Rennes du digital #12 – Rencontre avec Gaël Durand, créateur de LEAGUE FIESTA

Se plonger dans l’écosystème digital rennais, c’est s’intéresser à ses différents acteurs et notamment aux jeunes entrepreneurs créateurs de start-ups.

Rencontré via l’application Shapr, Gaël Durand et sa plateforme d’animation et de sponsoring pour les clubs sportifs, LEAGUE FIESTA, m’ont très vite interpelée et intéressée.

Rendez-vous est donc pris le lundi 6 novembre à l’école 3Axes – Pôle numérique (École privée supérieure d’infographie et technologies numériques) au sein de laquelle Gaël Durand bénéficie d’un bureau et intervient en tant que consultant externe.

Alors que son envie d’entreprendre se faisait déjà sentir pendant ses études, cet ingénieur doté d’un Master en intelligence artificielle réalisé sur Paris en 2004 – c’est dire s’il était précurseur et visionnaire ! – a d’abord travaillé dans la capitale avec plusieurs sociétés en IA au niveau opérationnel et notamment dans le secteur de l’aéronautique. De retour dans sa Bretagne natale, il se spécialise dans le développement d’applications mobiles chez SII Ouest (conseil et développement en ingénierie informatique) et devient référent technique IOS/Android.

Nous sommes alors en Juin 2016, c’est l’Euro de football. De nombreuses entreprises avaient alors mis en place des paris en ligne pour créer dynamisme et convivialité entre salariés et Gaël rebondit sur ce constat, appliqué dans sa société !

« C’est là qu’on a vu apparaître pas mal de pronostics en ligne et en particulier la plateforme de paris entre amis Scorecast », explique Gaël Durand dans une interview accordée au journal Ouest France en octobre dernier.

Alors pourquoi cantonner le pronostic sportif au « grands » clubs et ne pas le démocratiser auprès des clubs amateurs… Et bien l’idée est là et Gaël Durand lance alors LEAGUE FIESTA, site qui propose aux « petits » clubs sportifs d’organiser des jeux concours de pronostics en ligne gratuits : pas de mise d’argent mais bien des lots à gagner (gains offerts par les clubs ou leurs annonceurs) dans le but d’animer la communauté de supporters, de capitaliser sur ces derniers et de s’appuyer sur eux pour mettre en place une plateforme de mise en relation entre club et sponsors (publicité en ligne dans l’application) et ainsi valoriser l’image des clubs concernés !

Gaël Durand laisse alors passer l’été et en septembre 2016, il décide de tester son idée et intègre le programme d’accélération de la French Tech Rennes Saint-Malo : LE BOOSTER

Deux mois plus tard, après avoir validé son idée en interviewant plusieurs dizaines de supporters, il quitte son emploi salarié pour se consacrer à son activité de start-uppeur et se lance dans cette nouvelle aventure !

Début 2017, alors que les choses se mettent en place petit à petit, Gaël Durand intègre donc ces problèmes de transformation digitale du club de sport – appelé SportTech – et souhaite connaître les attentes de ses futurs clients et notamment leurs expériences de jeu. Il entame alors un premier prototype en mode lean start-up, c’est-à-dire en le façonnant itération après itération selon les retours de ses utilisateurs.

Cette phase lui permet de tester son application en Live avec son produit d’appel : le pronostic et également de se faire connaître.

La stratégie sur laquelle il s’appuie n’est autre que la stratégie SOLOMO (Social Local Mobile) – qui correspond bien aux enjeux du marketing mobile – en y ajoutant une dimension Ludique :

SOCIAL – via Messenger

LOCAL – au travers de la géolocalisation

MOBILE – avec tous les supports

LUDIQUE – grâce au jeu

Gaël Durand compte développer à termes ses propres technologies web pour cette application et admet que ce projet est tout-à-fait scalable à l’étranger.

Notre entrepreneur a d’abord travaillé en binôme puis seul – « mais seul, on avance plus lentement », avoue-t’il – et a trouvé en la personne de Steve Lucas, un nouveau cofondateur positionné davantage sur les aspects commercial/marketing ce qui a permis de réviser le modèle en place et d’identifier de nouvelles ambitions, donc de redéfinir le projet.

Il entre aujourd’hui dans une phase de création de la SAS avec tous ses aspects juridiques et avec notamment l’élaboration d’un plan de financement.

A noter que depuis septembre 2016, Gaël Durand et son projet ont bénéficié de « la voie royale » en termes d’accompagnement dans l’écosystème rennais : Accélération avec les programmes LE BOOSTER de la French Tech Rennes Saint-Malo et START ME UP via Rennes Atalante, puis une place il y a quelques semaines au sein de l’incubateur EMERGYS (qui prend en charge les premiers frais), véritable gage de qualité et bon présage pour la viabilité de son projet !

Il espère désormais pouvoir lancer officiellement sa plateforme avec le service de pronostics et la boutique du club en février. Il poursuit ses démarches en se déplaçant notamment sur des salons rennais type ENTREPRENDRE DANS L’OUEST ou RENCONTRES DU GRAND OUEST pour trouver du financement et du personnel.

Gaël Durand a créé depuis plusieurs mois sa micro-entreprise et effectue de nombreuses prestations pour des sociétés ou au sein d’établissements supérieurs pour se constituer un capital (fonds propres) dans le but d’aller consulter les banques dans de bonnes conditions. Après cette première phase de financement, il souhaite trouver des investisseurs en 2018 pour accélérer son développement.

Son activité d’intervenants dans les établissements scolaires supérieurs (en développement mobile, IoT et IA) lui permet également d’identifier les bons éléments en matière de technologie numérique et de pouvoir anticiper ses futurs besoins en stagiaire ou alternant.

 

Gaël Durand connaît bien l’écosystème digital rennais pour le « pratiquer » depuis de nombreuses années et ce fut un réel plaisir et une véritable chance d’échanger avec lui sur ce sujet. Il a en effet occupé différentes places au sein de cet écosystème (salarié – entrepreneur) et s’est appuyé sur celui-ci dans le cadre de son projet. Ses connaissances et son regard critique m’ont permis d’alimenter mes réflexions sur mon sujet de thèse en les confrontant notamment à ceux des autres acteurs rencontrés.

Merci encore Gaël pour cette rencontre et longue vie à LEAGUE FIESTA !

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Sources :

 

 

Rennes du digital #11 – Accompagnement et financement : points clés de l’écosystème

L’écosystème Rennes-Saint-Malo a vécu une excellente année 2016 : 40 millions d’Euros levés par les entreprises innovantes, 950 emplois créés dans le numérique, 27 nouvelles startups numériques créées.

L’idée de la French Tech (initiative d’Etat lancée en 2013) était bien de mettre en avant les écosystèmes locaux et de les appuyer dans leur croissance. Au total, 13 métropoles ont été labellisées French Tech et l’équipe de Rennes St Malo est l’une des plus étoffée avec 7 personnes et un budget de 1,4 million d’euros en 2016.

Le territoire Rennes St Malo veut faire la différence. Dotée de laboratoires et d’universités, Rennes aujourd’hui 8ème pôle universitaire français et 1er du Grand Ouest, accueille 66 000 étudiants et plus de 6000 chercheurs et enseignants chercheurs titulaires. Mais la capitale bretonne ne compte pas s’arrêter là et mise sur le développement de sa recherche et de son enseignement supérieur afin de multiplier les interactions avec les start-ups ;

L’objectif étant une reconnaissance non plus nationale mais bien Européenne !

 

Tous ces protagonistes et notamment leur expertise accompagnent les projets les plus innovants imaginés par les start-ups créées localement, ou qui viennent s’installer sur le territoire de Rennes Métropole.

Ces entrepreneurs venus d’ici et d’ailleurs sont convaincus par l’accompagnement proposé sur place et appuyé par la French Tech qui passe par le financement, le recrutement de collaborateurs de qualité grâce aux écoles et bien évidemment la qualité de vie !

