, lettre ou symbole possède son code binaire. Voyez cet exemple avec les simples lettres de l’alphabet.

lettres alphabet

La mémoire d’un ordinateur classique est donc constituée de milliards de cases contenant soit des 0, soit des 1. Et cette case s’appelle un « bit ». Afin d’accéder à ces cases, l’ordinateur contient des composants électroniques qui travaillent ensemble.

Superposition dans un ordinateur quantique – quèsaco ?

Un ordinateur quantique lui sera bien plus performant puisque chacune des cases sera augmentée de ce que l’on appelle la superposition quantique. Cela revient simplement à dire qu’une case ne comprend plus une seule valeur 0 ou 1 mais une superposition de 0 et de 1. L’ordinateur quantique utilise le « bit » quantique, autrement appelé « qbit » ou « qubit ».

Un exemple concret

Revenons au principe de la case.

Selon un très bon article de l’institut pandore de Vincent Rollet*, voici un exemple de traitement comparé entre un ordinateur classique et quantique.

« Utilisez le compteur ci-dessous pour m’afficher tous les nombres qui existent entre 0 et 99999 :

compteur zero

Vous n’aurez pas d’autres choix que de passer par toutes les combinaisons pour réussir ce défi :

compteur 99999

C’est exactement comme ça que fonctionne un ordinateur classique pour compter. Il doit traiter chaque information, chaque “nombre” dans notre exemple, une à une.

Un ordinateur quantique va raisonner autrement. Voilà comment un ordinateur quantique réagirait si je le mettais au défi :

superposition quantique

Une case du compteur, autrement dit 1 bit, ne représente plus qu’une seule valeur comme on en a l’habitude, mais une superposition de plusieurs valeurs – 9 dans notre exemple.

Que cet exemple du compteur ne vous trompe pas : en informatique quantique, un ordinateur continue à travailler avec des 0 et des 1. L’ordinateur quantique ne superpose non pas 9 valeurs comme le fait le compteur ci-dessus, mais seulement 2 valeurs (0 et 1).

Ça reste un exploit. Concrètement, cela veut dire qu’un ordinateur quantique peut calculer beaucoup plus rapidement qu’un ordinateur classique, puisqu’il peut traiter tous ses états possibles en même temps (pour reprendre l’analogie du compteur : il a compté en 1 fois au lieu de compter 99999 fois). »

Ouf ! Si vous êtes arrivés jusque-là, je vous tire mon stetson de voyageur de commerce. Et vous n’avez encore rien vu…

Puissance des « qbits »

Pour ce qui est de la puissance, sachez qu’à chaque fois qu’on ajoute un « qbit » on double la puissance d’un ordinateur quantique. Exemple : un ordinateur quantique à 8 qbits va calculer 64 fois plus rapidement qu’un ordinateur classique à 8 bits, et ainsi de suite. On dépasse ainsi clairement la loi de Moore, ne trouvez-vous pas ?

Les applications possibles de l’ordinateur quantique

Bon alors, c’est bien gentil tout ça mais concrètement, pourquoi faire couler autant d’encre si on ne sait pas à quoi tout cela peut bien servir ?

Vous avez raison. Ceci reste quelque peu abstrait mais il fallait en passer par là pour comprendre pourquoi nos chercheurs et nos informaticiens mettent autant d’efforts et d’énergie à travailler sur l’ordinateur quantique.

Je vous propose une vidéo récapitulative et pédagogique qui explique quelles sont les applications possibles en informatique quantique. Très instructif en moins de 4 minutes.

Résumé vidéo :

  • Il existe aujourd’hui 10 ordinateurs quantiques dans le monde.
  • L’objectif actuel est de pourvoir émuler un ordinateur quantique dans un ordinateur classique afin d’augmenter la capacité de traitement des ordinateurs classiques même si effectivement le temps de traitement sera un peu plus lent.
  • Quelques applications de l’ordinateur quantique:
    • Services financiers : La Bourse
    • Secteur médical : Créer de nouveaux médicaments et de nouvelles molécules
    • Centres et laboratoires de recherche scientifiques
  • De manière générale, l’ordinateur quantique s’avère être très utile lorsqu’il s’agit d’optimiser un traitement de données massives ou un calcul complexe. Ce qui va de pair avec l’explosion du « Big Data » que nous connaissons aujourd’hui.
  • Cependant nous aurons toujours besoin de l’informatique classique « séquentielle ».

Les limites actuelles de l’ordinateur quantique

Tout d’abord, le système doit être complétement isolé car très sensible aux variations thermiques et magnétiques. L’ordinateur quantique doit donc être refroidi à des températures proches du zéro absolu (-273,15°). C’est la température de l’espace. A ce stade, les atomes ne bougent plus apparemment.

