Bienveillance, digital et marché du travail : interview de Violette Basilio Parra d’Andert

Elle faisait partie des « Amazones », cette promo DMB mythique de Bordeaux l’année passée. Aujourd’hui, elle est à Paris et a plein de choses intéressantes à nous dire. Aussi, je vous présente Violette Basilio Parra d’Andert, véritable force de la nature et amie. Sa philosophie, elle la tient du DMB : la bienveillance avant tout.

Présentes-toi !

Je m’appelle Violette, j’ai 24 ans et je suis cheffe de projet des applications mobiles chez Otis France qui sont pour l’instant au nombre de 7. Elles sont à destination des 2300 techniciens du Service (maintenance d’appareils) et du Neuf (construction d’appareils).

Pourquoi as-tu choisi le MBA DMB ?

Après avoir fait 4 ans d’études de communication à l’EFAP, j’ai décidé de faire une 5ème et dernière année. J’ai naturellement choisi le MBA DMB car l’enseignement donné sur le digital les années antérieures n’était pas suffisant pour moi. Etant donné que c’était le domaine où j’avais le moins de compétences/connaissances j’ai décidé de pallier ce problème.

Violette Basilio

Qu’est-ce que tu en retires le plus ?

Une chose m’a vraiment marqué tout au long de cette dernière année, c’est la bienveillance des gens qui m’ont entouré, que ce soit nos directeurs, nos intervenants, nos camarades de classe. La bienveillance que nous avions les uns envers les autres a permis de faire éclore de très beaux projets et de très belles amitiés. Humainement parlant c’est un enseignement que je n’avais jamais appris ailleurs et qui me servira toute ma vie.

Parle nous un peu plus de ton parcours depuis ton diplôme, en quoi consiste ton job ?

En novembre 2019 j’ai intégré Otis au poste de cheffe de projet des applications France. Mon rôle est double, d’un côté je dois faire évoluer nos applications : remonter des bugs, proposer des axes d’améliorations, tester les nouvelles versions / fonctionnalités. De l’autre, je dois suivre l’utilisation des apps sur le terrain en vérifiant que les utilisateurs savent les utiliser et ont compris leurs bénéfices. Alors, pour les accompagner on met en place de la communication, de la formation, de la gamification.

C’est un poste qui est très enrichissant car on partage au quotidien avec nos techniciens, les développeurs, les apps owners d’Otis France et des autres pays. J’ai trouvé chez Otis cette bienveillance qui m’était indispensable, que j’avais eu au MBA DMB puis dans mon stage chez NSA. Enfin, que ce soit au siège ou sur le terrain, les collaborateurs sont soucieux de bien faire, de s’aider et de comprendre le monde de demain. C’est une très belle expérience.

Qu’est-ce que tu aimes dans ces métiers du digital ?

J’apprécie le fait que derrière une machine, il y a toujours un humain.

La digitalisation de nos processus de travail représente un changement important pour notre société. Lorsqu’un individu est face à un changement dans sa vie, il va rentrer dans une phase de deuil. C’est un phénomène que l’on appelle la courbe du changement / deuil. Durant les 3 premières phases de cette courbe (la colère, la peur, la tristesse), des réticences vont naître. C’est intéressant de comprendre ces réticences, et d’apporter des clés aux individus pour parvenir à les dépasser. Il faut trouver un juste milieu dans les réponses que l’on apporte. Si l’on est trop compréhensif, l’individu va se complaindre dans sa situation. Si l’on est trop brusque, l’individu va se braquer…

Le digital c’est donc un changement, une histoire d’humain, de ne pas savoir faire, d’avoir peur de mal faire, d’avoir peur que l’on se moque… Notre rôle, c’est d’accompagner ces individus pour réussir à tirer tous les bénéfices du digital et donc d’arriver à de meilleurs résultats. C’est ce coté humain qui m’intéresse particulièrement.

Bien sur chez Otis nous sommes 2500 techniciens, sans compter les managers. Aussi, nous ne pouvons pas faire du cas par cas. Nous avons dû trouver une stratégie solide construite autour d’une entraide au sein des collaborateurs pour réussir à avancer ensemble dans notre transformation digitale.

Des conseils pour les étudiants du DMB, qui cherchent actuellement leur stage de fin d’études ?

Je vais garder le même état d’esprit : choisissez un stage où la bienveillance est présente. Si vous travaillez avec des collaborateurs qui n’ont pas de compassion, qui n’ont pas d’intérêt pour vous, vous allez vous dégoûter du métier. J’ai plusieurs ami.e.s dont le stage s’est mal passé car leur maître de stage était oppressant(e), malveillant(e) et je trouve cela inadmissible.

Vous avez le droit de ne pas être convaincus par un projet et de donner votre avis pour l’améliorer sans être réprimé. C’est OK de ne pas faire 10h de travail par jour. Vous avez le droit d’avoir 1h de retard sans pour autant être convoqué(e) dans un bureau. Vous méritez que l’on vous parle correctement.

C’est en partageant vos idées, en opposant vos avis que de bonnes idées vont naître. Si vous sentez un feeling avec votre maître de stage, vous allez apprécier vous rendre au bureau, travailler avec vos collègues, votre travail s’en ressentira et vos projets seront réussis.

Et enfin, petit point Covid-19 : comment tu t’adaptes en période de confinement ?

C’est une journée de bureau tout ce qu’il y a de plus normal, mais à la maison ! Etant donné que nous sommes loin, ma directrice organise des points téléphoniques avec toute l’équipe pour prendre des nouvelles, partager les dernières actualités de l’entreprise, etc. Au vu de la situation, certains de nos techniciens sont au chômage technique. Il y a donc une baisse d’utilisation des apps. Cela me donne plus de temps pour contacter des techniciens qui avaient des soucis de compréhension ou des problèmes techniques, et échanger avec eux.

Merci beaucoup Violette Basilio d’avoir pris le temps de répondre à mes questions ! Vous pouvez jeter un coup d’oeil ici à son profil LinkedIn. N’hésitez pas à vous connecter avec elle. Si vous voulez en savoir plus sur elle, dans une autre interview elle nous parlait de sa start-up food.

A bientôt !