 

Doc AUDIAR – Janvier 2016 – L’écosystème numérique de Rennes et de l’Ille-et-Vilaine – Principaux éléments de diagnostic

 

Cette dynamique a nécessairement besoin de fonds financiers à la hauteur des ambitions des projets du digital.

Quant est-il de l’accès au financement pour les start-ups rennaises ?

Les structures de financement d’amorçage se multiplient en Bretagne et renforcent leur cagnotte.

Pour éviter que les entrepreneurs ne quittent la place rennaise et aillent à la rencontre d’investisseurs sur Paris ou d’autres métropoles lorsqu’ils veulent lever des sommes importantes, le maître mot est l’accompagnement de proximité ! Stanislas Hintzy, Managing Director de la FTRSM expliquait déjà en mars 2016 au magazine Challenges que les choses étaient en train de changer, qu’ils faisaient venir des fonds de Paris en organisant des événements et que le réseau de business angels local historique venait de créer une branche digitale pour mieux analyser et répondre aux dossiers de start-ups numériques. A noter qu’en parallèle, quelques plateformes de crowdfunding ont émergé, à l’instar de Gwenneg, dédié aux entreprises bretonnes.

 

Consciente que les start-up ont besoin de capital-risque pour démarrer, la région Bretagne a lancé début 2016 Breizh Up, son premier fonds de co-investissement pour aider les jeunes PME innovantes. iSource a été choisie comme entreprise gestionnaire pour cet outil qui se concentre sur des levées de fonds entre 200 000 et 750 000 euros.

Dans le tour de table de Breizh Up, se retrouvent notamment Breizh Angels, qui regroupe et coordonne 4 associations bretonnes dont LOGODEN Participations 35 (mais aussi 22 : Armor Angels, 29 : Finistère Angels et 56 : Bretagne Sud Angels ) et qui a pour objectifs de faciliter les co-investissements, de promouvoir et représenter auprès des instances Régionales notamment et enfin de mutualiser des bonnes pratiques (+ de 200 adhérents / + de 22M € investis  / + de 700 emplois créés).

 

On définit un BUSINESS ANGEL comme une personne physique qui investit une part de son PATRIMOINE dans une jeune entreprise innovante à fort potentiel et qui offre bénévolement une part de son TEMPS pour accompagner l’entrepreneur en mettant à sa disposition ses compétences, son expérience et ses réseaux relationnels.

Il s’agit d’accompagner une aventure entrepreneuriale dans un climat de CONFIANCE réciproque, de partager le même RISQUE que l’entrepreneur avec le statut d’ASSOCIÉ.

 

J’ai pu assister à la 20ème édition du salon Entreprendre dans l’Ouest qui se tenait du 16 au 18 octobre dernier à Rennes, 3 jours dédiés aux dirigeants et futurs dirigeants d’entreprise avec 140 exposants et plus de 8000 participants qui se sont déplacés pour l’édition #EDO 2017.

De nombreuses animations, conférences, ateliers étaient organisés tout au long de l’événement placé sous le signe de l’échange, du partage et de l’entreprenariat bien évidemment.

C’est dans ce contexte que l’association Logoden Participations a proposé d’expliquer « Comment et pourquoi faire appel aux business Angels ? ». Animée par son Président Jean-Luc BLOT, et son Secrétaire Général Christian GATEAU, avec qui nous avons pu échanger plus longuement, cette conférence se déroulait également en présence de Gilles RICORDEL, CEO de SmartViser – @SmartViser – @eqwallize – et Anne Calvez, CEO de Eqwall, deux très belles réussites et très beaux exemples de coopérations.

 

L’association LOGODEN Participations qui fut créée en 2005 sous l’impulsion de Rennes Atalante et composée de 73 adhérents (Chefs d’entreprise ou cadres supérieurs en activité ou non) et 7 membres partenaires ( banques), a pour objet le financement en capital de jeunes entreprises innovantes en phase d’amorçage et à fort potentiel de développement.

Agréée par Breizh Up, Logoden Participations est membre de

Depuis 2005, 44 dossiers ont été financés dont certains avec plusieurs tours de table.

Montant total de l’investissement > 4.8 M€, soit une moyenne de 110 K€ par dossier, entre 5 et 10 investisseurs en moyenne par dossier et des tickets allant de 50K€ à 300K€.

 

Et en 2015, Logoden Participations innove et se dote d’une section digitale.

Créée pour répondre aux caractéristiques spécifiques des dossiers digitaux, Logoden Digital a deux missions principales : celle de détecter le plus en amont possible les projets émergents dans la filière ainsi qu’instruire et accompagner ces projets pour les « traduire » aux business angels non spécialistes.

Cette section est composée d’une dizaine de membres exerçant dans l’économie numérique.

 

A noter que Logoden Participations cherche ses nouveaux dossiers de différentes manières : en direct sur le web, au travers de contacts via ses membres ou par l’intermédiaire d’actions de communications. L’association peut également se renseigner auprès de ses prescripteurs à savoir : Technopoles, French Tech, Réseau Entreprendre, Créativ, CCI, réseaux financiers, BPI et incubateurs (Telecom Bretagne, INRIA…) ou par le biais de certains évènements tels que : Startwest, RGO, Crisalide, Startup on the beach…

 

Alors, Rennes digitale ?

 

 

Sources :

https://www.forbes.fr/entrepreneurs/la-french-tech-rennes-st-malo-simpose/#

https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/communaute/0211341803040-l-ecosysteme-breton-s-impose-comme-l-un-des-piliers-de-la-french-tech-300488.php

https://www.challenges.fr/start-up/french-tech-quel-bilan-a-rennes-st-malo_31352

http://www.logodenparticipations.com/

http://www.breizhbusinessangels.fr/

https://www.gwenneg.bzh/fr

 

 

 

Rennes du digital #10 – Les supports digitaux au service de la destination

En cette rentrée 2017-2018, l’idée était de vous donner quelques conseils pratiques (via les supports digitaux) pour préparer votre séjour à Rennes et notamment en prévision de quelques événements locaux incontournables que j’avais déjà relayé il y a un an, à savoir la Digital Tech Conférence couplée aux Trans Musicales. Parce que si l’an dernier j’avais réservé ma place au dernier moment, pas encore très au fait de ce qui composait notre riche écosystème digital rennais, disons que 10 mois plus tard, et force de mon expérience 2016, mes places pour l’édition 2017 sont déjà réservées ; En expérience XL EARLY BIRD (valable jusqu’au 30 septembre) s’il vous plaît, je vais pouvoir profiter un maximum de cette fabuleuse opportunité de concilier workshops, conférences sur les thèmes robots et blockchain et musique sur 2 jours : http://www.ladigital.tech/.

 

Mais que ce soit pour cette date ci ou une autre, pour ces événements là ou d’autres, il vous faudra de toutes manières vous renseigner sur votre destination « préférée » !

Alors quels meilleurs outils que les supports digitaux pour vous accompagner dans la découverte de la capitale bretonne désormais à 1h25 de Paris en TGV. Sites web, Blogs, comptes Instagram, fils Twitter… en gros tous contenus vous permettant d’anticiper votre virée à l’Ouest !

J’ai donc réalisé ma petite sélection perso avec l’idée d’allier les atouts et loisirs de Rennes en général et ceux liés au digital pour vous faciliter votre future expérience rennaise :

 

D’abord quelques sites web et je vous invite évidemment à vous rendre sur le site de l’office de tourisme de Rennes : Destination Rennes : http://www.tourisme-rennes.com/

Vous y trouverez un maximum d’informations classées, et c’est son originalité, selon 5 rubriques en fonction de votre humeur ou votre état d’esprit du moment. A Rennes, on vous propose non pas un séjour mais bien une « expérience » !

supports digitaux destination rennes

Pour trouver des infos plus « business », je vous conseille de basculer en cliquant en haut à gauche sur bureau des congrès et vous arriverez sur le site http://www.rennes-congres.fr/ sur lequel vous découvrirez les aspects et les attraits de la ville en termes d’attractivité économique.

supports digitaux rennes congres

Pour s’imprégner de la culture numérique de la ville, quoi de mieux que de consulter les sites de la French Tech Rennes Saint-Malo http://lafrenchtech-rennes.fr/ et de Rennes Atalante http://www.rennes-atalante.fr/ avec leur rubrique Agenda. A noter la fusion prochaine des deux entités, notamment chargées d’accompagner la croissance des start-ups du territoire.

