Elon Musk, patron de Tesla et de SpaceX vient de lancer Neuralink, une entreprise dont le but est de créer des implants cérébraux pour connecter nos cerveaux à l’intelligence artificielle.

Soigner des maladies incurables grâce à l’intelligence artificielle

Le milliardaire Elon Musk, connu pour sa volonté de conquérir Mars, a fondé une nouvelle société, révèle le Wall Street Journal. Neuralink est enregistrée depuis juillet 2016 comme une entreprise de « recherches médicales ».  Si Elon Musk se projette dans un futur à long terme avec Neuralink, l’objectif premier de sa société est de soigner des maladies incurables telles que l’épilepsie, la dépression ou encore la maladie de Parkinson grâce à de petites électrodes implantées directement dans le cerveau.

Neuralink souhaite améliorer notre cerveau

A terme, l’interface neuronale imaginée par Elon Musk nous permettrait de connecter nos cerveaux à des ordinateurs pour décupler nos performances intellectuelles. En aidant les humains à fusionner avec des logiciels, il serait possible de suivre le rythme des progrès de l’intelligence artificielle. Nous pouvons imaginer un futur où il serait possible de sauvegarder nos souvenirs, à l’image d’un épisode de Black Mirror ou encore communiquer directement avec des appareils électroniques, sans intermédiaire.

« Si vous ne pouvez battre la machine, le mieux est d’en devenir une. »

Son objectif est de lutter contre l’automatisation croissante des métiers. Lors du Sommet Mondial du Gouvernement à Dubaï en février 2017, Elon Musk a déclaré : « Si vous ne pouvez battre la machine, le mieux est d’en devenir une. » Il envisage donc une fusion entre l’homme et la machine pour le futur : « Je pense que nous verrons une fusion plus étroite de l’intelligence biologique et de l’intelligence numérique. »

Devenir des cyborgs ?

Le terme cyborg est un terme qui revient souvent dans le discours d’Elon Musk. En effet, selon lui, nous sommes déjà des cyborgs, notamment puisqu’il existe déjà une version numérique de nous-même que l’on développe à travers l’envoi de mails ou via nos activités sur  les réseaux sociaux.

Sa solution serait donc de rajouter une « couche numérique » à notre cerveau pour suivre le rythme de la transformation digitale. C’est ce qu’il appelle le « neural lace », que l’on pourrait traduire par « lacet neuronal ».

Selon Stefan Greiner, de l’association Cyborgs, une plateforme qui s’intéresse à la fusion de l’homme et de la machine, les avancées technologiques sont telles que l’homme ne peut pas se définir comme un être uniquement biologique.

Elon Musk se rapproche ainsi du courant du transhumanisme, où l’on pourrait imaginer l’homme devenir immortel, comme Laurent Alexandre l’expliquait dans sa conférence « Le recul de la mort : l’immortalité à brève échéance ».

Une surcouche numérique pour ne pas être dépassé par l’intelligence artificielle

Le problème étant la difficulté que l’homme a à émettre un certain volume d’informations à grande vitesse, la solution d’Elon Musk serait donc de rajouter une « couche numérique » à notre cerveau pour suivre le rythme de la transformation digitale. C’est ce qu’il appelle le « neural lace », ou « lacet neuronal », concept dont il parle déjà depuis plusieurs années.

On peut donc désormais imaginer un futur où chaque homme serait doté d’une interface cérébrale directement liée à ses neurones et se transformerait petit à petit en robot.