Le marketing d’influence est un outil de communication qui ne cesse de gagner du terrain. Effectivement, de nombreuses marques y ont recours pour atteindre la cible des Millennials. 92% des services marketing qui ont utilisé l’influence dans leur stratégie ont approuvé son efficacité, en 2017. Cela n’a rien d’étonnant avec la popularité des réseaux sociaux.

Dans l’étude Hootsuite, à propos du digital dans le monde, on constatait qu’il y avait plus de 3 milliards d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux, l’outil de travail phare des influenceurs. Pour mieux comprendre ce phénomène loin d’être éphémère, je reviens sur le rôle des micro-influenceurs et vous apporte le témoignage de Blondie Baby, blogueuse active sur les réseaux sociaux. 

marketing influence communication

Le marketing d’influence : kézako

Les internautes font confiance à de nouveaux relais d’opinion apparus avec les réseaux sociaux : les influenceurs. Ces nouvelles stars de l’internet sont issues du phénomène des blogs. Ainsi, ils donnent leur avis, testent des produits, bâtissent de véritables communautés autour d’eux. Tout cela avec une double casquette : transmetteur de messages et source de décision pour les consommateurs. Dans les stratégie de communication, la partie e-RP est indispensable pour toute marque souhaitant développer sa visibilité, renforcer son image de marque et impacter les ventes. 

Avant de démontrer l’intérêt d’intégrer les relations blogueurs dans une stratégie de relations publiques de Earned Media, voici quelques définitions à avoir en tête :

En quoi consiste l’e-RP : On sous-entend par cela les relations publiques visant à inclure les influenceurs du web. 

Qu’est-ce qu’un influenceur : Personne dont l’avis délivré sur internet au sujet d’une marque, d’un produit ou d’un service, est susceptible d’influencer un groupe de personnes conséquent (que l’on appelle communauté). Ils sont souvent considérés comme expert dans un domaine précis. 

infographie influenceurs Eva Lecras

Le boom des micro-influenceurs

Quelle est la différence entre micro et macro influenceur ? On considère comme micro-influenceurs ceux ayant entre 10 000 à 100 000 influenceurs. Au delà de 100 000 abonnés, on parle de macro-influenceurs et en dessus de 10 000 ce sont les nano-influenceurs. Le point fort des micro-influenceurs est leur communauté générant davantage d’engagement et permettant de mettre en place des campagnes plus ciblées. 

Effectivement, les micro-influenceurs permettent de proposer des contenus plus ciblés et plus engageants. Leur taux d’engagement est plus élevé que celui des macro. Plus que de tester vos produits, ils vont avoir un impact sur les ventes de vos produits ou services. Comment ils entretiennent ce lien spécial avec leur communauté ? Leur plume donne vie à des articles de blog détaillés où expertise et expérience consommateur se mélangent. Ensuite, leur vision artistique met en avant les produits qu’ils aiment par des publications photos sur Instagram. Enfin, leur authenticité vient fermer la boucle avec des stories instantanées. Mode, beauté, voyage, lifestyle, food, leur domaine d’actions est vaste. 

L’avis de Blondie Baby, influenceuse et experte du digital

Ce milieu m’a toujours intrigué et passionné par ma consommation d’internet et ma posture en tant que Millennial, mais également d’un point de vue consommateur. J’ai eu la chance de mettre un pied dans cet univers lors d’une expérience professionnelle. Durant plusieurs mois, plus que des collègues j’ai côtoyé des experts en la matière. Parmi ces experts, il y avait Pauline, connue également sous le pseudonyme de Blondie Baby, blogueuse depuis 7 ans. À l’époque, en plus de sa casquette d’influenceuse, Pauline occupait le poste de Social Media Manager et e-RP Manager. 

Passionnée de digital et ayant une communauté de 81 000 abonnés, il m’a semblé pertinent de mettre en avant son point de vue sur le marketing d’influence. 

Son approche du marketing d’influence

Pourrais-tu me donner ta propre définition de ce qu’est l’influence en général et plus particulièrement dans le secteur du digital ?