Pour s’imprégner et s’informer sur l’écosystème digital rennais, la Rubrique

[Made in Rennes] de Frenchweb est un excellent support de communication

(ex : http://www.frenchweb.fr/made-in-rennes-one-wave-crisalide-numerique-startup-addict/293120 )

 

Passons maintenant aux Blogs :

  • Rennes à coup de cœur, très complet qui a d’ailleurs édité pour les adeptes du papier un City Guide bourré de bons plans
  • La paillette, illustratrice du City Guide cité précédemment, avec sa rubrique bonnes adresses
  • Elofancy avec sa rubrique Rennes et son article « Une journée à Rennes »
  • Dans Ma Cuizine évidemment beaucoup plus orienté Food et donc resto avec une rubrique Rennes
  • Rennes c’est bien ! Viens cousin, différent des précédents dans la forme parce que moins « girly » et sur le fond puisqu’il se définit d’ailleurs comme « Un blog citadin qui ne parle pas de maquillage ».

Le point important est que si vous consultez ces quelques blogs et leurs bons plans, vous vous rendrez rapidement compte que les informations se recoupent souvent et que finalement Rennes étant une ville à taille humaine, un bon plan est et reste un bon plan.

 

Il en existe évidemment encore d’autres comme me l’explique Alexandre Amigouët, à l’origine de l’Agence des Blogueuses https://lagencedesblogueuses.insaniam.fr/ qui compte aujourd’hui plus de 400 blogueuses ou instagrameuses, youtoubeuses… (et blogueurs à hauteur de 3%) de France et de Belgique dont la ligne éditoriale va de la maman blogueuse, au sport, à la mode, la cuisine en passant par les jeux vidéo…

Créée à Rennes en 2015, il s’agit de la 1ère et seule agence de ce type sur le territoire, basée sur un fonctionnement communautaire qualitatif avec un outil sur mesure et dont une partie de l’équipe est blogueuse également… Les demandes pour intégrer la plateforme ont très vite affluées (environ 4000 au total). Et 4 mois après son lancement, l’Agence des blogueuses a pris la décision de fermer ses inscriptions pendant 1 an car le délai pour intégrer l’agence à ce moment-là, était de plusieurs mois. Aujourd’hui, c’est à nouveau ouvert et l’équipe est très réactive.

Et oui, l’Influence a le vent en poupe que ce soit pour les grands groupes ou pour les TPE/PME qui sont plus que prêtes pour ce genre de communication ! Elles sont demandeuses de cette nouvelle façon de communiquer : plus vrai, plus directe, plus authentique.

Il me confirme qu’une vingtaine des membres de cette communauté sont spécifiques à Rennes et alentours.

 

Enfin, pour vous rendre compte en images de ce à quoi ressemble Rennes, n’oubliez pas de pianoter @Rennes sur Instagram et vous vous ferez rapidement une idée de ce à quoi vous allez goûter ou bien louper ! Mention spéciale pour le compte de Rennes, Ville Et Métropole et pour les visuels de Rennes By Night et Rennes Food Guide.

Instagram Rennes

J’aurais encore pu vous parler du #Rennes sur Twitter ou encore de quelques pages Facebook à suivre mais je pense qu’avec tout ça, on n’est déjà pas mal !

 

 

Alors, Rennes digitale ?

 

 

Oriane Do Rosario

 

 

Sources :

http://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/french-tech/start-french-tech-rennes-atalante-mariage-de-raison-5220590?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1504438527

 

 

 

Rennes du digital #9 – Bretagne et numérique

L’avenir du numérique se joue dans la capitale bretonne.

Saviez-vous que la Métropole rennaise avait vu naître le Minitel… que son écosystème numérique représentait le 3ème pôle national sur le segment télécoms derrière Paris et Lyon ainsi que le 3ème pôle de recherche publique national après Paris et Grenoble… Ou encore qu’elle abritait depuis 50 ans la Direction Générale de l’Armement dédiée à la Maîtrise de l’information (cyberdéfense et guerre électronique entre autres) ? Et La liste est encore longue… !

 

Ainsi, le territoire est composé à la fois de grands industriels comme Orange (devenu en 2015 le premier employeur privé de la métropole, devant PSA), Technicolor, Thales, Ericsson ou Canon… mais aussi des centaines de start-ups.

La Bretagne figure dans les premiers rangs européens en matière de technologies de l’information et de la communication (50 000 emplois) et se veut la référence mondiale sur trois domaines : images 3D, réseaux fixes et mobiles, internet du futur.

 

Rennes Métropole bénéficie de laboratoires publics et privés, de milliers de chercheurs spécialisés dans les technologies sans fil, la TV numérique, la sécurité des systèmes d’informations, les services de télécommunications, les technologies logicielles, ou les nouveaux usages du web.

Elle peut également compter sur de véritables réseaux d’acteurs, structures de financement dédié, plateformes d’expérimentation, ou de formation (près de 3 000 étudiants diplômés sur le numérique chaque année).

 

Sa notoriété s’est d’ailleurs encore accrue avec plusieurs labellisations dont celle du pôle de compétitivité à vocation mondiale Images & Réseaux, centré depuis 2015 sur les nouvelles technologies de l’information, des télécoms et de l’audiovisuel.

La Bretagne accueille également depuis 2012 B-com, l’un des huit Instituts de Recherche Technologique labellisés par l’État français, innovant dans l’hypermédia, les réseaux ultra haut débit et la e-santé.

Enfin, Rennes Métropole élargi à Saint-Malo Agglomération ainsi que Malestroit, Carentoir et La Gacilly fut l’un des 9 territoires français à remporter le label « French Tech » en 2014.

 

Et lorsque l’on évoque la French Tech Rennes St Malo et plus largement le numérique à Rennes, on pense forcément à ce bâtiment sublime et étonnant, tripode tout droit sorti d’un film de science-fiction au design vintage ; ce phare futuriste qu’est le Mabilay, emblématique de l’histoire des télécommunications en Bretagne.

photo vue extérieur Le Mabilay

Car si le Mabilay est aujourd’hui et depuis début 2016 le point d’ancrage de la French Tech Rennes St Malo rassemblant l’écosystème des startups et réunissant innovation et expérimentation, il est également le témoin, depuis près de 50 ans, de l’évolution des télécommunications, de l’univers informatique et scientifique et donc l’emblème des technologies de l’information et de la communication : en bref, du numérique rennais.

 

L’Office de Radiodiffusion de Télévision Française (l’ORTF) et le Centre National d’Étude des Télécommunications (CNET) fusionnent pour devenir le CCETT (Centre commun d’études de télévision et télécommunications) et décident de créer au début des années 1970 un bâtiment pour le développement des techniques nouvelles en matière de traitement, de transmissions et de distribution des signaux audiovisuels.

C’est l’architecte Louis Arretche (qui a longtemps œuvré en tant qu’urbaniste-conseil de la ville) qui va imaginer la construction de cet imposant bâtiment de 16 500m².

En février 1983, Louis Mexandeau, alors ministre des PTT (Poste Télégraphes et Téléphones), lance officiellement à Rennes un service révolutionnaire. Une première mondiale, qui permet à la France de se doter du plus grand système informatique conversationnel du monde, à écran vidéo et clavier alphanumérique pour chaque foyer, le « Médium interactif par numérisation d’information téléphonique » ou plus communément appelé MINITEL créé par l’équipe de Bernard Marti.

A noter que les abonnés du téléphone d’Ille-et-Vilaine peuvent, dès son lancement, choisir entre le Minitel et l’annuaire classique papier puisque le Minitel est installé gratuitement. A noter qu’en 2000, il était encore utilisé par un français sur 2.