Ensuite, il est impossible de réaliser une copie de fichier comme en informatique séquentielle ou binaire. En effet toute copie, procédant d’une mesure sur la base des 0 et des 1, cette dernière effectuée sur un « qbit » détruirait l’essence même de la nature quantique de superposition des 0 et 1 ce qu’on appelle la décohérence quantique.

Et enfin, concernant le cryptage des données et donc la sécurité, un algorithme quantique qui existe déjà (l’algorithme de Shor) et s’il était utilisé sur un ordinateur quantique serait capable de casser les codes de manière ultra-rapide et donc de mettre le cryptage de toutes nos données en péril.

La course au « Graal Quantique »

Malgré tout cela, l’informatique quantique continue d’avancer dans une course à celui qui détiendra les clés de l’industrialisation (hardware, software). Google, Atos, IBM et Microsoft pour ne nommer que les plus grands, investissent depuis des années dans un des secteurs les plus disruptifs de notre temps. La transformation digitale que nous connaissons aujourd’hui n’a qu’à bien se tenir.

A l’heure où vous lisez cet article, IMB vient de lancer le Q Network. Notez plutôt dans lemondeinformatique.fr du 3 Janvier 2018 :

« Le Q Network fournit à ses participants une expertise ainsi qu’un accès cloud aux ressources d’informatique quantique de son système Q, en commençant avec une puissance de 20 qubits. La prochaine génération de système, actuellement au stade de prototype, donnera accès à un processeur de 50 qubits. « En travaillant étroitement avec nos clients, nous pouvons commencer à explorer ensemble les domaines sur lesquels les traitements quantiques, grands et petits, peuvent résoudre des problèmes jusqu’à présent insolubles dans des secteurs tels que les services financiers, l’automobile ou la chimie », a exposé courant décembre Dario Gil, vice-président de l’activité AI et IBM Q au sein d’IBM Research. »

Nous en sommes déjà à 20 qbits. Ce qui veut dire que la puissance équivaut à 400 fois un ordinateur classique de 20 “bits”.

J’espère vous avoir appris quelque chose comme j’ai appris moi-même en m’intéressant à ce sujet. Pour finir et vous détendre (tout est relatif),  regardez aussi cette vidéo « The Sounds of IBM » : une plongée très étrange dans l’univers sonore d’un ordinateur quantique « méga géant ».

Note et Pour aller plus loin

*Vincent Rollet est l’auteur de l’excellent livre – La physique quantique (enfin) expliquée simplement – que je recommande à tous ceux qui souhaitent en découdre avec cette mystérieuse discipline.

livre quantique vincent rollet

Mon Google mini: rencontre du troisième type

Google Mini

Au mois d’Octobre et par un pur concours de circonstances, un Google Mini a débarqué à la maison.

Oh my ! Un espion rentrait chez moi. J’avais adoré « 1984 » de Georges Orwell et je me disais “Big Brother” is no longer watching you. He’ll be listening to you.

D’ailleurs, j’appris plus tard que la première version avait un bug et enregistrait tout ce qui se disait sans que le mot “magique”: « OK Google » n’ait été prononcé. Il parait que cela a été corrigé. Nous voila rassurés.

Donc, j’avoue avoir mis quelques jours avant de déballer la « bestiole ». Et voila qu’un samedi après midi, j’ai craqué et j’ai ouvert mes chakras.

Google Mini Boxes

Design et Prise en main

L’objet est totalement dans les standards du design d’aujourd’hui: compact, discret et de bon goût. Le mien est gris mais Google a pensé aux filles. Oui, on peut aussi le trouver en rose. Si, si !

La prise en main est d’une facilité déconcertante. Il suffit de télécharger l’application Google Home, de brancher l’appareil sur secteur et de se laisser guider. Quelques poignées de minutes suffisent. 

Une fois la mise en route réalisée, la magie opère quasi instantanément. Je me suis prise au jeu des questions types pour un tour d’échauffement puis y suis allée de mes tirades personnelles en forçant parfois un peu le trait, pour le fun.

Premiers échanges

  • “OK Google, quel temps fait-il à Paris aujourd’hui”?
  • “Actuellement, à Paris il fait 3 degrés avec un ciel partiellement couvert. Selon les prévisions, cette nuit, il fera 3 degrés avec un temps nuageux”

Oui je ne vous ai pas épargné la base mais à Paris c’est important la météo, n’est-ce pas?

  • “OK Google, quel est la recette du Christmas Pudding ?”
  • “Les anglais commencent à le préparer au mois de Novembre…”

Et là, miracle, j’obtiens la recette – durée 30 secondes. Même chose pour la tarte aux fraises. Amis “marmitons”, à vos cuillères connectées !

