Dans un contexte d’urgence climatique, de nombreuses politiques en faveur de l’écologie et le développement durable sont mises en place. Cela dit, toutes ces mesures concernent principalement des activités dont la pollution générée est “visible”. Celle induite par le numérique est alors “oubliée”. 

La pollution numérique : une pollution invisible mais bien réelle

Pourtant, le numérique pollue, et les conséquences de cette pollution digitale sont massives, menant entre autres Inès Leonarduzzi, CEO de Digital for The Planet, à développer le concept d’écologie numérique©. Ce dernier se définit comme étant « la discipline qui étudie l’impact environnemental des différents écosystèmes reliant l’humain et le digital dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement »[1]. 

Dans cette lignée, il existe tout un ensemble de mesures à mettre en place. L’une d’elles concerne directement la conception des sites web, on parle alors d’éco conception de sites web.

Le principe

Selon l’ADEME, l’éco conception correspond au fait d’avoir le moins possible recours aux énergies non renouvelables. Les valeurs et objectifs sous-jacents à ce principe interviennent à chaque étape de la conception d’un produit, notamment lorsqu’il s’agit d’un site ou d’une application.

Webmarketing&co’m[1] définit l’éco conception web comme consistant à “réduire les impacts environnementaux et écologiques des logiciels en améliorant leur conception et leur réalisation”.

L’éco conception d’un site se pense à chaque étape du cycle ! 

Pour mieux appréhender la notion d’éco conception, qui interviendra à chaque étape de la réalisation d’un site, rappelons les à travers une infographie réalisée par Aristys dans un article[2] sur le sujet.

Cycle de vie service numérique

Créer un site éco responsable : comment faire ?

L’éco conception d’un site web se pense dès la création du projet, bien en amont de sa réalisation. Cela permettra de réfléchir à chaque étape selon les principes sous tendus par l’éco conception.

Lors de la mise en place effective du projet, le choix d’un matériel  respectueux de l’environnement et durable sera une première étape.

Par la suite, les personnes en charge de la conception du site devront s’inspirer d’un référentiel qui leur servira de guide tout au long du développement du projet. Le plus connu et utilisé aujourd’hui est celui de Frédérique Bordage : “Éco conception web : les 115 bonnes pratiques

Les data centers sont, et cela est bien connus, particulièrement énergivore. Le choix d’un hébergeur n’est donc pas anodin et va être déterminant pour qu’un site soit respectueux de l’environnement. L’étape suivante consistera donc à choisir un hébergeur qui soit “Green”, c’est à dire qui a un PUE* inférieur à 1,5.

Se posera par la suite la question de la navigation, soit de l’utilisation par l’internaute du site. L’UX design devra être pensé pour respecter les codes de la sobriété numérique. Cela se fera notamment en réduisant le nombre de pages, ce qui permet de minimiser le nombre d’allers-retours vers le serveur, très énergivore.

Enfin, lorsque le site n’a plus vocation à servir, la suppression du site et des données est essentielles pour libérer la place et l’énergie qui lui étaient réservées.

Quels avantages pour mon entreprise?

Dans son article pour greenit.fr, Richard Hanna nous présente 6 arguments en faveur de l’adoption de l’éco conception web par les entreprises. Ainsi, il met en avant le fait que cette manière de concevoir permet : 

  • Un avantage économique
  • D’optimiser l’accessibilité
  • Un levier d’innovation
  • De meilleurs retours d’expérience
  • Limiter l’impact sur l’environnement
  • D’agir pour l’avenir de nos enfants

Sources :

[1] L’éco conception web : l’avenir des sites internet ?

[2] Éco-conception web

[3] Éco conception web : les 115 bonnes pratiques

[4] 6 arguments pour la conception responsable des services numériques