 

Mais le Mabilay verra naître bien d’autres découvertes :

  • Création du système DISCRET en 1978 (1er cryptage de Canal+ en 1984)
  • Création du projet européen ESPRIT “PICA” (Photographic Image Coding Algorithm) qui est à l’origine du système JPEG,
  • Le système COFDM utilisé notamment pour la TNT et la RNT, mais aussi pour l’ADSL. Médaille d’or à Montreux.
  • Première diffusion mondiale de Télévision Numérique Terrestre. (1983)
  • La création du système MPEG Audio (MUSICAM, base du format MP3).
  • La carte à puce

 

L’histoire des télécommunications en France et le développement économique de la Bretagne sont étroitement liés.

L’arrivée du CCETT va mobiliser des centaines de chercheurs de haut niveau et favoriser l’implantation d’entreprises informatiques et d’écoles de télécommunication à Rennes.

Au cours des années 80, le CCETT (reconnu comme faisant parti des plus grands centres de R&D de l’audiovisuel et des télécommunications au niveau mondial) déménage en périphérie rennaise et son ancien siège devient l’antenne Recherche et Développement pour le Grand Ouest de l’opérateur France Télécom dont la présence sera bénéfique à l’implantation de grandes entreprises dans la région mais aussi de nombreuses PME qui vont profiter de cette effervescence pour s’installer à Rennes. La Bretagne se développe et confirme sa position avant-gardiste en matière d’innovation.

Suite au départ en 2007 de France Télécom pour son installation dans de nouveaux locaux, le bâtiment, voué à la destruction, est sauvé par l’intervention du promoteur Jean-Paul Legendre, qui ne peut se résoudre à voir disparaître cet emblème.

Après 3 ans et un « lifting » bien mérité, le bâtiment est réhabilité sans être dénaturé et devient le théâtre d’un cadre de travail devenu des plus agréable (bureaux décloisonnés, grands espaces, parkings, extérieurs…).

Le Mabilay est né et accueille dès 2014 plusieurs entreprises.

 

Mais son nouveau souffle prendra tout son sens l’année suivante grâce à l’installation de la French Tech Rennes St Malo : trois étages et 2.100 m² pour accueillir des espaces de coworking et d’événementiel, une dizaine de startups en développement et aussi son programme “Booster”.

carte French Tech 

Le numérique est donc l’un des secteurs d’activité les plus florissants en Ille-et-Vilaine (le bilan réalisé par l’Audiar – Agence d’Urbanisme et de développement Intercommunal de l’Agglomération Rennaise – montre la forte dynamique de l’emploi dans l’écosystème numérique du département en 2016, avec + 950 emplois salariés supplémentaires, soit plus que 2014 et 2015 cumulées).

 

 

Alors, Rennes digitale ?

 

 

Sources :

 

RENNES du Digital #8 – Retour sur TEDxRennes 2017

A Rennes, on entend déjà les mouettes… L’appel de la mer, de l’océan et le farniente sur la plage approchent à grands pas… Mais nul besoin d’aller jusqu’à l’eau, le Festival « Transat en ville » invite à la détente pour une parenthèse culturelle et musicale du 6 juillet au 27 août, le tout gratuitement.

Mais il ne suffit pas d’attendre la saison estivale pour passer une journée bien remplie dans la capitale bretonne. Le 8 juin dernier avait lieu par exemple la retransmission en extérieur de l’Opéra « Carmen » de Bizet dans toute la Bretagne où l’Opéra accessible au plus grand nombre. Ferveur populaire, prouesse technique et technologique, la diffusion de Carmen en direct dans 25 villes bretonnes a permis de mettre en scène plusieurs start-up de la région. Ces jeunes pousses ont ainsi pu tester leurs innovations : applications qui améliorent l’expérience des spectateurs et visent à créer une communauté.

 

Et c’est encore un mois avant qu’avait lieu une journée inspirée et inspirante : la 6ème édition de TEDxRennes où comment s’imprégner en quelques heures de l’expérience d’autrui et de témoignages inattendus pour s’étonner, s’émouvoir, s’enrichir, et ouvrir son esprit pour voir le monde autrement, regarder les autres avec bienveillance, et éventuellement changer quelque chose dans son quotidien.

Pastille TEDxRennes

De mon côté, ma première véritable expérience TED fut le visionnage il y a quelques mois de l’intervention de Laurent Alexandre lors du TEDxParis 2012 sur « Le recul de la mort – l’immortalité à brève échéance? » : Un choc, je vous le conseil ! Et depuis, il y en a eu tant d’autres…

 

TEDx qui vient de TED, et TED, c’est quoi ?

TED

Initié en 1984, TED (Technology, Entertainment and Design) est une fondation américaine à but non lucratif aujourd’hui mondialement connue pour ses conférences percutantes « 18 minutes pour changer le monde » et dont la devise est la suivante : « Ideas Worth Spreading », les idées méritent d’être diffusées !

 

La conférence TED est une importante rencontre annuelle qui se tient à Monterey en Californie et plus récemment deux fois par an dans d’autres villes du monde sous l’appellation TED Global.

Depuis 33 ans, la conférence TED aux États-Unis rassemble des esprits brillants dans leur domaine tels que le fondateur de Microsoft, Bill Gates, le designer Philippe Starck, l’ex-Président des U.S.A. Bill Clinton (pour sa fondation) ou encore Bono de U2 (diverses associations caritatives) pour partager leurs idées avec le monde.

Dotée de conférences, d’un site web vidéo TED.com ; d’initiatives et de projets communautaires, TED est désormais une plateforme et un mouvement mondial.

 

Face à son succès, TED a voulu permettre à la communauté élargie de ses fans de diffuser l’esprit TED autour du monde.

 

TEDx

Le programme TEDx a donc été créé pour permettre au plus grand nombre un accès aux idées et à la passion pour la connaissance. Le x signifie qu’il s’agit d’un événement qui est organisé indépendamment tout en respectant des critères d’organisation définis par l’organisation officielle de TED. Pour pouvoir organiser un événement TEDx avec une participation minimum de plus de 100 personnes, il faut avoir participé à une conférence officielle TED. Si le projet est étayé et conforme aux objectifs TED, il permet d’obtenir la licence pour organiser un TEDx d’envergure.

 

En 2011, TEDx a atteint les 2000 événements organisés dans le monde entier et en 25 langues.

 

Fin 2015, TEDx a atteint les 14703 événements organisés dans le monde entier dans 133 pays et en plus de 110 langues (20509 traducteurs et 88506 traductions)

 

En France, TEDx est présent dans de nombreuses villes dont Paris, Bordeaux, Biarritz ou Lyon. Ces événements français sont uniques et les seuls en langue française.

En 2012, Laurent RAISON avec l’aide de l’association Bretagne ID Large lance la première édition de TEDxRennes.

 

TEDxRennes 2017

Le 6 mai 2017, ce n’est pas moins de 32 événements TEDx qui se déroulaient le même jour un peu partout dans le monde !

A Rennes, 1500 personnes avaient répondu présentes pour assister au speech de 10 intervenants venus diffuser leurs idées, réalisations, projets et envies de changer notre monde.

Affiche TEDxRennes 2017

Quel programme pour cette 6ème édition de TEDxRennes ?

Le thème de ce TEDx était « Soif de Réalités » avec un programme riche qui n’a pas manqué de nous faire réagir. Dix intervenants aux réalités bouleversantes et multiples sont montés sur scène pour dire ce qu’ils avaient à dire : délivrer leur message dans l’objectif de mettre ces idées à la disposition du plus grand nombre.

 

Émilie Gaillard (@emiegaillard77) a lancé la première salve d’interventions avec son plaidoyer « pour un droit des générations futures : parce que le futur n’attend pas ! ».

Puis ce fut le tour du navigateur Roland Jourdain (@ExploreJourdain), très actif sur le front de l’innovation écologique, venu évoquer son écurie de course « Kaïros », véritable laboratoire sur les bio-composites.

La question des Femmes et du Numérique a été posée par la data-scientist Zinnya Del Villar (@Zn) qui est revenue sur son parcours en expliquant pourquoi femmes et technologie n’étaient pas incompatibles !