  • “OK Google, je suis fatiguée”
  • “Un peu de repos vous ferait du bien”

Oui, je vais en parler à Vincent Montet et Sophie Guignier.

  • “OK Google, je vais m’habiller”
  • “Le plus important c’est de se sentir à l’aise et bien dans ses baskets”

J’avoue que ça m’a fait sourire.

  • “OK Google, je vais me doucher”
  • “ça marche, je reste ici si vous avez besoin de moi”

Ah bon? 

  • “OK Google, je n’ai plus de gel douche”
  • “ça, ce n’est pas dans mes cordes”

Just kidding !

Ah oui ! et j’ai oublié de vous dire que mon Google Mini est une fille.

  • “OK Google, peux tu changer de voix ?”
  • “Je n’ai qu’une seule voix. Pour l’instant”

Mesdames si vous rêvez d’avoir auprès de vous un mâle à la voix de baryton aussi chaude que celle de Barry White , ce n’est pas pour tout de suite mais je pense que Google travaille déjà sur le sujet, personnalisation client oblige non?

Quand la musique est bonne

En connectant un compte Spotify par exemple, il suffit de demander à Google Mini de vous jouer les morceaux ou albums de votre choix.

  • “OK Google, mets du piano”
  • “Bien sur, je mets Piano in the Background de Spotify”
  • “OK Google, mets de la musique de Noël”
  • “Voici la playlist Spotify intitulée: World Christmas”

Et là…allez savoir, commence donc une chanson d’Andy Grammer. Bon il est vrai que je n’ai pas encore la version payante de Spotify qui permet un meilleur ciblage.

Mais bon, voici Andy Grammer, style musical plutôt Pop Rock et donc pas très Noel mais bon, on ne reste pas insensible à …sa voix.

Andy Grammer

Radios et Langues étrangères

Moi qui pratique les langues étrangères comme un sport, je ne suis pas en reste. « Dame Google » à la voix suave accède à toutes mes demandes. Je peux écouter toutes les radios du monde et notamment la BBC chère à mon coeur! Un pur bonheur.

Et bien entendu, Google Mini vous traduit tout (ou presque) et avec l’accent je vous pris: ludique !

Maison connectée

Après la découverte des principes de base, on passe aux choses sérieuses.

Les applications sont nombreuses et je découvre que mon Google Mini peut m’assister pour:

  • contrôler mes appareils électriques via les interrupteurs WeMo (minimum 69 euros)
  • gérer mes éclairages via les ampoules connectées Philips HUE à associer à un pont spécifique pour télécommande via smartphone (environ 129 euros)
  • diffuser des séries Netflix sur la télé ou de la musique sur des enceintes audio via un dongle Chromecast (minimum 39 euros)
  • réguler la température de ma chaudière avec le thermostat Nest (minimum 249 euros)
  • protéger mon appartement via le détecteur de fumée et de monoxyde de carbone connecté Nest Protect (environ 129 euros)
  • et même communiquer par video en utilisant la caméra Nest Cam IQ (Bim! 349 euros)

Tout cela relève tout de même d’un certain budget mais vaut le coup d’essayer sur les postes les plus abordables dans un premier temps.

Quoi de mieux de pouvoir régler les lumières à la voix pour une ambiance tamisée ou changer les couleurs des lampadaires? Funky en cette période de fêtes non?

Quelle différence avec Google Home?

Eh bien, il n’y en a quasiment pas. Le Mini (59 euros) bénéfice de toutes les fonctionnalités de sa grande soeur (149 euros). L’enceinte est selon les revues que j’ai pu lire plus performante et diffuse plus de basses pour un son plus soutenu. Même si pour le moment, l’expérience est pour moi de l’ordre du gadget, le mini me va bien. Les assistants vocaux vont exploser en 2018 et j’attends donc les nouvelles applications et autres usages avec attention tout en amorçant ma transformation et mon nouveau rapport au vocal.

Pere Noel

Allez une dernière question pour la route.

  • “OK Google, où habite le Père Noël ?”
  • “Le père Noël vit au Pôle Nord sauf lorsqu’il est en vacances, dans cas il est aux Maldives”

Mon Google Mini et moi même, vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année et un JOYEUX NOËL.

Ah oui et avant que j’oublie, voici deux articles conseillés par un vieil ami barbu de plus en plus connecté et qui nous veut du bien. Si vous voulez un Google Mini, surtout profitez des offres de Noël pour l’obtenir gratuitement:

http://www.phonandroid.com/google-home-mini-offert-presque-partout-inutile-acheter.html

http://www.zebulon.fr/actualites/17065-la-google-home-mini-est-gratuite-pourquoi-l-acheter.html