Pauline : Une personne suivie un minimum sur les réseaux, capable d’influencer son lectorat et/ou followers sur son style de vie, ses voyages, la mode, la beauté… En bref, sur tous les sujets qu’elle souhaitera partager et sur lesquels ses followers seront capables de s’identifier. 

Comment décrirais-tu en quelques mots l’environnement digital de la communication : la place des marques, des influenceurs, des internautes, des agences ? 

Pauline : Les marques communiquent de plus en plus à travers les influenceurs : retombées quantifiables, proximité avec leurs followers, clics directs vers le site marchand, achats d’impulsion… Notamment, les agences font le lien entre marques et influenceurs : elles apportent en général une expertise supplémentaire, un réseau plus large. 

Les enjeux actuels

À tes yeux, qu’est-ce que doivent trouver les internautes comme valeur ajoutée à une marque grâce aux réseaux sociaux ? Quels sont les enjeux ? 

Pauline : Les réseaux sociaux apportent de la proximité, surtout depuis l’arrivée des stories. On montre le produit tel qu’il est, on parle de notre propre expérience. Il n’y a pas de filtre ! Ainsi, on ne communique que sur ce qui nous plaît personnellement. Le système de messagerie privée, un peu comme un chat, permet cette relation de proximité avec les personnes qui nous suivent. Elles nous posent leurs questions directement, et nous sommes là pour y répondre, pour leur envoyer les liens directs vers les produits, etc.

Penses-tu que les blogueurs/influenceurs commencent à perdre en authenticité dû à la reconnaissance de leur métier et à des sollicitations de la part des marques de plus en plus nombreuses ? 

Pauline : Je pense, oui ! Même si nous ne parlons que des choses que nous aimons, il est vrai que lorsque l’on fait ce métier, on aime un minimum tester un maximum de choses. La plupart du temps, on choisit ce que l’on reçoit. Je peux parler en story de 3 crèmes par exemple, en une semaine. Néanmoins, la première sera hydratante, la seconde anti-âge et la troisième, anti-pollution par exemple. Ce n’est pas parce que je parle d’un produit que j’aime que je n’utilise que celui-ci. En résumé, on parle simplement de notre propre expérience, des produits que l’on reçoit, que l’on trouve intéressants. Justement, je suis en pleine remise en question à ce sujet, c’est difficile de trouver le juste milieu ! 

Toi-même étant blogueuse, qu’est-ce qui est l’essence de ta passion, qu’est-ce que tu veux transmettre à ta communauté et comment ?

Pauline : Je veux juste partager mon univers, sans trop parler de ma vie privée. Parler de mes voyages, de mes envies, de mes looks, de mes bonnes adresses… J’aime les échanges avec ma communauté : tester des choses qu’elle me conseille, quand je suis en voyage notamment. 

Et demain ?

Le rôle majeur des influenceurs va-t-il durer dans le temps, selon toi ? Comment imagines-tu son évolution ?

Pauline : Je ne sais pas s’il durera à long terme mais en tout cas, je pense qu’il a encore beaucoup d’avenir ! Même si on commence à en voir les limites, je pense que tout ça va encore évoluer. On commence à voir les influenceurs digitaux à la télé, dans des télé-crochets : Danse avec les Stars, le Meilleur Pâtissier, les Reines du Shopping… Je pense que cela ne va plus uniquement se limiter à Instagram ou WordPress. 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un souhaitant travailler dans ce domaine de l’influence et du social media management ?

Pauline : De faire de la veille constamment : il faut connaître les influenceurs, dans tous les domaines. Développer ses contacts, les rencontrer, comprendre la façon dont ils fonctionnent. 

Désormais, la pétillante Pauline se consacre exclusivement à son travail de blogueuse, en réalisant un tour du monde. Avec des paysages paradisiaques, elle continue de mettre en avant les produits et services qu’elle aime tout en conseillant sa communauté avec son expertise voyage.