Olivier Méril (@OlivierMeril), Président de Mediaveille, a ensuite pris la parole pour expliquer la raison pour laquelle il a souhaité fonder l’Ecole Digitale de la Nouvelle Chance où « Savoir tendre la main ».

Enfin, le jeune Fabien Persico (@LaFarmBox), agriculteur urbain, nous a présenté son concept de FarmBox, conteneurs maritimes adaptés à une culture horticole hors sol qui permettent de cultiver des végétaux en plein cœur des villes de façon saine et productive. Un pari 100% naturel.

 

Reprise de la pause en douceur et en musique avec Emily Loizeau (@EmilyLoizeau). La chanteuse s’est appuyée sur des textes engagés tirés d’expériences vécues ; nous voilà vite remis dans l’ambiance… Place à l’émotion et à la réflexion !

Cédric Coulon qui dirige un centre de recherches juridiques et confronte le droit au développement de la robotique a poursuivi en posant la question de l’inquiétude des risques potentiels liés au déploiement dans notre vie quotidienne d’engins qui tendent à disputer à l’homme son autorité.

Point santé ensuite avec Karin Tarte qui décrit avec humour son quotidien de directrice du service d’immunologie, thérapie cellulaire et hématopoïèse du CHU de Rennes.

Puis ce fut le témoignage de Wahab Marouf, Afghan de 19 ans, qui a mis un an à rejoindre la France après avoir fui son pays. Débarqué à Rennes, il a créé le club de cricket de la ville et en est devenu le président.

La journée s’est conclue avec l’énigmatique WAR ! (www.warindawest.fr). Le très attendu street artiste rennais, dont on ne verra toujours pas le visage, a partagé avec le public son action et ses missions dans la ville avec cette question qui reste en suspens : « Suis-je un délinquant ou un artiste ? ».

 

En résumé, les sujets traités étaient très vastes et les échanges furent variés, inspirés dans un esprit visionnaire et bienveillant…

Il y a eu des rires, des larmes, des réflexions, des questionnements, des prises de conscience, des applaudissements, des « standing ovation » mais ce fut surtout un beau moment de partage.

 

Parce que finalement, c’est bien ça le succès de TED, faire que l’intelligence collective contribue à un monde meilleur.

 

 

Rendez-vous est pris pour la septième édition le 7 avril 2018 au couvent des Jacobins, nouveau centre des congrès de Rennes, qui ouvrira en janvier.

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Oriane Do Rosario

 

 

Sources :

RENNES du Digital #7 – Rencontre avec J.-F. Kerroc’h, Directeur de Destination Rennes

 

Décidément, après Rennes et sa communication décalée il y a quelques mois à l’initiative de Destination Rennes, société publique locale ayant pour mission de renforcer l’attractivité touristique et professionnelle ;

Rappelez-vous :

Rennes basketsRennes couvent

 

C’est la Bretagne qui le 13 mars dernier lançait son originale campagne de pub initiée par le futur lancement en juillet prochain de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui reliera Paris à Rennes en moins d’1h30.

Véritable buzz sur les réseaux sociaux, le hashtag #passezalouest a fait des émules et l’appropriation de la campagne n’a pas traîné : les 8 visuels officiels se sont vus rejoints par des centaines d’images non officielles toutes aussi géniales !

 

Officielles :

Festival Hipster

 

Non officielles :

Bretagne palets Rennes huitres

 

Comme le rappelle Jean-François Kerroc’h, Directeur de Destination Rennes rencontré le 8 mars dernier dans les locaux de la société (attenants à l’impressionnant chantier du Couvent des Jacobins, futur centre de Congrès dont Destination Rennes sera chargée de l’exploitation et qui ouvrira ses portes en 2018), c’est le foisonnement qui définit le mieux Rennes mais celui-ci se perçoit peu à l’extérieur. Et c’est là toute la subtilité de communiquer sur cette ville singulière, alternative, avec un état d’esprit. Le choix s’est donc porté sur l’idée d’échapper au discours institutionnel et de faire bouger les lignes pour échapper à la concurrence.

Mais Rennes, ville créative et festive, a aujourd’hui de nouveaux enjeux en termes de développement.

La nouvelle mission de Destination Rennes est bien la communication et la promotion en faveur de l’attractivité économique de la métropole ; l’idée étant de faire émerger Rennes en tant que Métropole européenne et d’y attirer les investisseurs.

jean francois kerroc h

Jean-François Kerroc’h, Directeur de Destination Rennes

Jean-François Kerroc’h, anciennement directeur du développement de la Cité des congrès de Nantes, puis directeur général d’Atlantic Events (GIE chargé de promouvoir le tourisme d’affaires et la stratégie évènementielle sur le territoire Nantes / Saint-Nazaire / La Baule) a initialement rejoint Rennes Métropole en tant que chargé de mission Centre des congrès – Le Couvent des Jacobins. Mais sa vision n’était autre qu’une logique de destination d’où le plan de développement ayant abouti au projet Destination Rennes.

Et désormais l’expérience proposée autour de la ville de Rennes peut encore davantage s’appuyer sur la Bretagne et en faire une destination de projets : Rennes, porte d’entrée de la Bretagne avec une offre plus générale, plus globale.

Cette démarche marketing produit est évidemment supportée et véhiculée par les outils digitaux à tous les niveaux : support développement – communication – services.

Le digital irrigue toutes les réflexions des acteurs de cette transformation et de cette communication. Il est LA solution.

Chez Destination Rennes, l’un des grands chantiers mis en place fut l’investissement dans les plateformes web avec plusieurs sites dont :

http://www.tourisme-rennes.com/

http://www.rennes-congres.fr/

http://www.centre-congres-rennes.fr/fr

Supports d’information, l’essentiel est bien de faciliter le parcours du visiteur et le parcours commercial des clients.

Jean-François Kerroc’h croit aussi beaucoup au dialogue et à la rencontre engendrant des alliances afin d’articuler des leviers technologiques et développer les partenariats.

Destination Rennes a par exemple rassemblé dès 2014, 850 structures des secteurs du Tourisme, de l’économie et du culturel organisées sous forme de collèges, en commissions de travail.

Au rythme d’un rendez-vous annuel, avec environ 200 membres très actifs et un intranet à leur disposition, l’agglomération se nourrit de et s’appuie sur ces réflexions.

 

Alors, Rennes digitale ?

 

 

Oriane Do Rosario

 

 

Sources :

RENNES du Digital #6 – Rendez-vous avec Olivier Méril de l’Agence Médiaveille

Depuis mon retour à Rennes en septembre dernier, depuis le démarrage du MBA en octobre dernier et depuis mon immersion dans l’écosystème digital rennais en novembre dernier, certains acteurs se sont avérés incontournables et l’Agence Médiaveille ainsi que son charismatique patron Olivier Méril en font évidemment partie !

 

Aujourd’hui 2ème agence de webmarketing de l’hexagone, Médiaveille naît en 1999 et se concentre alors sur le métier de la veille pour des entreprises du CAC40, de la formation, du SEO et du webmarketing.

La société, tournée vers l’accompagnement du parcours clients, couvre actuellement 8 pôles d’expertises et possède 8 agences partout en France.

D’un effectif de 10 personnes à l’origine de l’aventure, Médiaveille compte aujourd’hui environ 115 employés et prévoit de regrouper approximativement 350 personnes en 2020.

Olivier Meril

Olivier Méril, Patron de l’Agence Médiaveille

C’est en 2009 que l’aventure Olivier Méril/Médiaveille commence ; Véritable autodidacte et après avoir travaillé de nombreuses années chez PRECOM, régie publicitaire du Groupe Ouest-France, Olivier Méril reprend Médiaveille et ne cesse de développer la société : aux activités initiales, il associe les réseaux sociaux en 2010 puis s’attachera au contenu, à l’ergonomie… Viendront la DATA et les métiers périphériques tel l’Inbound marketing pour lequel l’agence prévoit de devenir leader du marché en 2020…

Bref, « no limit » pour ce patron hors normes qui s’appuie sur un constat métier pour assurer le développement avec toujours le même objectif, celui de répondre à toutes les problématiques du digital.

