Connaissez-vous les chasseurs de bugs ?

C’est un des nouveaux métiers de la transformation digitale. Le principe ? Tester votre produit numérique (site internet, application, Iot) et proposer une revue précise des irritations, les fameux « bugs » rencontrés par l’utilisateur.

Un métier surprenant alors que le World Wide Web fête ses 20 ans. Pourtant, cette dernière décennie a vu naître des entreprises et développeurs freelance dédiés à repérer et corriger les bugs d’un produit numérique.

Je vous encourage d’ailleurs à découvrir l’entreprise référence en France : StarDust.

Ce besoin client s’explique par un constat affligeant : les utilisateurs ne convertissent pas. Enfin très peu : la moyenne française est de 3%*, tous secteurs confondus. Avec, en pôle position, le secteur de la beauté et du bien-être avec 5%*, le secteur de la culture se positionne comme le dernier de la classe (1%)*.

Même s’il est très difficile de statuer sur ce qu’est un « bon » taux de conversion, il est nécessaire pour les experts du digital de challenger ces chiffres.

En effet, la digitalisation a considérablement élevé les standards d’exigence, et la moindre d’irritation déclenche souvent l’abandon de l’utilisateur. Il est très facile de trouver des exemples : temps de rafraichissement de la page, erreur de géolocalisation, mauvais enregistrement des données… Nous pouvons tous citer facilement des expériences désagréables lors de nos dernières navigations sur les Internets.  

Or, il faut tout essayer pour que l’utilisateur se sente suffisamment à l’aise pour pouvoir échanger de la donnée et payer en ligne.  Là repose tout le fond de commerce des chasseurs de bugs : anticiper les aléas en test,  et garantir la fluidité de l’expérience client.

De ce fait, plusieurs techniques de test peuvent être envisagées selon l’objectif du produit :

  • Des test manuels en laboratoires
  • Des tests de communautés internationales (par exemple pour tester l’adoption culturelle d’un produit)
  • Des tests continus ou automatisés, c’est-à-dire que « la machine » repère pour nous les bugs
  • Ressentis UX…

De nombreuses possibilités in fine pour « A/B tester » un produit à grande échelle !

Mais en fait, c’est quoi un bug ?

Une définition vaste, qui va bien plus loin que le défaut technique : un bouton qui dépasse, quelques secondes de trop pour enregistrer un paiement, une mauvaise devise, un récapitulatif qui ne s’affiche pas… Tous ces détails sont considérés comme des bugs, car ils peuvent engendrer l’abandon de la conversion.

Bug, test, transfo digitale