 

En termes de positionnement, le cœur de business de Médiaveille, société de services, reste les PME françaises à qui l’agence apporte des solutions de DMP (Data Management Platform).

Olivier Méril explique lui-même que l’entreprise lui ressemble. Il a réussi à construire une véritable communauté au sein de laquelle des personnes de tous âges et de tous horizons partagent les mêmes valeurs. Il n’a ni plus ni moins « recréer le pays dans lequel il aurait voulu vivre… »

Il aime à rappeler que ses 1ers clients sont ses équipes. Chez Médiaveille, les salariés ne doivent pas se poser de questions, la transparence est de mise. Libérer l’esprit, c’est libérer l’entreprise et tout le monde peut ainsi converger dans l’intérêt général de la société.

Plutôt surprise de ce mode de fonctionnement, lorsque j’aborde la notion d’entreprise libérée, Olivier Méril me confirme que cette dernière a des limites : la hiérarchie est bien présente chez Médiaveille et la performance économique est au cœur des préoccupations. « Bienveillance et exigence ne sont pas incompatibles ! »

Médiaveille correspond à « l’entreprise de demain » et les salariés s’y sentent bien ; Avec seulement 2% de turn-over, l’échange est le maître mot de l’agence avec de constants feedbacks entre les individus : des entretiens individuels ont lieu 2 fois par an ; Tous les trimestres est organisé « le pitch du boss » lors duquel Olivier Méril fait un point de l’activité à l’instant T et rappelle la stratégie de la société ; L’arrivée de tous nouveaux salariés engendre 1h30 de présentation du patron et les règles sont énoncées dès le départ pour éviter tous conflits… simple me direz-vous… mais tellement rare !

Olivier Méril rappelle l’importance de se remettre en question pour s’améliorer en permanence et ce notamment au contact de ses employés. Médiaveille a réussi à toujours fonctionner sans Direction des Ressources Humaines mais avec sa centaine de salariés, un poste de Happiness Manager a vu le jour l’an dernier et une Directrice du capital humain devrait se profiler d’ici peu car chez Médiaveille, le bien-être est le premier critère de management : le rêve ! Mais une réalité du côté de Saint-Grégoire…

 

Pour le reste, Olivier Méril m’explique qu’il avance avec son cœur, ses envies qui sont notamment à l’origine de nombreux projets tels :

  • L’incubateur MV CUBE qui est un accélérateur de projets au service du développement et du succès de start-up. L’objectif est de donner les clés aux jeunes entrepreneurs pour que leur business décolle grâce à l’accompagnement personnalisé du comité de sélection pluridisciplinaire engagé dans l’écosystème local (volonté de contribuer activement au développement économique en parallèle de la French Tech Rennes)

Installé au sein de MV Labs et au cœur d’une équipe de professionnels experts du digital, MV Cube met à disposition des conditions de travail idéales, donne de son temps, ouvre son carnet d’adresses, apporte son expertise et partage son expérience aux porteurs de projets. Le tout totalement GRATUIT : 0% de contrainte, 100% de succès pour votre projet.

  • L’École Digitale de la Nouvelle Chance créée par Médiaveille et l’IMIE Rennes a pour but de former des professionnels en stratégies Webmarketing. Soutenue par le Fafiec et Pôle emploi et avec demande de participation de la Région Bretagne, elle est financée à 100% et accessible aux publics prioritaires. Elle vise à comprendre comment mettre en place un plan de communication on line en fonction des multiples enjeux et en utilisant les bons leviers. Le format en 10 mois (6 mois de formation + 4 mois en entreprise) fera s’alterner les apports théoriques et les exercices et projets pratiques jusqu’à obtenir un haut niveau d’expertise et le savoir-faire nécessaire pour répondre aux attentes du marché de l’emploi dans les métiers du digital.

 

Lorsque nous évoquons l’avenir, ce ne sont évidemment pas les idées et les sujets qui manquent… Le développement de Médiaveille est loin d’être terminé !

L’agence est réceptive à tout ce qui pourrait créer de la valeur et de la performance pour les clients en s’appuyant sur des éléments mesurables.

Dans l’ordre, un Pôle Data devrait être opérationnel de manière imminente ;

L’année 2017 est consacrée à l’organisation avec le renforcement des agences actuelles ainsi qu’un développement géographique avec le lancement début avril de l’équipe à Nantes et la création des agences de Bordeaux et Marseille.

L’accélération est prévue pour 2018 avec toujours plus de visibilité nationale voire à l’international qui constituerait un véritable Challenge – A réfléchir…

Parce qu’Olivier Méril est dans le mouvement permanent, il n’exclut aucune possibilité ; Il avance en fonction des opportunités, sans aucun stress, son moteur c’est la rencontre.

Il conclut d’ailleurs notre entretien ainsi : « Les choses ne sont pas écrites, elles se vivent »

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Oriane Do Rosario

 

Sources :

www.mediaveille.com

 

 

RENNES du Digital #5 – Discussion avec Laurent Riéra, Dircom de Rennes Métropole

Rennes Métropole est incontestablement une ville 2.0…

Serait-ce parce qu’elle se place dans le top 10 des villes françaises les plus « instagramée » ou encore parce que le meilleur joueur mondial de Super Mario Kart est rennais (Florent Lecoanet qui a terminé 2ème du Championnat du monde 2016 après avoir décroché sept fois le titre suprême précédemment)…

C’est avant tout parce que Rennes Métropole s’est distinguée dès 2010 comme la première collectivité à ouvrir une plateforme de données publiques et ainsi mettre en ligne un catalogue de données ouvertes via le site « Rennes Métropole en accès libre » :

https://data.rennesmetropole.fr/page/home/

Capture Rennes libre acces

Pionnière de l’open data en France, Rennes est une ville dont la réputation n’est plus à faire :  innovante, en pleine mutation, elle est à la pointe en termes de communication numérique.

A noter que Rennes Métropole a bénéficié de la labellisation French Tech en 2014.

Alors qui mieux que son Directeur de la communication et de l’information, Monsieur Laurent Riéra, pour nous parler de cette pépite dont le slogan est : « vivre en intelligence ».

 

Laurent Riera

Laurent Riéra, Directeur de la communication de la ville et de la métropole de Rennes

Rennes, ville en perpétuelle évolution, poursuit sa transformation avec l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse, l’ouverture d’un centre de congrès et la mise en service de la 2ème ligne de métro dans les mois qui viennent.

Mais la capitale bretonne est un véritable paradoxe car outre le fait qu’elle se positionne comme étant un excellent compromis entre qualité de vie et opportunités de travail puisque la capitale bretonne termine troisième de la catégorie « je travaille » et septième de l’item « je vis » d’une enquête que L’Express publiait fin janvier dernier sur les villes où il fait bon vivre et travailler, elle n’est pas (encore) sur le trajet des city breakers !

Laurent Riéra expliquait dans une interview accordée aux Echos le 02 août dernier qu’en tant que Directeur de la communication, il est obligé de raisonner en permanence à deux échelles : d’un côté les grands chantiers, le développement économique, le rayonnement culturel, l’attractivité, la concurrence ; de l’autre la proximité, le service et l’information sur la politique de la ville.

 

Alors quels ont été les chantiers (ou en tous cas les principaux) depuis son arrivée et ceux à venir ?

Laurent Riéra nous parle en premier lieu de la transformation numérique de la rédaction dont les éléments étaient encore jusque-là majoritairement « print ». A ce bouleversement se sont évidemment ajoutés un accompagnement et une transformation interne ainsi que la création de nouveaux outils digitaux.

D’autre part, il s’agissait d’augmenter les logiques usagers, de maintenir la confiance dans les institutions démocratiques et de crédibiliser la parole publique.

Rennes 2030

Le second chantier auquel s’est attelé Laurent Riéra est le « dossier » Rennes 2030. Plus qu’une campagne, il s’agit véritablement d’un nouveau projet politique avec la volonté de faire évoluer le récit urbain rennais.

www.rennes2030.fr

 

budget_participatif_2

Vient ensuite le projet du « Budget participatif » ou celui de co-construire les politiques publiques avec les habitants. La « fabrique citoyenne » incite les rennais à s’engager pour devenir acteurs de la transformation de leur ville avec des enjeux clairs que sont la pédagogie et l’adhésion.

www.fabriquecitoyenne.rennes.fr

 

Laurent Riéra, soutenu par son équipe proactive, passionnée et efficace, poursuivra évidemment son travail d’accompagnement de l’émergence d’une nouvelle métropole – audacieuse – expérimentale – culturelle liée à la métamorphose due à l’arrivée de la LGV et de toutes les conséquences qui en découlent.

Peut-être, dans un second temps, s’agira-t‘il de retravailler l’identité graphique de Rennes Métropole davantage en lien avec les nouvelles ambitions de l’agglomération, Rennes devenant véritablement la porte d’entrée de la Bretagne !

 

Pour travailler ces différents axes de communication et relever tous ces défis, s’appuyer sur de solides canaux de diffusion est impératif et Laurent Riéra a capitalisé sur la création de véritables réseaux. Rencontrer, échanger, rapprocher les entraides de communication ont ainsi permis de travailler sur un écosystème fort ; les acteurs majeurs ont bien évidemment joué le jeu.

L’autre élément essentiel est de créer un lien fluide et permanent avec la population, de l’interaction et donc d’aller chercher les gens là où ils sont, c’est-à-dire sur les réseaux sociaux. Grâce aux nouveaux outils digitaux du type applications, plate-forme open data, modélisation 3D et bientôt chatbots (qui vont intégrer la sphère publique dans les mois qui viennent), le contact citoyen n’en ait que facilité en alimentant et en enrichissant les pratiques mises en place et développées.

L’impératif est bien de remettre l’usager du service public, l’expert d’usage, au cœur des réflexions, stratégies et actions.

 

Enfin, pour terminer cet entretien passionnant, Laurent Riéra rappelle l’importance de cette posture de pionnière associée à la capitale bretonne et la volonté intrinsèque de Rennes de conserver ce « coup » d’avance !

Bénéficier d’un positionnement d’avant-garde est un atout incontestable mais le pérenniser est un travail quotidien.

La ville a ainsi été sacrée l’an dernier capitale de la biodiversité face à 72 collectivités candidates dans le cadre du concours ouverts aux villes et intercommunalités françaises. Ce concours national dont le thème central était « Sols et biodiversité », récompense, depuis 2010, les collectivités qui s’engagent durablement dans la préservation de la biodiversité.

 

Le leitmotiv est donc de continuer à travailler sur cette fierté rennaise parce que Rennes gagne vraiment à être connue.

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Oriane Do Rosario

 

Sources :

 

RENNES du Digital #4 – Rencontre avec la Start-up KLAXOON

En décembre dernier, je participais à ma 1ère Digital Tech Conférence à Rennes et outre la qualité du programme, des intervenants et des formats innovants, je découvrais la plateforme de la société Klaxoon qui a permis au public dont je faisais partie d’intervenir et d’interagir tout au long de la journée en permettant à l’intervenant de poser des questions et de proposer des sondages dont les résultats s’affichaient immédiatement sur scène à l’écran.

Je “klaxoonais” donc pour la première fois et décidais de m’intéresser plus particulièrement à cette pépite rennaise !

La start-up Klaxoon a développé un produit permettant de rendre les réunions plus dynamiques, plus interactives, plus ludiques… Klaxoon permet en effet à l’intervenant de proposer plusieurs activités dans une même session : quiz, sondage, challenge, brainstorming, messages instantanés pour favoriser l’échange entre les participants.

Mais au-delà de ses produits, j’allais découvrir que Klaxoon est avant tout un état d’esprit…

Quelques appels et échanges de mails plus tard avec Anne-Lyse Garçon, Communication Officer de Klaxoon, rendez-vous était pris pour le 2 février – le mois de janvier étant synonyme pour Klaxoon de grosse actualité liée au CES – non pas dans les locaux de la société mais bien sur le Klaxoon Campus…

 

Depuis fin septembre dernier, la centaine de salariés occupe 3 étages d’un immeuble de bureau « classique » en périphérie de Rennes. Mais ces 1500 m² n’ont rien de « classique » eux puisque dès ma sortie de l’ascenseur, je découvre un espace ouvert, lumineux, jeune et coloré, bref un véritable univers à part entière… Bienvenue chez Klaxoon !

 

Les salariés ne travaillent ni dans des bureaux fermés, ni en open space mais plutôt en mode “appartements”. Le premier espace derrière l’accueil réunit cafétéria avec immense bar, tabourets hauts, banquettes, frigos, machines à cafés mais aussi salon avec canapés des plus confortables et bibliothèque collaborative, le tout agrémenté d’une table de ping-pong et d’un babyfoot (le jeu fait partie de la solution Klaxoon) et donnant sur une terrasse…

cafeteria Klaxoon

salon Klaxoon

Un peu plus loin, quelques boxes vitrés pour s’isoler en cas de besoin ; même le département RH reçoit dans un espace ouvert avec table façon table de jardin. Etage supérieur, même bonne humeur, même manière de travailler ; on se sert des murs comme supports pour échanger à l’aide de feutres et de post-it.

salon RH Klaxoon

etage Klaxoon

post it Klaxoon

Anne-Lyse me rappelle l’importance de changer de posture pour dialoguer, booster la créativité et développer l’intelligence collective.

box Klaxoon

Nous passons ensuite devant le seul bureau individuel de la société, celui de son CEO, Matthieu Beucher, qui, croisé peu de temps avant dans un couloir, y reste rarement préférant se mêler à ses collaborateurs et recevoir dans un espace ouvert avec fond musical. Les espaces créent de l’interaction, forcent au dialogue. Klaxoon est avant tout un univers riche en méthodes agiles.

salle Klaxoon

Et cette philosophie de travail correspond en tous points à ses produits qui cachent une multitude de solutions digitales innovantes pour mieux communiquer en entreprise, changer la manière de collaborer et transformer l’apprentissage.

Comme me l’explique Matthieu Beucher, 10% des connaissances sont formalisées et sachant que 90% de ce que l’on sait a été appris en échangeant avec les autres, il s’agit de faire circuler la connaissance, de développer la capacité de chacun à collaborer, interagir et donc de prendre part à une pédagogie active. Klaxoon réveille la réunion en travaillant sur l’intelligence collective. Créer du lien au quotidien entre les individus, voilà l’objectif de Klaxoon car au-delà de ses produits qui envoient l’idée du digital, Klaxoon souhaite et peut emmener ses clients plus loin. Son ambition est forte, elle souhaite en s’appuyant sur des produits de qualité, accompagner dans la durée la transformation des entreprises.

 

Et Klaxoon peut aujourd’hui s’appuyer sur 120 collaborateurs et 2000 clients dans le monde pour poursuivre sa folle ascension avec son coeur à Rennes et une bulle à Lyon tournée vers le marché européen.

Lorsque je lui pose la question de savoir pourquoi s’être installé à Rennes, Matthieu Beucher me répond simplement que rennais, Klaxoon est le fruit d’une aventure collective, de la réunion de talents techniquement compatibles et que le vrai défi est de savoir pourquoi, aujourd’hui, rester à Rennes ? Et la réponse est claire : Rennes permet de faire bénéficier les salariés d’un environnement de travail des plus agréable et d’une certaine qualité de vie. Klaxoon réunit actuellement de nombreuses compétences et notamment créatives, a construit un groupe, une équipe et souhaite la pérenniser.

A noter que les déplacements en train représentent 15 équivalents temps plein ! Mais c’est un vrai choix de la part de Klaxoon : des personnes capables de se poser et de prendre du recul pour être plus performantes, c’est aussi ça la philosophie de la société.

 

Klaxoon était 100% rennaise jusqu’à il y a quelques mois, jusqu’à sa première levée de fonds.

En septembre dernier, 18 mois après le lancement de Klaxoon, deux fonds nord-américains : WhiteStar Capital, basé à New York, et Wind, à San Francisco et Bruxelles, complétés par un apport d’Arkéa Capital et de trois « business angels », dont Xavier Niel, patron de Free, ont décidé de participer à la révolution Klaxoon.

#MakeTheWorldKlaxoon

 

Déjà convaincue par la solution Klaxoon avant mon arrivée, je l’étais encore davantage 1h30 après au moment du départ et vous, promotions parisiennes du MBA Digital Marketing & Business, le serez assurément d’ici peu – Merci Vincent !

Petit récapitulatif donc : outil génial, campus fabuleux, et la connexion entre les deux est magique parce que tellement cohérente.

 

Je quittais donc cet environnement haut en couleur pour revenir à la réalité.

Et une question me taraudait encore l’esprit de retour chez moi… Pourquoi KLAXOON ?

klaxon Klaxoon

Merci à Anne-Lyse pour sa réponse post rendez-vous sur la genèse du nom de marque :

“Cela faisait plusieurs semaines que nous travaillions dessus, nous avons exploré plusieurs centaines de possibilités sans trouver la bonne marque qui pourrait résonner dans le monde entier. Alors qu’on s’apprêtait à s’engager sur une autre marque, Matthieu a voulu prendre un moment de réflexion. En se baladant dans la rue, il s’est fait klaxooner. Quel réveil ! il a tout de suite compris que le nom qui convenait c’était « Klaxoon ».

Il faut savoir que Klaxon est un des premiers mots « born global » : popularisé dans le monde entier au début du XX° siècle avec le développement de l’automobile. Un outil qui a permis d’améliorer les interactions dans un monde qui changeait de vitesse.

Nous voulons inciter les gens à interagir plus efficacement pour mieux partager leurs connaissances. Le coup de Klaxoon exprime bien cette idée-là !”

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Oriane Do Rosario

mur Klaxoon 2

 

Sources :

https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/0211313267097-klaxoon-la-start-up-dans-laquelle-vient-d-investir-xavier-niel-300278.php

 

 

RENNES du Digital #3

A Rennes « on ne dort pas » et surtout pas pendant le CES 2017 qui se tenait à Las Vegas du 5 au 8 janvier dernier. C’est d’ailleurs de cette manière que la French Tech Rennes St Malo abordait ces 4 jours en l’annonçant d’entrée sur son compte Twitter :

Capture tweet FTRSM

La Bretagne a envoyé ses start-up conquérir Las Vegas et notamment quelques pépites venues de Rennes qui n’ont pas manqué de se faire remarquer ! 

Début janvier, en guise de bonnes résolutions 2017, “The place to be” était bien le Consumer Electronic Show de Las Vegas (CES), LE rendez-vous incontournable du numérique où tous les leaders mondiaux de l’électronique grand public, excepté Apple qui a toujours boudé cet événement, présentaient leurs innovations.

Un véritable condensé de notre futur technologique à court, moyen et long terme !

Pour sa 50ème édition, Le CES de Las Vegas s’était plus particulièrement penché sur la réalité augmentée et les voitures connectées alors qu’il y a 50 ans était présenté le magnétoscope…

Capture CES

Véritable vitrine des dernières technologies, le CES 2017 a réuni 3 800 exposants allant de la puissante multinationale à la petite start-up sur une surface équivalente à trente terrains de football.

Le salon américain qui sert de tremplin aux jeunes boîtes a vu défiler dans ses allées plusieurs centaines d’entreprises françaises spécialisées dans le digital (224 start-up nationales au total) dont plusieurs entreprises rennaises prometteuses.

Troisième pays le plus représenté derrière les Etats-Unis et la Chine, l’Hexagone a misé sur son label French Tech pour se faire une place dans la Capitale du Jeu.

Emmenées par leur réputation dans les télécoms, Rennes et la Bretagne se sont imposées comme l’une des plus grosses délégations.

Le numérique sur le territoire Rennes Saint-Malo représente 30 000 personnes, dont 400 travaillent dans des start-ups, que la French Tech aide à se développer.

La French Tech en héberge une centaine, à qui elle prodigue avant tout du conseil et de l’expertise.

Ces entreprises sont donc parties conquérir Las Vegas à la rencontre des professionnels du secteur, avec l’objectif de découvrir les tendances actuelles, de se faire remarquer, d’y faire des annonces stratégiques et pourquoi pas d’y obtenir un Innovation Award ou comment décrocher le Graal pour booster sa visibilité et ainsi attirer médias et investisseurs !

 

Quatre entreprises rennaises ont exposé au CES 2017 :

AMA

Fondée par Christian Guillemot, l’un des frères à l’origine d’Ubisoft, la société Advanced Mobile Applications (AMA) a longtemps créé des jeux et applications pour mobile. Retenue par Google pour ses ambitieuses Google Glass (aujourd’hui abandonnées), la société continue de travailler sur les lunettes connectées, notamment pour les visioconférences.

Ama propose notamment des lunettes connectées, dont des prototypes sont testés par le Samu de Rennes.

3D Soundlabs

Déjà présente à Vegas en 2016, la société rennaise 3D Sound Labs a présenté l’an dernier le premier casque 3D intelligent au monde, nommé 3D Sound One. Elle a depuis mis au point une solution offrant un son immersif et s’adaptant à tous les casques audio.

Kerlink

Kerlink développe de nouveaux réseaux pour permettre aux objets connectés de mieux communiquer.

Klaxoon

Klaxoon propose des outils innovants en matière de formation et d’e-learning.

Klaxoon qui présentait un nouveau produit pour cette édition 2017 a mis en place une petite boîte interactive permettant d’animer les réunions les plus ennuyeuses. La société rennaise est en pleine croissance et a levé 5 millions d’euros en septembre.

 

A noter que Klaxoon fait partie des 30 Startups françaises lauréates d’un CES Innovation Award 2017.

Plus de précisions en cliquant ici :

http://www.consulfrance-newyork.org/30-Startups-francaises-laureates-d-un-CES-Innovation-Award-2017

 

Six autres start-up d’Ille-et-Vilaine étaient présentes à Las Vegas mais sans stand :

Advalo

Advalo a développé une plateforme de marketing omnicanal et permet de démontrer l’impact du digital sur le trafic magasin.

 

Energiency

Start-up rennaise qui propose une solution de surveillance en temps réel des consommations énergétiques destinée aux industriels.

 

Niji

La société rennaise Niji, spécialisée dans les services numériques alliant conseil, design et transformation technologique, accompagne les acteurs économiques de toute taille et de tous secteurs économiques dans toutes leurs problématiques de mutation digitale.

 

Smartviser

Batterie, mémoire, couverture réseau… En deux ans, le système de test de mobiles de Smartviser a déjà conquis de nombreux gros clients, comme Boulanger ou SFR. Ambitieuse, la société espère multiplier par cinq son chiffre d’affaires l’an prochain et sa présence à Vegas pourrait y contribuer…

 

Blacknut

Blacknut ou le Netflix rennais ! Blacknut veut commercialiser un service de jeux vidéo à la demande en proposant un large catalogue facile d’accès contre abonnement.

 

Lacroix Electronics

La société est un partenaire performant depuis plus de 40 ans en conception et production de cartes électroniques et propose aujourd’hui des solutions innovantes de l’internet des objets.

 

Alors, Rennes digitale ?

 

Oriane Do Rosario

 

 

Sources :

Visuel couverture : Destination Rennes – http://www.rennes-congres.fr/

http://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/startup/ces-las-vegas-des-pepites-rennaises-veulent-y-briller-4716843

http://m.20minutes.fr/rennes/1989615-20170104-2017-bretagne-envoie-start-up-conquerir-las-vegas

http://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/french-tech/ces-las-vegas-la-french-tech-federe-l-equipe-france-4716985?utm_source=neolane_of-ofe_newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=of-ofe_newsletter&utm_content=20170105&vid=1240672

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/la-fench-tech-rennes-saint-malo-las-vegas-1483608882

http://www.ouest-france.fr/high-tech/ce-qu-il-faut-retenir-du-ces-de-las-vegas-4724504?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter